Madama Butterfly - Opéra de Toulon © Aurélien Kirchner
Cette nouvelle production, coproduite par l'Opéra de Toulon, l'Opéra national du Capitole et l'Opéra de Tours, réunit le metteur en scène Florent Siaud, le chef d'orchestre Victorien Vanoosten et une distribution internationale.
Présenté en version originale italienne devant un public venu en nombre, ce premier rendez-vous du Festival d'été a offert une soirée riche en émotions.
Résumé de l'histoire
À Nagasaki, la jeune geisha Cio-Cio-San, dite Butterfly, épouse le lieutenant américain B.F. Pinkerton. Amoureuse, elle renonce à sa famille et à ses traditions, persuadée que leur amour durera toujours. Pour Pinkerton, cette union n'est qu'un engagement provisoire avant son retour aux États-Unis. Il quitte le Japon sans savoir que Butterfly attend un enfant de lui. Pendant trois longues années, la jeune femme élève seule son fils, convaincue que l'homme qu'elle aime reviendra. Lorsque Pinkerton revient enfin à Nagasaki, accompagné de son épouse américaine, il découvre l'existence de cet enfant. Comprenant que tous ses espoirs se sont effondrés mais souhaitant offrir à son fils un avenir qu'elle estime meilleur auprès de son père, Butterfly choisit de le lui confier avant de mettre fin à ses jours avec le sabre de son père.
Avec Madama Butterfly, Giacomo Puccini signe l'une des partitions les plus émouvantes du répertoire lyrique, où la musique accompagne chaque émotion avec une remarquable finesse, encore aujourd'hui.
Une mise en scène au service de l'émotion
Florent Siaud propose une lecture sensible et épurée de l'œuvre, privilégiant les émotions et les relations entre les personnages plutôt que les effets spectaculaires. Le décor naturel de Châteauvallon devient un véritable partenaire de la mise en scène. La sobriété de la scénographie permet de concentrer toute l'attention sur les personnages et l'intensité de leurs relations. Les costumes invitent le spectateur au voyage dans le Japon du début du XXe siècle, tandis que les lumières soulignent avec délicatesse les moments les plus intimes comme les plus dramatiques.
Direction musicale
À la tête de l'Orchestre de l'Opéra de Toulon, Victorien Vanoosten confirme sa parfaite maîtrise de la partition de Puccini. Sa direction accompagne les chanteurs avec précision tout en donnant à l'orchestre un véritable rôle de narrateur. L'un des passages les plus marquants survient lorsque Butterfly attend toute la nuit le retour de Pinkerton : les voix se taisent et seule la musique traduit l'espoir, l'attente puis le doute. Cette respiration orchestrale illustre parfaitement le talent de Puccini pour raconter les émotions sans un seul mot.
Les interprètes
Sunyoung Seo – Cio-Cio-San (soprano)
Véritable pilier de l'ouvrage, elle impressionne par la puissance de sa voix, la qualité de ses aigus et une présence scénique remarquable. Son célèbre « Un bel dì vedremo » constitue l'un des sommets émotionnels de la soirée.
Edgaras Montvidas – B.F. Pinkerton (ténor)
Sa voix lumineuse et sa présence servent parfaitement ce personnage complexe.
Irina Sherazadishvili – Suzuki (mezzo-soprano)
Son timbre chaleureux apporte douceur, équilibre et humanité.
Csaba Kotlár – Sharpless (baryton-basse)
Sa voix grave confère au consul autorité, dignité et profondeur.
Orchestre, Chœur
L'Orchestre de l'Opéra de Toulon accompagne cette production avec engagement et précision. Le Chœur de l'Opéra de Toulon apporte toute sa puissance aux scènes collectives, renforçant la richesse dramatique de cette production. Les interventions chorales ponctuent efficacement les grands moments de l'ouvrage et participent à son intensité dramatique.
