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« Doubles Pages » de Laurence Cathala, Fondation Bullukian, Lyon, du 15 mars au 25 mai 2013







Laurence Cathala est née en 1981 à Chatenay-Malabry.
 Elle vit et travaille à Lyon. Diplômée de l’Ecole nationale Supérieure des Beaux Arts de Paris en 2006, Laurence Cathala effectue également en 2005 un échange de 6 mois au Emily Carr Institute of Art de Vancouver, au Canada.


Laurence Cathala, Double Page © DR
Laurence Cathala, Double Page © DR
Elle y suit entre autres le cours de Liz Magor (sculpture).
A l'ENSBA, dans l'atelier d'Anne Rochette, elle a travaillé en photographie et en vidéo avant de se concentrer sur la sculpture et le dessin. Elle a fait d'autres séjours à l'étranger pour son travail (voyage de six mois à Berlin après son diplôme grâce au Prix LVMH des Jeunes Créateurs, résidence de sculpture à Est- Nord-Est au Québec..), et a participé à plusieurs expositions collectives et personnelles à l'étranger ou en France. Son travail questionne de plus en plus la question du dessin, du livre et de l'édition (en 2012 résidence de production d'estampes à l'Urdla de Villeurbanne, et publication graphique dans la revue Hippocampe.) Elle enseigne actuellement à l’Ecole des Beaux-Arts de Toulouse.



L’exposition Doubles Pages
La Correspondance est le titre d’une recherche plastique qui se déploie en plusieurs chapitres dans le travail de Laurence Cathala, autour du livre, des rapports du dessin et de l’écriture, du texte et de l’image. Cette correspondance est d’abord un échange de lettres entre un artiste et un collectionneur fictifs, personnages qui habitent l’exposition sans être là. Une sorte de faussaire est au travail, mais avec douceur et liberté, car si le simulacre est convoqué dans ces pièces aux allures de documents, on reste sur le territoire du dessin, en semant indices et aveux. Ces documents sont faussement faux. Le travail d’écriture est bel et bien palpable, il pourra constituer la matière d’un livre. Ces lettres-dessins sont donc à lire comme à voir, à soupçonner comme à croire. La correspondance s’opère également dans le montage des images au sein du livre et de la page. Là encore il s’agit d’un livre virtuel, se déployant in situ à la Fondation Bullukian, par la pratique du dessin mural, et l’ajout d’autres dessins sur papier, dans un travail sur les formats, un travail de mise en page comme de mise en espace, des termes pouvant s’appliquer au travail du graphiste, de l’éditeur, et de l’artiste. Ces figures, avec celles du collectionneur et de l’écrivain, se mêlent et se dédoublent pour n’en former qu’une, multiple, et si possible insaisissable.





Pierre Aimar
Mercredi 6 Mars 2013
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