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La Vie parisienne, d'Offenbach, du 28 novembre au 8 décembre 2011, Opéra de Lyon

La Vie parisienne commence dans une gare, lieu de départ, lieu d’arrivée, lieu de circulation frénétique, quelque chose comme un déversoir d’hommes, de femmes, de bagages, de publicité et de communication omniprésentes. Elle se poursuit dans des endroits chics : le vrai faux Grand Hôtel de Raoul de Gardefeu devient un loft contempo-rain. On cite Buren… Les personnages s’agitent dans la fantasmagorie, la folie des situations : un univers drôle, délirant et peut-être aussi, tout au fond, d’une profonde tristesse, où les héros sont dépassés par leurs désirs et leurs appétits irrépressibles.


La Vie Parisienne © Stofleth
La Vie Parisienne © Stofleth
Un délire dansant
Aubert disait d’un compositeur qu’il jugeait froid : “Je l’attends quand il faudra qu’il fasse chanter des chaises !“Mais Auber lui-même ne les a jamais fait chanter !
Offenbach, au contraire, est le musicien des objets familiers, le poète du “matériel“. Le finale du troisième acte de La Vie parisienne (…) voilà de la musique à laquelle aucun meuble ne résisterait. Quand, dans La Vie parisienne, revient, ramené avec beaucoup d’art et d’à-propos, le motif : “Tout tourne, tourne, tourne !“ il semble, en effet, que ce ne soit pas seulement dans la tête des convives éméchés que se forme la farandole des tables et des chaises, mais aussi dans la réalité. Les fleurs, les lustres, les bouteilles sont pris d’un délire dansant, la fièvre des êtres se communique aux choses, tout est animé d’une vibration frénétique ; il règne un vertige trépidant, c’est comme une hypertrophie de l’instinct du rythme. Et, quand il semble que la musique, les cris, les rires, la gaieté furieuse aient atteint leurs dernières limites, éclate soudain un nouveau motif tombé là comme un motif incandescent, la strette endiablée : “Feu partout ! Lâcher tout !“ et le rideau tombe sur un regain de folie orgiaque après lequel il ne peut plus y avoir que l’épuisement et le silence.
Reynaud Hahn - Extrait de Notes sur Offenbach publiées dans la revue Musica


Direction musicale : Gérard Korsten
Mise en scène et costumes : Laurent Pelly
Adaptation des dialogues, dramaturgie et collaboration artistique : Agathe Mélinand
Décors : Chantal Thomas
Lumières : Joël Adam
Chorégraphie : Laura Scozzi
Orchestre et Choeurs de l’Opéra de Lyon

Raoul de Gardefeu : Jean-Sébastien Bou
Bobinet : Boris Grappe
Métella : Blandine Staskiewicz
Le Baron de Gondremarck : Laurent Naouri
La Baronne : Michelle Canniccioni
Gabrielle : Sophie Marin-Degor
Frick : Guy de Mey
Le Brésilien : Tansel Akzeybek
Prosper : Thomas Morris
Pauline : Brigitte Hool
Urbain : Jean-Louis Meunier
Léonie : Claire Delgado-Boge

Pratique
novembre 2011
lun 28 - mar 29 à 19h30
décembre 2011
jeu 1er - ven 2 à 19h30
dim 4 à 16h - lun 5
mer 7 - jeu 8 à 19h30


Pierre Aimar
Jeudi 3 Novembre 2011
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