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Jean Martin-Roch, Les chemins du silence, exposition au Musée Estrine, St-Rémy de Provence du 13 septembre - 30 novembre 2014

« L’art véritable n’a que faire des proclamations et s’accomplit dans le silence ». Marcel Proust, le temps retrouvé, 1927


Vue de Pierredon, s. d. huile sur toile, 65 x 100 cm Musée Estrine © Jean Bernard-Musée Estrine
Vue de Pierredon, s. d. huile sur toile, 65 x 100 cm Musée Estrine © Jean Bernard-Musée Estrine
Le musée Estrine organise la première rétrospective Jean Martin-Roch tant son œuvre, essentielle dans l’histoire de notre territoire, est restée jusqu’ alors le propre de certains initiés.

Décrire cette peinture ne peut se faire sans évoquer Pierredon, l’abbaye chalaisienne qu’il acquiert en 1952 et où il crée la plus grande partie de son oeuvre. Nichée au cœur des Alpilles cette propriété de 600 hectares lui inspire un mode de vie en retrait du monde contemporain. Il y peint, des portraits, des paysages, des natures mortes et de grandes compositions souvent à destination des paquebots qu’il décore avec le célèbre designer André Arbus.

Né à Aix en Provence en 1906, Jean Martin-Roch est un provençal qui, comme André Marchand, son ami, « monte à Paris » à 20 ans pour tenter l’aventure. Il fait la connaissance de la peintre Meraud Guevara qui influence un temps son écriture picturale et fréquente toute l’avant garde de l’époque. Mais très vite l’appel du midi se fait ressentir et Martin-Roch achète une première maison à Mouries. Ce n’est qu’après la guerre, qu’il traverse en résistant au couvent de Saint Maximin la Baume, où il fera la rencontre de sa future femme Claire, qu’il s’installe définitivement dans les Alpilles.

Jean Martin-Roch est un peintre figuratif qui traite le sujet et refuse l’abs-traction et toute l’esthétisation conceptuelle qui l’accompagne. Directement inspiré des artistes antiques et classiques, il se place dans la filiation de Giotto ou Fouquet qu’il vénère. Au sommet de ce panthéon le maitre aixois, Cézanne, qui, enfant l’aurait fait sauté sur ses genoux et dont l’influence irrigue toute sa peinture, des paysages à la sainte victoire aux natures mortes.

A l’image de son mode de vie, la peinture de Martin-Roch est restée hors du temps reproduisant à l’infini les mêmes scènes, personnages et objets dans le silence arcadien de Pierredon qu’il aimait tant.
Elisa Farran
directrice du Musée Estrine

Pratique

Musée Estrine
8, rue Estrine
13210 Saint-Rémy-de-Provence
Tél. 04 90 92 34 72 - Fax 04 90 92 36 73
contact@musee-estrine.fr
www.musee-estrine.fr
www.musees-mediterranee.org


Pierre Aimar
Vendredi 26 Septembre 2014
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