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La Traviata de Verdi en clôture de saison 2013/14 à l’Opéra de Marseille

Suzana Markovà Diva Assoluta


Une mise-en-scène réussie pour Renée Auphan

© C. Dresse
© C. Dresse
Enfin une Traviata « intimiste ». Il ne faut pas oublier que c’est un drame lié à un amour impossible. Renée Auphan organise une mise en scène autour de cette tragédie, de la vie, de l’amour et de la mort inéluctable.
Pas de grandiosité, de lustres, de festivités extravagantes…
N’oublions pas que nous assistons à une fin de règne, une fin de vie, celle de Violetta (ici Zusana Markovà à la première de la série). Sublime de pianissimi qui sont dans l’organigramme de sa fin prochaine. Mourir et aimer ou aimer et devoir mourir. Quelle horreur… Présence sur scène remarquable, divine en tout.
Son partenaire et amant ce soir-là, pas du tout dans le tempo, brut de décoffrage, absolument pas dans l’action et des aigus raccourcis au minimum. Quel dommage, car dans ce cast, lui seul fait défaut.
Par contre, Giorgio Germont (Jean-François Lapointe) soutient un rôle digne, posé. Son premier duo avec Violetta est superlatif, voix grave et moins barytonale que d’habitude pour ce rôle ingrat.
Seconds rôles bien en place.
Au pupitre, Eun Sun Kim, fabuleuse dans ce registre, aborde la mort de l’héroïne telle une cheffe de service de soins palliatifs… On aimerait passer à trépas sur son interprétation de cet ouvrage.
Tout cela accompagné du très bon Chœur de l’Opéra de Marseille. Standing Ovation pour Violetta… et tout le plateau.


Gérard-G. Léopold di Offite
Mercredi 25 Juin 2014
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