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Les Contes d'Hoffmann, de Jacques Offenbach, à l'Opéra de Lyon du 14 au 30 Décembre 2013

Les amours d’Hoffmann racontées par lui-même ; trois incarnations de l’amour : Olympia – « poupée inerte au cœur glacé », automate qui se brise après de folles vocalises ; Antonia – « la virtuose » – prima donna qui meurt de chanter ; Giulietta – « la courtisane au front d’airain » – la Vénitienne qui dérobe son ombre à Hoffmann.


Et quatre incarnations du mal : le conseiller Lindorf, Coppélius, le docteur Miracle et Dapertutto. Traversant ces contes fantastiques et fantasmatiques, dont il est à la fois l’auteur et le héros, Hoffmann ; au milieu de ce jeu de miroirs, son désir éclate en mille reflets, ne laissant place, à la fin, qu’à la Muse, à la vérité nue de l’art et du poète.


En 1873, Offenbach se met d’accord avec Jules Barbier pour lui confier le livret d’un opéra-comique fantastique, Les Contes d’Hoffmann. Celui-ci s’inspirerait de cinq contes du poète allemand E.T.A. Hoffmann. Le compositeur se met aussitôt au travail et en 1879, il fait entendre chez lui onze numéros de la partition. Il mourra l’année suivante et son opéra sera créé à titre posthume.
La personnalité de cet opéra fantastique a suscité certains malentendus. Ceux qui attendaient une farce enlevée dans la tradition de ce génial amuseur qu’était Offenbach en resteront pour leurs frais. Les Contes d’Hoffmann est une œuvre sérieuse, imprégnée du romantisme, une ode à la quête perpétuelle du poète dont la conclusion a sa part de pessimisme. L’opéra frôle sans cesse le domaine du fantastique comme une série de rêves éveillés que la psychanalyse n’a pas encore pu éclairer. Il nous convie aussi à fréquenter le royaume, ô combien romantique, de la nuit, de ses mystères, ses craintes et ses fureurs. Ses personnages noirs lui font frôler le maléfice. Les situations se succèdent, emportées par des tourbillons ravageurs auxquels de grands panneaux coulissant offrent une continuité presque crépusculaire. Par leur sobriété épurée, les décors de Chantal Thomas donnent une unité à un récit éclaté. Les références abondent : Jules Verne pour l’acte d’Olympia, le romantisme allemand pour celui d’Antonia, le vrai fantastique pour l’acte de Venise, cette ville qui est en elle-même un décor de théâtre.
Sur scène, deux grands sopranos qui alterneront dans les quatre rôles, Patrizia Ciofi et Désirée Rancatore, et, en Hoffmann, John Osborn, un des plus grands spécialistes actuels de l’opéra romantique français. Tous les atouts pour servir un vrai grand opéra français.

Renseignements pratiques

Distribution
Direction musicale (14, 16, 18 et 20 déc.) : Kazushi Ono
Direction musicale (22, 26, 28 et 30 déc.) : Philippe Forget
Mise en scène et costumes : Laurent Pelly
Nouvelle version du livret et dramaturgie : Agathe Mélinand
Décors : Chantal Thomas
Lumières : Joël Adam
Réalisation vidéo : Charles Carcopino
Chef des Chœurs : Alan Woodbridge

John Osborn : Hoffmann
Laurent Alvaro : Lindorf / Coppelius / Docteur Miracle / Dapertutto
Patrizia Ciofi : Olympia / Antonia / Giulietta / Stella (14, 18, 22, 26, 30 déc.)
Désirée Rancatore : Olympia / Antonia / Giulietta / Stella (16, 20 et 28 déc.)
Angélique Noldus : La Muse / Nicklausse
Cyrille Dubois : Andrès / Cochenille / Frantz / Pitichinaccio
Christophe Gay : Hermann / Peter Schlemil
Carl Ghazarossian : Nathanaël / Spalanzani
Marie Gautrot : La Mère
Orchestre et Chœurs de l'Opéra de Lyon

Représentations (réservations en ligne)
Samedi 14 Décembre 2013 à 19h30
Lundi 16 Décembre 2013 à 19h30
Mercredi 18 Décembre 2013 à 19h30
Vendredi 20 Décembre 2013 à 19h30
Dimanche 22 Décembre 2013 à 16h
Jeudi 26 Décembre 2013 à 19h30
Samedi 28 Décembre 2013 à 19h30
Lundi 30 Décembre 2013 à 19h30


Pierre Aimar
Mercredi 6 Novembre 2013
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