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Membre du Syndicat de la Presse Culturelle et Scientifique (SPCS) et de la Fédération Nationale de la Presse Spécialisée (FNPS)


Tournée de concerts au Mexique d'Alain Brunet, trompette, et Akpé Motion. Deuxième épisode.

Quelques mots avant de quitter le Mexique cet après-midi pour la Nouvelle Calédonie via Los Angeles et les îles Fidji.
Notre tournée a pris fin hier à Mexico après un voyage de 5h en bus puisque nous étions la veille à Cordoba pour un ultime concert au théâtre municipal .


Les bus (compagnie ADO) sont, toutes choses égales par ailleurs, l’équivalent de la SNCF en France, la densité du réseau en moins. Des gares superbes, vastes que l’on peut aisément identifier aux gares françaises ; mais un bus n’est pas un TGV ! il faut compter avec la rugosité du bitume, les coups de frein intempestifs, les virages etc.. ce qui fait que le pipi aux toilettes relève presque de l’exploit si l’on veut accomplir l’acte dans les formes…

Nos deux derniers concerts (Xalapa mercredi et Cordoba jeudi) ont eu un beau succès public, tout particulièrement à Cordoba, beau théâtre à l’italienne du 19e siècle plein pour la circonstance.

Nous avons eu le plaisir de découvrir le lendemain dans El Mundo un beau papier avec photo sur une demi-page ! Franchement c’est plutôt agréable après le papier élogieux trois jours auparavant à Orizoba.

A vrai dire rien n’était joué : la batterie sur scène était d’un autre siècle, particulièrement vétuste avec un seul pied de cymbale, sans siège, et dotée d’une caisse claire dont le support était cassé.
Le technicien son avait installé sa table de mixage derrière la scène ce qui n’est pas le meilleur moyen d’avoir une idée du son diffusé dans le théâtre mais, de surcroît, nous ne le voyions pas de la scène, deuxième problème !
Malgré ces handicaps que d’aucuns auraient jugés rédhibitoires, le son réalisé par le technicien a été plus qu’acceptable ; les lumières ont été très soignées et l’enthousiasme du public à la fin du concert nous a fait très chaud au cœœur. Bien entendu, après le concert, discours du maire, embrassades à la mexicaine, photos sur scène, autographes et...diplôme !
Ajoutez à cela un dîner dans un restaurant mexicain de belle facture puis un hôtel luxueux, notre séjour à Cordoba a été en tous points réussi

Xalapa, cœur du festival nous a accueillis mardi et mercredi ; le concert de mercredi ne s’est pas déroulé comme prévu au théâtre de plein air pour cause de temps médiocre mais dans une salle de cinéma pas du tout conçue a cet effet…nous avons été déçus de l’acoustique malgré un très bon travail des techniciens son.
Beau programme au festival de jazz ; avons pu écouter Dave Kikovski magnifique pianiste de NYC, Melissa Aldana saxophoniste chilienne, le superbe batteur cubain Francesco Mela etc…

Soirée chaleureuse chez Raul Guitteriez, saxophoniste et chef d’orchestre chilien exilé en France puis à Cuba et enfin au Mexique, grand spécialiste de musique cubaine qui dirige le big band de l’université de Véracruz dont il convient de préciser que les musiciens sont salariés et peuvent se déplacer en France sans que l’on ait à payer les déplacements…et les cachets !! C’est noté pour Parfum de jazz 2015

Dans 40 mn un taxi nous conduira de la belle maison de Pierre Vilalta à l’aéroport de Mexico ; nous partirons à 14h30 pour la Nouvelle Calédonie ; en route donc pour de nouvelles aventures qui commenceront par des concerts dans des tribus kanaks de la province Nord de Nouvelle Calédonie mardi prochain !

Article paru dans le journal El Mundo, Cordoba

Tournée de concerts au Mexique d'Alain Brunet, trompette, et Akpé Motion. Deuxième épisode.





Cinco en la noche

Nos sacudieron los músicos de Akpé Motion con su jazz importado de Francia con reminiscencias africanas y tantita nostalgia negro-americana

El Teatro Pedro Díaz volvió a llenarse anoche de gente ávida de escuchar buen jazz, y de resonantes arreglos de una quinteta de sonoros señores de la música.
Fue la noche que nos correspondía del envidiado evento anual que ocurre en Xalapa, el JazzUV. Trompeta, bajo y vocales, guitarra, piano y batería –un chico que debe poseer sangre afro por la manera como desplegó su energía—se apoderaron de la noche tibia y sonada de la ciudad.
Incluso monsieur Alain Brunet, su director y única persona mayor del grupo, nos dio el lujo de escucharlo vocalizar a lo Ella Fitzgerald la primera estrofa a capella de su legendaria “How high the moon”. Eso solito ya era un pincelazo de cómo la noche pintaría.
La velada fue de más a mayor. Percusión a lo Winton Marsalis amalgamado con piezas nostálgicas a lo Charlie “Bird” Parker –él mismo aficionado al jazz latino con un toque francés, que prendió a la gente desde el primer compás. (Junto a mí, en gayola, un pequeño de cuando mucho 9 años acompañado de su padre, llevaba el compás).
Los artistas captaron la buena vibra de los espectadores, muchos probablemente bisoños como este cronista, pero tan apasionados y sensibles que era imposible no dejarse llevar por la música y la pasión con que ese quinteto interpretaba
La noche fue deliciosamente salvaje, y parafraseando a Agustín Lara, no habría cambiado por un trono mi gayola, cuyo único riesgo era haberme precipitado a la luneta por lo peligrosamente inclinado del piso mayor del recinto.
La noche tibia y callada en el corazón citadino cordobés, donde aún palpita el latido de la furia del negro Yanga, cinco artistas franceses desparramaron su música para calmar momentáneamente un dolor que nuestros visitantes transformaron en pasión musical.

Talavera Serdán
Viernes, 25 Octubre 2013
Colaboración Especial


Pierre Aimar
Samedi 26 Octobre 2013
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