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Chorégies d’Orange 2014 : Otello, Nabucco, ancora Viva Verdi ! Par Jacqueline Aimar

43e édition des Chorégies pour 50.000 spectateurs chaque année ; en cette année 2014, on pose les chiffres, au pied du grand mur, trente-sept mètres de haut, sur cette vaste scène de soixante-seize mètres de long parfois si longue à traverser,


Nabucco de Jean-Paul Scarpitta, Rome 2011 © DR
Nabucco de Jean-Paul Scarpitta, Rome 2011 © DR
et face aux huit mille trois cent spectateurs assis en demi-cercle, tout entier tournés vers les drames que la musique agrandit poétise ou transforme en grands moments de rêve.

Avec Nabucco, de son vrai nom Nabuchodonosor, (on comprend la nécessité de l’abréviation), Verdi raconte à partir du livret de Temistocle Solera un moment d’histoire entre Babylone et les Hébreux alors même qu’il exprime le désir de liberté et d’autonomie de ses compatriotes.
L’Orchestre National de Montpellier Languedoc-Roussillon, placé sous la direction de Pinchas Steinberg, de retour aux Chorégies après le Nabucco de 2004, accueille Karine Deshayes en Fenena, entourée de nouveaux interprètes dans une mise en scène, des décors et costumes de Jean-Paul Scarpitta et donc dans un autre regard que celui des productions précédentes.

Otello, un opéra parfait
On a dit d’Otello qu’il était l’opéra parfait, écrit par Verdi sur le livret d’un véritable poète italien, Arrigo Boito, poète et aussi musicien. Dans ce drame il s’agit d’une l’histoire d’amour et de rivalité, de passion chez des personnages forts : une tempête, des propos d’amour passionnés échangés entre le héros et Desdemona, ou le savant crescendo qui fait progresser la jalousie d’Otello au cours du deuxième acte... Iago, dont le nom demeure en littérature synonyme de traîtrise, accomplit son œuvre nuisible faisant naître la jalousie. Et ainsi de mensonge en traîtrise, autour d’un mouchoir dérobé procède le drame inéluctable qui va conduire à la mort de Desdemone puis au suicide d’Otello.
Très classique pourriez-vous dire ? Certes, mais si le drame suit assez bien la pièce de Shakespeare, il faut y ajouter pour la magie du spectacle, et sous la beauté du ciel d’étoiles, la musique de Verdi, un duo d’amour exceptionnel et le célèbre credo de Iago, « qui croit en un dieu cruel, qui l’a créé à son image »…
On sait que l’Orchestre Philharmonique de Radio France sous la direction de Myung Whun Chung, dans une mise en scène de Nadine Duffaut, scénographie d’Emmanuelle Favre et costumes de Katia Duflot, tous habitués des lieux et de l’atmosphère propre aux Chorégies, seront au plus haut de leur qualité ; tout comme Roberto Alagna qui une fois encore a accepté le rôle et qu’on attend avec grand plaisir en Otello avec pour partenaire Inva Mula, voix puissante et délicate pour Desdemone. J.A.


Programme. Nabucco, les 9 et 12 juillet ; Otello, les 2 et 5 août - Réservations 04 90 34 24 24

9 juillet
- Concert des révélations classiques de l’Adami. 18h, Cour St-Louis.
- Nabucco, de Verdi. Dir. Pinchas Steinberg. Martina Serafin, Karine Deshayes, George Gagnidze, Dmitry Belosselskiy. 21h45. Théâtre antique, 21h30
12 juillet
- Nabucco, de Verdi. Dir. Pinchas Steinberg. Martina Serafin, Karine Deshayes, George Gagnidze, Dmitry Belosselskiy. 21h45. Théâtre antique, 21h30
17 juillet
Carmina Burana, de Carl Orff. Dir. Michel Plasson. 21h45, théâtre antique.

2 août
- Otello, de Verdi. Dir. Myung Whun Chung. Inva Mula, Roberto Alagna, Sophie Pondjiclis, Seng-Hyoun Ko. 21h30. Théâtre antique, 21h30
4 août
- Patrizia Ciofi, soprano, Daniela Barcellona, mezzo-soprano; dir. Luciano Acocella. Rossini, Donizetti. 21h30, théâtre antique.
5 août
- Otello, de Verdi. Dir. Myung Whun Chung. Inva Mula, Roberto Alagna, Sophie Pondjiclis, Seng-Hyoun Ko. 21h30. Théâtre antique, 21h30


Pierre Aimar
Vendredi 13 Juin 2014
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