Pas vus, pas pris © Nikos Aliagas
Mêlant art et science, elle est le fruit de la rencontre entre le photographe Nikos Aliagas, qui explore le sujet tout en finesse depuis plusieurs décennies, et le biodémographe Samuel Pavard, professeur au Muséum, spécialiste du vieillissement. Elle se tiendra dans le Foyer Germaine Tillion, jusqu’au 3 janvier 2027.
En croisant leurs regards à la fois lucides et délicats sur la vieillesse comme réalité biologique, démographique et sociale, Samuel Pavard et Nikos Aliagas font émerger ensemble des questions sur notre relation au temps, sur la place que notre société fait aux grands âges et sur les liens que les différentes générations entretiennent entre elles.
Les thématiques scientifiques portées par le chercheur trouvent un écho saisissant dans les photographies de Nikos Aliagas qui, depuis de nombreuses années, photographie les visages du temps qui passe. Les images présentées dans l’exposition ont été choisies pour leur capacité à rendre visible ce qui demeure souvent silencieux : la dignité des corps vieillissants, la persistance des gestes, la transmission invisible entre générations. Ce travail s’inscrit dans une approche humaniste et anthropologique, attentive à la mémoire incarnée, aux liens familiaux et aux traces laissées par l’existence. À travers ces portraits, Nikos Aliagas interroge notre rapport collectif à l’âge, au temps long et à la place que nous accordons aux anciens dans nos sociétés contemporaines. Il capte dans l’intime ce que l’analyse démographique observe à l’échelle de la société.
En croisant leurs regards à la fois lucides et délicats sur la vieillesse comme réalité biologique, démographique et sociale, Samuel Pavard et Nikos Aliagas font émerger ensemble des questions sur notre relation au temps, sur la place que notre société fait aux grands âges et sur les liens que les différentes générations entretiennent entre elles.
Les thématiques scientifiques portées par le chercheur trouvent un écho saisissant dans les photographies de Nikos Aliagas qui, depuis de nombreuses années, photographie les visages du temps qui passe. Les images présentées dans l’exposition ont été choisies pour leur capacité à rendre visible ce qui demeure souvent silencieux : la dignité des corps vieillissants, la persistance des gestes, la transmission invisible entre générations. Ce travail s’inscrit dans une approche humaniste et anthropologique, attentive à la mémoire incarnée, aux liens familiaux et aux traces laissées par l’existence. À travers ces portraits, Nikos Aliagas interroge notre rapport collectif à l’âge, au temps long et à la place que nous accordons aux anciens dans nos sociétés contemporaines. Il capte dans l’intime ce que l’analyse démographique observe à l’échelle de la société.
L’histoire naturelle de la vieillesse
Après avoir resitué la longévité humaine sur l’échelle du reste du vivant, le parcours montre que la vieillesse a toujours fait partie des sociétés humaines. Même lorsque l’espérance de vie était faible, notamment du fait d’une mortalité infantile élevée, il n’était pas rare que certains individus atteignent, voire dépassent la soixantaine. D’ailleurs, les personnes âgées ont toujours tenu un rôle fondamental dans les sociétés humaines : soins apportés aux petits-enfants, transmissions de biens matériels et de savoirs aux générations suivantes, médiation des conflits ou contribution aux choix de groupe.
La vieillesse aujourd’hui
L’exposition se tourne ensuite vers les grands âges d’aujourd’hui et l’augmentation de l’espérance de vie qui atteint plus de 70 ans dans la majorité des pays d’Europe, d’Asie, d’Océanie et d’Amérique. Les personnes âgées constituent un enjeu majeur de santé publique et de politique sociale, et génèrent deux représentations opposées : celle d’une vieillesse heureuse, active et utile, et celle de personnes isolées, dépendantes, précaires, en souffrance.
Et demain ?
Saurons-nous protéger les personnes âgées des crises du monde ? Vagues de chaleurs aiguës, crises sanitaires inédites, épidémies de cancers et de maladies chroniques ou dégénératives causées par des polluants… tous ces facteurs font planer une menace accrue sur la santé humaine en général, et sur la survie des personnes âgées en particulier. Les solutions qui doivent être trouvées pour limiter les impacts humains sur le climat et sur la biodiversité sont aussi celles qui permettraient aux humains de vivre longtemps en bonne santé.
Après avoir resitué la longévité humaine sur l’échelle du reste du vivant, le parcours montre que la vieillesse a toujours fait partie des sociétés humaines. Même lorsque l’espérance de vie était faible, notamment du fait d’une mortalité infantile élevée, il n’était pas rare que certains individus atteignent, voire dépassent la soixantaine. D’ailleurs, les personnes âgées ont toujours tenu un rôle fondamental dans les sociétés humaines : soins apportés aux petits-enfants, transmissions de biens matériels et de savoirs aux générations suivantes, médiation des conflits ou contribution aux choix de groupe.
La vieillesse aujourd’hui
L’exposition se tourne ensuite vers les grands âges d’aujourd’hui et l’augmentation de l’espérance de vie qui atteint plus de 70 ans dans la majorité des pays d’Europe, d’Asie, d’Océanie et d’Amérique. Les personnes âgées constituent un enjeu majeur de santé publique et de politique sociale, et génèrent deux représentations opposées : celle d’une vieillesse heureuse, active et utile, et celle de personnes isolées, dépendantes, précaires, en souffrance.
Et demain ?
Saurons-nous protéger les personnes âgées des crises du monde ? Vagues de chaleurs aiguës, crises sanitaires inédites, épidémies de cancers et de maladies chroniques ou dégénératives causées par des polluants… tous ces facteurs font planer une menace accrue sur la santé humaine en général, et sur la survie des personnes âgées en particulier. Les solutions qui doivent être trouvées pour limiter les impacts humains sur le climat et sur la biodiversité sont aussi celles qui permettraient aux humains de vivre longtemps en bonne santé.
Nikos Aliagas
Nikos Aliagas © Stéphane Danger
Issu d’une famille grecque, Nikos Aliagas est né à Paris en 1969. Journaliste, il commence son parcours professionnel à RFI, puis Euronews en 1993, puis multiplie les expériences, tant sur les chaînes grecques que françaises (France 2, ERT). Depuis 2001, il présente des émissions emblématiques de TF1, comme la Star Academy ou The Voice, et devient un animateur incontournable du paysage audiovisuel.
Parallèlement, Nikos Aliagas est photographe depuis son plus jeune âge. Dans un noir et blanc puissant, piqué et contrasté, il photographie la Grèce et les peuples de la mer, l’enfance, la vieillesse, les voyages, les âmes nomades, le sacré, les travailleurs de la terre, la nostalgie du retour, les artisans ou les artistes. Ses photographies ont fait l’objet de trois livres et d’une quinzaine d’expositions.
Parallèlement, Nikos Aliagas est photographe depuis son plus jeune âge. Dans un noir et blanc puissant, piqué et contrasté, il photographie la Grèce et les peuples de la mer, l’enfance, la vieillesse, les voyages, les âmes nomades, le sacré, les travailleurs de la terre, la nostalgie du retour, les artisans ou les artistes. Ses photographies ont fait l’objet de trois livres et d’une quinzaine d’expositions.


Paris, Musée de l'Homme : « Les grands âges ». Photographies de Nikos Aliagas. 8 avril 2026 - 3 janvier 2027
Genève, musée d’ethnographie : « Le futur, c’est quoi ? ». Du 7 mai 2026 au 10 janvier 2027
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