Le public, venu nombreux, a réservé une ovation chaleureuse à l'ensemble des artistes. Les équipes techniques ont rejoint les chanteurs lors des saluts, rappelant qu'une production lyrique est avant tout une aventure collective. Les quelques huées, bon enfant, adressées à Pinkerton visaient uniquement le personnage et non son interprète qui est l’un des meilleurs ténors de notre temps.
Dans le cadre enchanteur de Châteauvallon, cette nouvelle production de Madama Butterfly confirme que le chef-d'œuvre de Puccini conserve toute sa force émotionnelle plus d'un siècle après sa création. Une belle occasion de découvrir, ou de redécouvrir, ce chef-d'œuvre intemporel lors des représentations des 28 et 30 juin à 21 heures.
Équipe artistique
Direction musicale : Victorien Vanoosten
Assistant à la direction musicale : Falvien Boy
Mise en scène : Florent Siaud
Assistant à la mise en scène : Johannes Haider
Chef de Chœur : Christophe Bernollin
Chef de chant : Edward Liddall
Scénographie et costumes : Philippe Miesch
Lumières : Nicolas Descoteaux
Vidéo : Eric Maniengui
Distribution
Madama Butterfly : Sunyoung Seo
B.F. Pinkerton : Edgaras Montvidas
Suzuki : Irina Sherazadishvili
Sharpless : Csaba Kotlár
Goro : Yohann Le Lan
Le Prince Yamadori : Jiwon Song
Le Bonze : Matthieu Toulouse
Le Commissaire : Jean‑François Baron
L’officier du registre : Patrick Sabatier
Yakusidé : Jean Antonio Nogueira
Kate Pinkerton : Kaarin Cecilia Phelps
La mère : Rosemonde Bruno La Rotonda
La cousine : Céline Le Bot
La tante : Gabrielle Charles
L’enfant : André de Nobili ou Sébastien Vitry
Figurants : Fabio Prieto Bonilla, Jin Sumita, Gilles Taillefer, Matisse Truc
Orchestre et Chœur de l’Opéra de Toulon
Leïla Metina-Bouchour
Photos : Aurélien Kirchner
Présenté en version originale italienne devant un public venu en nombre, ce premier rendez-vous du Festival d'été a offert une soirée riche en émotions.
Résumé de l'histoire
À Nagasaki, la jeune geisha Cio-Cio-San, dite Butterfly, épouse le lieutenant américain B.F. Pinkerton. Amoureuse, elle renonce à sa famille et à ses traditions, persuadée que leur amour durera toujours. Pour Pinkerton, cette union n'est qu'un engagement provisoire avant son retour aux États-Unis. Il quitte le Japon sans savoir que Butterfly attend un enfant de lui. Pendant trois longues années, la jeune femme élève seule son fils, convaincue que l'homme qu'elle aime reviendra. Lorsque Pinkerton revient enfin à Nagasaki, accompagné de son épouse américaine, il découvre l'existence de cet enfant. Comprenant que tous ses espoirs se sont effondrés mais souhaitant offrir à son fils un avenir qu'elle estime meilleur auprès de son père, Butterfly choisit de le lui confier avant de mettre fin à ses jours avec le sabre de son père.
Avec Madama Butterfly, Giacomo Puccini signe l'une des partitions les plus émouvantes du répertoire lyrique, où la musique accompagne chaque émotion avec une remarquable finesse, encore aujourd'hui.
Une mise en scène au service de l'émotion
Florent Siaud propose une lecture sensible et épurée de l'œuvre, privilégiant les émotions et les relations entre les personnages plutôt que les effets spectaculaires. Le décor naturel de Châteauvallon devient un véritable partenaire de la mise en scène. La sobriété de la scénographie permet de concentrer toute l'attention sur les personnages et l'intensité de leurs relations. Les costumes invitent le spectateur au voyage dans le Japon du début du XXe siècle, tandis que les lumières soulignent avec délicatesse les moments les plus intimes comme les plus dramatiques.
