Le rythme du silence - c’est le titre du dernier album de Yom, clarinettiste, accompagné de Théo Ceccaldi au violon et de Valentin Ceccaldi au violoncelle. Un titre qui dit déjà beaucoup : ici, le silence est un lieu de passage, d’un monde à un autre. Yom nous emmène dans des territoires inexplorés, pour un voyage méditatif époustouflant et inoubliable.
Dès les premières notes, quelque chose bascule vers un ailleurs. Les musiciens embarquent le public dans une transe méditative sidérante, faite de vagues polyphoniques aux sonorités d’Orient, de Moyen-Orient, de jazz, parfois d’électro, sans jamais pouvoir classer définitivement le trio dans un genre. Parce que c’est autre chose.
La clarinette de Yom trace des lignes intérieures, presque spirituelles. Les frères Ceccaldi font corps avec elle : le violoncelle porte la ligne, épouse ses harmoniques, le violon s’en échappe par instants de virtuosité pure. C’est au-delà du beau. C’est autre chose, encore plus puissant, et d’une délicatesse rare.
Le souffle nous enveloppe autant qu’il nous traverse. Il y a des concerts qui s’écoutent. Celui-ci se vit, avec le corps et avec l’âme.
Le public entre dans un état d’extase musicale, très intime, silencieuse. Il y a, dans cette musique, quelque chose qui élève.
À la fin, le public ne se lève pas tout de suite. Les applaudissements viennent progressivement. Comme abasourdi. C’est le temps de l’atterrissage. On cherche dans le regard du voisin une confirmation : est-ce que tu as ressenti la même chose ? On a envie de partager, de se sourire, parfois de se prendre dans les bras. On sort désorienté par la beauté d’un moment où l’infini semble avoir touché des zones inexplorées de nos âmes et de nos corps. Ça vibre à l’intérieur, et ça vibre encore longtemps.
C’est une expérience profondément introspective et intensément collective. Chacun plonge seul, au milieu de tous. Peut-on nommer ces instants de grâce ? Ils sont si précieux, si rares, qu’on hésite presque à les enfermer dans des mots.
En littérature, on parle souvent de ce qu’il faut savoir taire pour atteindre la grandeur d’un texte. De ce qui ne se dit pas, mais se suggère. Le rythme du silence repose sur cette même retenue. Tout ne se nomme pas. Tout ne s’explique pas. Certaines choses ne peuvent que se recevoir. Et peut-être est-ce là l’essentiel.
Ce n’est pas un concert.
Ce n’est pas seulement de la musique.
C’est autre chose.
Clémence Acar
www.yom.fr/
Dès les premières notes, quelque chose bascule vers un ailleurs. Les musiciens embarquent le public dans une transe méditative sidérante, faite de vagues polyphoniques aux sonorités d’Orient, de Moyen-Orient, de jazz, parfois d’électro, sans jamais pouvoir classer définitivement le trio dans un genre. Parce que c’est autre chose.
La clarinette de Yom trace des lignes intérieures, presque spirituelles. Les frères Ceccaldi font corps avec elle : le violoncelle porte la ligne, épouse ses harmoniques, le violon s’en échappe par instants de virtuosité pure. C’est au-delà du beau. C’est autre chose, encore plus puissant, et d’une délicatesse rare.
Le souffle nous enveloppe autant qu’il nous traverse. Il y a des concerts qui s’écoutent. Celui-ci se vit, avec le corps et avec l’âme.
Le public entre dans un état d’extase musicale, très intime, silencieuse. Il y a, dans cette musique, quelque chose qui élève.
À la fin, le public ne se lève pas tout de suite. Les applaudissements viennent progressivement. Comme abasourdi. C’est le temps de l’atterrissage. On cherche dans le regard du voisin une confirmation : est-ce que tu as ressenti la même chose ? On a envie de partager, de se sourire, parfois de se prendre dans les bras. On sort désorienté par la beauté d’un moment où l’infini semble avoir touché des zones inexplorées de nos âmes et de nos corps. Ça vibre à l’intérieur, et ça vibre encore longtemps.
C’est une expérience profondément introspective et intensément collective. Chacun plonge seul, au milieu de tous. Peut-on nommer ces instants de grâce ? Ils sont si précieux, si rares, qu’on hésite presque à les enfermer dans des mots.
En littérature, on parle souvent de ce qu’il faut savoir taire pour atteindre la grandeur d’un texte. De ce qui ne se dit pas, mais se suggère. Le rythme du silence repose sur cette même retenue. Tout ne se nomme pas. Tout ne s’explique pas. Certaines choses ne peuvent que se recevoir. Et peut-être est-ce là l’essentiel.
Ce n’est pas un concert.
Ce n’est pas seulement de la musique.
C’est autre chose.
Clémence Acar
www.yom.fr/


Cavaillon, La Garance- Scène nationale : « Yom », le rythme du silence. Trois musiciens, un seul souffle. 16/01/26
Marseille, Théâtre TOURSKY : « Akai Ito », Cie Chrysomèles le 08/11/2024 à 20H30
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