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Voyage de Naples en Suisse aux Chorégies d'Orange

Trois napolitains au show irrésistible et un suisse plus habile que jamais


Simone Alaimo s'incarne totalement à son personnage

Voyage de Naples en Suisse aux Chorégies d'Orange
Fini les odeurs de lavande et de romarin... En ce 8 juillet nous étions bien dans la baie de Naples où trois ténors pensionnaires à l'Opéra de Monte-Carlo et une charmante pianiste ont offert un récital original.
Gommons vite le mimétisme qui pourrait nous faire penser à trois autres ténors...
On le sait, aucune voix n'est semblable, seule d'infimes différences donnent ce beau ressenti.
Vincenzo di Nocera, voix toute en rondeur, superbe et éclatante projection. Pasquale Ferraro, clownesque et facétieux, au regard pétillant de joie et d'intelligence, plusieurs cordes à son arc, celles d'une guitare et d'une mandoline, qui finira de nous transporter dans la capitale de la Campanie.
Giandomenico Cappuccio, tout en subtilité, avait une belle complicité avec ses partenaires.
Kira Parfeetvets, russe déjà connue aux Chorégies, se montrait la plus subtile des accompagnatrices, buvant de l'oeil et de l'oreille ses artistes, bref, aux petits oignons...

Schwytz, Unterwald et Uri, trois des premiers cantons de la Confédération Helvétique, dits Cantons Primitifs... d'où provient cette belle légende de la création de ce beau pays et où un serment du Grütli (1291) mettre en place notre Helvétie voisine.
Une histoire et une musique toute trouvée pour Gioacchino Rossini alors Directeur de l'Académie Royale de Musique de Paris en 1828.
Une fois de plus Jean-Louis Grinda s'approprie de haute main ce bel ouvrage et nous retrouvons avec plaisir l'émerveillement des spectacles traditionnels.
Très difficile d'émettre une critique sur ce casting de haut vol et le dictionnaire des superlatifs ne saurait suffire.
En premier lieu il faut saluer le rôle titre, Nicola Alaimo, voix puissante, légato constant et jeu de scène toujours juste.
Autre très belle surprise de cette soirée, Jemmy, le fils (Jodie Devos). Tout dans son rôle de jeune garçon, très à l'écoute du Père, pleine de fantaisie.
Arnold (Celso Albelo), ex Duc de Mantoue voici deux ans, nous fait entendre la projection majuscule de sa voix et de ses antécédents musicaux.
La toujours belle Annick Massis (Mathilde) avec son entrée remarquée sur son beau cheval est toujours à la barre et la tient maginifiquement.
Gessler (Nicolas Courjal) reste ce beau baryton, très présent, avec cette voix si particulière et son allure plus que virile, qui ici va très bien au personnage.
Tout le reste du cast n'est pas à blâmer pour leur performance, sans oublier les choeurs de Monte-Carlo et Toulouse et la Chorégraphie d'Eugenie Andrin.
La direction exceptionnelle de Gian-Luca Capuano ? Une fois de plus le trait fut habile et la pomme transpercée.
Gérard-G. Léopold di Offite




Gérard-G. Léopold di Offite
Mardi 16 Juillet 2019
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