Direction musicale
À la tête de l'Orchestre de l'Opéra de Toulon, Victorien Vanoosten confirme sa parfaite maîtrise de la partition de Puccini. Sa direction accompagne les chanteurs avec précision tout en donnant à l'orchestre un véritable rôle de narrateur. L'un des passages les plus marquants survient lorsque Butterfly attend toute la nuit le retour de Pinkerton : les voix se taisent et seule la musique traduit l'espoir, l'attente puis le doute. Cette respiration orchestrale illustre parfaitement le talent de Puccini pour raconter les émotions sans un seul mot.
Les interprètes
Sunyoung Seo – Cio-Cio-San (soprano)
Véritable pilier de l'ouvrage, elle impressionne par la puissance de sa voix, la qualité de ses aigus et une présence scénique remarquable. Son célèbre « Un bel dì vedremo » constitue l'un des sommets émotionnels de la soirée.
Edgaras Montvidas – B.F. Pinkerton (ténor)
Sa voix lumineuse et sa présence servent parfaitement ce personnage complexe.
Irina Sherazadishvili – Suzuki (mezzo-soprano)
Son timbre chaleureux apporte douceur, équilibre et humanité.
Csaba Kotlár – Sharpless (baryton-basse)
Sa voix grave confère au consul autorité, dignité et profondeur.
Orchestre, Chœur
L'Orchestre de l'Opéra de Toulon accompagne cette production avec engagement et précision. Le Chœur de l'Opéra de Toulon apporte toute sa puissance aux scènes collectives, renforçant la richesse dramatique de cette production. Les interventions chorales ponctuent efficacement les grands moments de l'ouvrage et participent à son intensité dramatique.
Le public, venu nombreux, a réservé une ovation chaleureuse à l'ensemble des artistes. Les équipes techniques ont rejoint les chanteurs lors des saluts, rappelant qu'une production lyrique est avant tout une aventure collective. Les quelques huées, bon enfant, adressées à Pinkerton visaient uniquement le personnage et non son interprète qui est l’un des meilleurs ténors de notre temps.
Dans le cadre enchanteur de Châteauvallon, cette nouvelle production de Madama Butterfly confirme que le chef-d'œuvre de Puccini conserve toute sa force émotionnelle plus d'un siècle après sa création. Une belle occasion de découvrir, ou de redécouvrir, ce chef-d'œuvre intemporel lors des représentations des 28 et 30 juin à 21 heures.
Équipe artistique
Direction musicale : Victorien Vanoosten
Assistant à la direction musicale : Falvien Boy
Mise en scène : Florent Siaud
Assistant à la mise en scène : Johannes Haider
Chef de Chœur : Christophe Bernollin
Chef de chant : Edward Liddall
Scénographie et costumes : Philippe Miesch
Lumières : Nicolas Descoteaux
Vidéo : Eric Maniengui
Distribution
Madama Butterfly : Sunyoung Seo
B.F. Pinkerton : Edgaras Montvidas
Suzuki : Irina Sherazadishvili
Sharpless : Csaba Kotlár
Goro : Yohann Le Lan
Le Prince Yamadori : Jiwon Song
Le Bonze : Matthieu Toulouse
Le Commissaire : Jean‑François Baron
L’officier du registre : Patrick Sabatier
Yakusidé : Jean Antonio Nogueira
Kate Pinkerton : Kaarin Cecilia Phelps
La mère : Rosemonde Bruno La Rotonda
La cousine : Céline Le Bot
La tante : Gabrielle Charles
L’enfant : André de Nobili ou Sébastien Vitry
Figurants : Fabio Prieto Bonilla, Jin Sumita, Gilles Taillefer, Matisse Truc
Orchestre et Chœur de l’Opéra de Toulon
Leïla Metina-Bouchour
Photos : Aurélien Kirchner


Madama Butterfly : une soirée d'émotions sous les étoiles de Châteauvallon. 26 juin 2026 – 21 h 00
Un Rigoletto sobre et bien calibré à l’Opéra de Marseille
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