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Jusqu'au 27 mars 2010, exposition AIRES, Mathilde du Sordet, Pascal Poulain, Till Roeskens à La BF15, Lyon

Partie intégrante d'une série d'expositions que La BF15 présente autour de la notion de territoire, AIRES explore différentes géographies : subjectives, sculpturales, poétiques, linguistiques.
Les réalisations, images, installations et textes habitent et dialoguent dans l'espace.


vue de l'exposition AIRES, La BF15, 2010 © La BF15
vue de l'exposition AIRES, La BF15, 2010 © La BF15

Au mur, Pascal Poulain déroule sur une longueur de 21 mètres, La carte qui déploie un territoire sans frontière, ni relief, depuis les côtes espagnoles jusqu'à l'Afghanistan, et des côtes françaises jusqu'à la Turquie. Seule la sonorité des différentes toponymies, l'orthographe des villes et des villages nous fait passer d'un pays à l'autre. Les ellipses respectent un quadrillage choisi par l'artiste et la configuration de l'espace (ses surfaces, ses pleins, ses vides, ses circulations). Dans les manques, entre les mots, entre les murs, le spectateur tente la reconstitution d'un territoire global.

Les sculptures de Mathilde du Sordet ont été conçues spécifiquement pour cette exposition de groupe questionnant les notions de territoire et de déplacement.
D'un point à une ligne est réalisée pour le lieu en tenant compte de l'ouverture sur la rue. La sculpture peut être abordée à la manière d'une image depuis l'extérieur pour ensuite circuler à l'intérieur parmi les matériaux la constituant. Faite de jonctions entre différents éléments, la dynamique de la rue et une photographie de Till Roeskens y étant intégrées, D'un point à une ligne tisse des énigmes.
Dans Pan, des espaces délimités sont réunis, une chute de cuir, une plaque de bois ou encore un morceau de papier. Les matériaux sont ici comme des territoires nourris d'histoire, qui une fois superposés mettent en jeu l'idée d'édification et de construction. Cette construction est refaçonnée par le regardeur qui est amené à voir à travers en même temps qu'il cherche à voir à l'intérieur.
Lointain, dont le titre rappelle le genre du paysage, est une imbrication d'éléments au sol sujets à des glissements ou étirements. La notion de lointain est également concentrée au sein des matériaux mêmes qui attendent du spectateur une projection.

Dans Vidéocartographies : Aïda, Palestine Till Roeskens demande aux habitants du camp d'Aïda près de
Bethléem de dessiner des cartes mentales de ce qui les entoure. À travers six chapitres qui forment autant de courts-métrages potentiellement indépendants, nous découvrons pas à pas le camp de réfugiés et ses environs, nous suivons les trajets de quelques personnes et leurs tentatives de composer avec l’état de siège sous lequel ils vivent. Un hommage à ce que l'artiste appelle "résistance par contournement, à l’heure où la possibilité même de cette résistance semble disparaître". La ligne tracée par les différents protagonistes de la vidéo crée comme des entrelacs d'histoire, d'émotion et de mémoire.

AIRES
Mathilde du Sordet, Pascal Poulain, Till Roeskens
exposition jusqu'au 27 mars 2010
du mercredi au samedi de 14h à 19h et sur rendez-vous (M° Hôtel-de-Ville)
La BF15
plus d'informations : www.labf15.org/expo.php?lang=fr&pop=news


pierre aimar
Samedi 20 Février 2010
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