Vue d'exposition © Tanguy Beurdeley
« Point of Incidence » se déploie autour d’un axe Terre-Lune, faisant dialoguer deux œuvres majeures - Albedo (Point of Incidence) et Lunar Redux - avec un ensemble de toiles et sculptures satellites. Sans représenter directement ni la Terre ni la Lune, l’exposition esquisse un glissement de la matérialité planétaire vers la spéculation cosmique, là où se rencontrent pensée humaine, droit et imaginaire.
Le parcours débute avec Moon Treaty, une œuvre sculpturale issue du Traité de l’ONU sur la Lune (1979), jamais ratifié, qui introduit des questions de responsabilité planétaire partagée et de droit extraterrestre. En déclarant la Lune comme « patrimoine commun de l’humanité », ce traité posait alors les bases d’une gouvernance commune. Son adoption limitée a révélé l’écart grandissant entre les principes internationaux et la réalité géopolitique à l’aube de l’exploration spatiale. Représentées sous forme de pages froissées, semblables à des globes, celles-ci apparaissent comme des pactes abandonnés, établissant ainsi la dimension éthique de l’exposition.
Le parcours débute avec Moon Treaty, une œuvre sculpturale issue du Traité de l’ONU sur la Lune (1979), jamais ratifié, qui introduit des questions de responsabilité planétaire partagée et de droit extraterrestre. En déclarant la Lune comme « patrimoine commun de l’humanité », ce traité posait alors les bases d’une gouvernance commune. Son adoption limitée a révélé l’écart grandissant entre les principes internationaux et la réalité géopolitique à l’aube de l’exploration spatiale. Représentées sous forme de pages froissées, semblables à des globes, celles-ci apparaissent comme des pactes abandonnés, établissant ainsi la dimension éthique de l’exposition.
© Tanguy Beurdeley
Lunar Redux se déploie ensuite comme une archive ouverte dans la salle principale de la galerie. Composée de 190 panneaux lenticulaires, l’œuvre traduit le document déclassifié de la Guerre froide Project A119 - une proposition visant à faire exploser un engin nucléaire sur la Lune - en un champ d’instabilité visuelle. À mesure que les images et les textes apparaissent et disparaissent, les archives semblent caviardées puis dissoutes, transformant une spéculation méthodique en scintillement, rémanence et incertitude perceptive.
Plus loin, Albedo (Point of Incidence) opère un mouvement de retour vers l’intérieur. Ici, la peinture devient un processus proche du terraformage. Des couches de peinture routière à base d’eau, de pigments thermochromiques et de gesso réagissent à l’air, à la chaleur et au temps, produisant des surfaces qui évoquent l’érosion, la fonte et l’altération. Plutôt que de représenter directement la Terre, ces œuvres incarnent ses conditions de transformation, capturant les flux planétaires et les traces de l’intervention humaine. Cette série interroge l’équilibre fragile des écosystèmes terrestres à travers une abstraction spéculative, nourrie par des intuitions liées à la lumière, à la température, à la réflexion et au renouvellement. Le titre fait référence à « l’albédo », c’est-à-dire la capacité d’une surface à réfléchir la lumière plutôt qu’à l’absorber, un indicateur clé de l’évaluation du bilan énergétique de la planète qui retient aujourd’hui plus de chaleur qu’elle n’en libère. La blancheur diffuse des surfaces forme un atlas fragmenté des processus planétaires, évoquant la fonte des glaciers, les déluges, les sécheresses et les flux géologiques, tout en retraçant discrètement des cycles de dégradation et de régénération.
Plus loin, Albedo (Point of Incidence) opère un mouvement de retour vers l’intérieur. Ici, la peinture devient un processus proche du terraformage. Des couches de peinture routière à base d’eau, de pigments thermochromiques et de gesso réagissent à l’air, à la chaleur et au temps, produisant des surfaces qui évoquent l’érosion, la fonte et l’altération. Plutôt que de représenter directement la Terre, ces œuvres incarnent ses conditions de transformation, capturant les flux planétaires et les traces de l’intervention humaine. Cette série interroge l’équilibre fragile des écosystèmes terrestres à travers une abstraction spéculative, nourrie par des intuitions liées à la lumière, à la température, à la réflexion et au renouvellement. Le titre fait référence à « l’albédo », c’est-à-dire la capacité d’une surface à réfléchir la lumière plutôt qu’à l’absorber, un indicateur clé de l’évaluation du bilan énergétique de la planète qui retient aujourd’hui plus de chaleur qu’elle n’en libère. La blancheur diffuse des surfaces forme un atlas fragmenté des processus planétaires, évoquant la fonte des glaciers, les déluges, les sécheresses et les flux géologiques, tout en retraçant discrètement des cycles de dégradation et de régénération.
Pratique
« Point of Incidence »
Jitish Kallat
21 mars - 7 mai 2026
Galerie Templon
28 rue du Grenier-Saint-Lazare
75003, Paris
Mardi - Samedi, 10h - 19h
Jitish Kallat
21 mars - 7 mai 2026
Galerie Templon
28 rue du Grenier-Saint-Lazare
75003, Paris
Mardi - Samedi, 10h - 19h


Paris (Grenier Saint-Lazare), Galerie Templon : Jitish Kallat, « Point of Incidence ». 21 mars — 7 mai 2026
Prix de Photographie Marc Ladreit de Lacharrière - Académie des beaux-arts - 16ème édition -
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