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La Clemenza di Tito de Mozart, Opéra de Marseille, du 4 au 12 Mai 2013

Pour la première fois à l'Opéra de Marseille, une mise en scène de David Mcvicar 
et 
une direction musicale assurée par Mark Shanahan invité notamment lors de la saison précédente pour diriger La Bohème. Avec Kate Aldrich, Clémence Barrabé, Christine Tocci, Paolo Fanale, Joseph Wagner. Orchestre et Choeur de l’Opéra de Marseille


La Clemenza di Tito de Mozart, Opéra de Marseille, du 4 au 12 Mai 2013
Après avoir renoncé à Bérénice la princesse étrangère, Tito, l’empereur de Rome, décide d'épouser Servilia. Vitellia éprise de l’empereur demande à Sesto, prêt à tout par amour pour elle, de projeter un complot contre son ami proche Tito…

Acte I :
La scène se déroule à Rome en l’an 79 après J.C, Vitellia, la fille de l’empereur échu Vitellius, veut voir le nouvel empereur Titus (Titus Flavius Savinus Vespasianus) assassiné. Vitellia n’accepte pas que Titus ait choisi d’épouser Bérénice, la fille du roi de Judée. Elle demande donc au patricien Sextus d’assassiner Titus. Mais Sextus loue la générosité exemplaire de Titus. L’affection qu’il porte à l’empereur fait hésiter Sextus, qui pourtant est prêt à tout pour mériter l’amour de Vitellia. A ce moment, Annius, ami de Sextus, vient annoncer à Sextus que Titus a été contraint de renvoyer Bérénice. Vitellia, qui retrouve espoir, suspend sa demande de vengeance auprès de Sextus, qui perçoit la raison du revirement. Vitellia, pour preuve de fidélité, le prie d’éloigner tout soupçon (air de Vitellia « Deh se piacer mi vuoi »). Annius, épris de Servilia, la soeur de Sextus, demande à ce dernier d’obtenir la bénédiction de l’empereur pour cette union.
Sur le Forum, le peuple romain acclame, sur fond de marche, Titus, descendant du Capitole. L’empereur, recevant de Publius les trésors des provinces soumises, décide d’utiliser ces biens pour aider les victimes de la récente éruption du Vésuve. Resté seul avec Sextus et Annius, Titus leur annonce sa décision d’épouser Servilia. Annius, désespéré, empêche pourtant Sextus de s’opposer à cette union et félicite Titus. Annius annonce lui-même la nouvelle à Servilia, qui l’assure de son amour.
Elle avoue à Titus qu’elle aime Annius, mais qu’elle se pliera à la volonté impériale. Titus, magnanime, renonce à son union avec Servilia (air de Titus, « Ah, se fosse intorno al trono »). Vitellia, ayant appris que Titus projetait d’épouser Servilia, demande à Sextus de passer à l’acte et de la venger. Sextus part et obéit, vaincu par la beauté de Vitellia (air de Sextus, « Parto, ma tu ben moi »). Après le départ de Sextus, prêt à servir Vitellia, Publius vient annoncer que Titus la demande en mariage. Vitellia regrette alors l’ordre donné à Sextus. Il est trop tard. Le Capitole est en flammes. Vitellia contraint Sextus, sur le point de se dénoncer, à se taire. Le rideau tombe sur les lamentations du peuple.

Acte II :
Annius rassure Sextus, Titus a échappé à la mort. Sextus avoue son crime. Son ami lui conseille alors de s’en remettre à la clémence de Titus (air d’Annius, « Torna di Tito a lato »). Vitellia, qui craint que l’on apprenne qu’elle est à l’origine de ce complot, invite Sextus à fuir. Soudain, Publius paraît avec ses gardes pour arrêter Sextus. Lentullus, blessé à la place de Titus, n’est pas mort et a reconnu Sextus. Sextus est emmené sous le regard terrifié de Vitellia.
Pendant que le peuple rend grâce à l’empereur, le Sénat s’est réuni pour se prononcer sur le sort du coupable. Alors que Publius conseille la rigueur, Annius plaide pour la clémence (air d’Annius, « Tu fosti tradito »). Titus ne conçoit pas la culpabilité de Sextus. Le Sénat a dicté la sentence : Sextus sera livré aux fauves. Titus doit apposer sa signature. Annius implore une dernière pitié pour Sextus. Avant de signer l’acte, Titus veut entendre Sextus. Mais celui-ci, voulant protéger Vitellia, se tait et réclame la mort. Titus annoncera sa décision au Colisée. Les gardes emmènent Sextus. L’empereur, troublé par cette amitié trahie, signe l’acte qu’il déchire après, se ravisant car il veut gagner la foi de ses sujets par l’amour, non par la terreur (air de Titus, « Se, all’impero »).
Alors que l’empereur sort pour rejoindre le Colisée, Annius et Servilia demandent à Vitellia d’intercéder auprès de l’empereur pour sauver Sextus. Vitellia, en proie au remords, décide d’avouer sa faute à l’empereur.
Dans le Colisée, le peuple attend la sentence et loue l’empereur (choeur « Che del ciel, che degli dei »). Titus rappelle à Sextus la gravité de son acte qui mérite la mort, mais, au moment de pardonner publiquement, Vitellia se précipite pour se dénoncer et endosser seule le crime. L’empereur surpris et pris de colère, décide de faire triompher la clémence et pardonne à Sextus, à Vitellia et à l’ensemble des conjurés.


Pierre Aimar
Dimanche 31 Mars 2013
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