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La Gioconde de Ponchielli à l'Opéra de Marseille

Un cast éblouissant pour une oeuvre mineure mais pas sans intérêt.


Riccardo Massi, un ténor à suivre...

© Christian Dresse
© Christian Dresse
Après maintes retouches qui se font encore sentir, cette version de Gioconda d’Amilcare Ponchielli sera enfin créée à Gênes en 1879 et ensuite à la Scala de Milan en 1880.
Ce fut son ultime ouvrage car les deux suivants se soldèrent par des échecs. Beaucoup de brouillon dans l’orchestration qui laisse peut-être la place à la création scénique pour les protagonistes.
On a tous dans l’oreille les précédentes interprétations du rôle-titre, en particulier celle de la grande Maria Callas.
Quatre actes donc, et de nombreux tableaux qui laissent le spectateur en émoi et toujours attentif. La mise en scène de Jean-Louis Grinda bien ancrée dans le temps fait bouger au mieux tout son monde dans des décors et costumes plus que chatoyants. Quant à la chorégraphie de Marc Ribaud elle donne un plaisir certain, car kitsch à souhait.
Dans le rôle titre, Micaela Carosi séduit. La voix est belle avec des aigus sidérants. Une prise de rôle qui la trouvera plus imprégnée du personnage plus tard, la soprano louvoyant un tantinet dans le célèbre « Suicido ».
Parfait, très chaleureux, la main et le cœur en bandoulière, Riccardo Massi, le bel Enzo, assure avec cran et panache une partition finalement assez mal écrite pour les voix.
Belle surprise avec Qiu Lin Zhang, (La Cieca) contralto puissant au legato parfait. Marco di Felice (Barnaba), baryton grandiose, manque d’un rien d’agressivité pour ce rôle ingrat.
Konstantin Gorny, au timbre parfois impossible, mais qui sied bien à Alvise, doit laisser la place à son épouse Laura, ici une Béatrice Uria-Monzon toute de vérité, de chaleur et d’émotion vocales qui sont d’un grand plaisir.
Bel ensemble chez les seconds rôles. Direction de Fabrizio-Maria Carminati enflammée et choeurs bien en place.
Gérard Léopold di Offite


Gérard Léopold di Offite
Mardi 7 Octobre 2014
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