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Kokian Solo Show à la Galerie SBK, Lyon, jusqu'au 1 er juin 2013

La Galerie SBK présente en exclusivité sur Lyon les œuvres inédites de KoKan jusqu'au 1er juin 2013.


 Kokian Solo Show à la Galerie SBK, Lyon, jusqu'au 1 er juin 2013
Le mot de l’artiste
« Ce qui me motive quand je peins ? Tout simplement donner un sens à ma vie ! Adolescent, j’étais en décalage permanent vis à vis de la société et de ses codes établis et l’art a été un formidable exutoire qui m’a permis de me réconcilier avec moi-même et puis, de trouver ma place dans la société. Aujourd’hui, je partage mes interrogations, et souhaite laisser une trace, une preuve d’amour pour mes enfants et pour ma femme. Ce que j’ai en moi, je veux le transmettre, apporter à ce monde parfois incompréhensible, un message positif, un regard, un échange. Je veux être « un trait d’union pictural »...

Kokian est français, né à Paris en 1971. Après une petite enfance partagée entre la Birmanie (2 années) et le Maroc (4 années), la famille de Kokian revient s’installer dans la région parisienne. Un véritable choc culturel pour le jeune garçon qui de nature très solitaire, prend l’habitude de s’exprimer uniquement par le dessin. Il participe à différentes expositions «locales» (parfois en boites de nuit) de 1989 à 1994 et commence à être remarqué, mais ce n’est qu’en 1994 qu’il se consacre pleinement à sa passion. En même temps, il découvre la rue et la cruauté de cette vie à part. Il n’oubliera jamais le regard absent des «gens normaux», la société qui vous oublie et vous rejette dans une solitude écrasante.

En 1995, il « fugue » à New York. Là, au hasard des rencontres et des échanges, Kokian va renaître. La rue devient son atelier : il colle des dessins avec de courts textes, s’installe au café d’en face et guette la réaction de passants… Avec sa touche provocante, Kokian est désormais reconnu ; il participe à de nombreuses expositions informelles dans les lieux insolites de la vie nocturne à Paris, Londres, Barcelone, Florence…
Entre 1997 et 2003, parallèlement, afin de peindre en toute indépendance, Kokian gagne sa vie en tant qu’Ingénieur commercial chez Xerox et Canon … Après un long parcours laborieux : fac de droit à Sceaux (92), il doit s’arrêter pour des raisons personnelles et pour «survivre», pratique les métiers les plus divers : commis vendeur au marché de Rungis, vendeur d’encyclopédies dans les cités... Tout cela sans cesser de marquer son « territoire » avec force slogans revendicatifs sur le thème « Idée noire pour une jeunesse mal éclairé ».
Tout ce que Kokian refuse, il le hurle dans sa peinture... Il veut réveiller les consciences endormies et c’est dans l’analyse critique de la société, que Kokian se révèle d’une impressionnante efficacité artistique.
En 2001, pour la première fois, ses tags et graffitis sont présentés dans une galerie parisienne. Depuis, Kokian est définitivement « entré en peinture ». Ses expositions (à Marrakech, New York, Rome, Strasbourg, Grenoble, Paris, en Belgique, en Russie, au Liban, en Corse…), se succèdent avec la même volonté de capter l’énergie, de dénoncer l’hypocrisie en délivrant un message positif, et surtout de toujours donner le meilleur de lui-même…


Sarah Blancardi Kalbache
Samedi 27 Avril 2013
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