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Festival de Musique Sacrée de Perpignan au Théâtre Municipal, du 15 au 23 avril 2011

Cette année nous célébrons le 25ème anniversaire du Festival de Musique Sacrée de Perpignan. Fidèle à sa démarche artistique et humaniste, le festival se propose de vous accompagner à la découverte des plus grands artistes des musiques sacrées du monde, comme une promesse de découvertes et de beautés musicales, que nous nous réjouissons de partager avec vous ! (Pass’Festival : pour 80€ vous assister à tous les concerts !)


Festival de Musique Sacrée de Perpignan au Théâtre Municipal, du 15 au  23 avril 2011
Vendredi 15 avril - 20h30, Théâtre Municipal

Passion Saint Jean BWV 245, de J-S Bach, par le Ricercar Consort – Philippe Pierlot Direction
Tarif plein 25€ - abonnement découverte 20€ - abonnement privilège 19€
Durée: 2h10

Maria Keohane soprano - Carlos Mena alto - Jan Kobow ténor - Stéphan MacLeod basse - Hans Jörg Mammel l'évangéliste (récitant)
Des quatre Évangiles qui racontent la Passion du Christ on n'en connaît aujourd'hui que deux composés par J-S Bach, celui de saint Jean et celui de saint Matthieu. La Passion selon Saint-Jean a sans doute été jouée pour la première fois le Vendredi saint 7 avril 1724 en l’église Saint-Thomas de Leipzig. Cette œuvre est un drame musical : une passion comme une véritable "mise en scène musicale" du récit de l'Évangile. La musique de Bach est à tout point de vue directement issue de l’opéra avec ses récitatifs expressifs, ses arias da capo, ses contrastes théâtraux, et d'une modernité déconcertante!
Dans la Passion selon Saint Jean BWV 245, J-S Bach n’est plus ici simplement un compositeur de génie, il est un théologien qui nous révèle ce qu’est la Passion du Christ: un admirable échange, et lorsqu'on écoute simplement le choral, on se laisse envahir par la musique pour entrer dans cette contemplation du Christ à laquelle J-S Bach n’a cessé de nous introduire !
la presse en parle
" Rarement le mélomane aura pu entendre une démonstration aussi convaincante du chœur de solistes dans la musique du Cantor. L’élan collectif, la ferveur commune et la direction toujours ardente de Philippe Pierlot feront désormais figure de nouveau point de référence. » Classica-Qobuz, décembre 2009

Samedi 16 avril - 20h30, Théâtre Municipal

Deba, chants soufis des femmes de Mayotte
Tarif plein 18€ - abonnement découverte 13€ - abonnement privilège 12€
Durée: 1h
"Prix France Musique des Musiques du monde 2009"

Le Deba est une pratique culturelle et cultuelle, interprétée lors des mariages, des retours des pèlerins de la Mecque, des célébrations de fêtes de village dans l'île de Mayotte …Imprégné de spiritualité soufie et de la louange d’Allah, le Deba relève du quotidien mahorais, constitue, par-delà la musique, une réunion festive des femmes, un bonheur social et naturel, né de la joie d’être ensemble, de vibrer en harmonie.
Le Deba tire son origine du nom patronymique d’un personnage du XVe siècle, Abdurahmân ibn‘Alî al-Dayba' ou encore al-Dayba’î, historien, écrivain, gardien des traditions né au Yémen en 1461 de l’ère chrétienne. Mais ce personnage est surtout connu dans l’Océan Indien comme compilateur de poèmes et auteur de Mawlid, des récits mystiques se rapportant à la naissance du Prophète.
Des danses de femmes, intimes et si fortes qu’elles inondent le public, laissant osciller leurs corps de droite à gauche, doucement, tendrement, soutenus par le battement des percussions, un seul cœur… et des mains qui s'élèvent vers le ciel.
la presse en parle
"Leurs visages irradient, baignés d’une joie paisible, un reflet de soleil égaré dans leurs yeux, une ombre fugace glissée sur leurs joues… Leurs robes blanches et violettes à l’unisson, bijoux d’or ciselés qui répondent aux rayons irisés, mains peintes de dentelles de henné : les femmes de Mayotte resplendissent d’une beauté fière et sereine."
A-L. Lemancel – Mondomix / juin 2009

Mardi 19 avril - 20h30, Théâtre Municipal

Missa Solemnis de Liszt, D. Tosi & le Collégium Vocal Méditerranée
Tarif plein 25€ - abonnement découverte 20€ - abonnement privilège 19€
Durée: 1h
pour double chœur et piano
Nathalie Juchors piano
Daniel Tosi direction
Collegium Vocal Méditerranée


2011 bicentenaire de la naissance de Franz Liszt
L'année 2011 nous propose un rendez-vous incontournable: celui qui célèbre le 200ème anniversaire de la naissance du génial compositeur qu’a été Franz Liszt. Parfois éclipsé par un autre génie musical, Frédéric Chopin, né un an avant lui, ou par le "Liszt pianiste", cet immense artiste mérite aujourd’hui une reconnaissance universelle. Sa virtuosité légendaire le poursuivra et ce pianiste concertiste professionnel parcourra le monde en accomplissant le métier de « ménestrel » du piano.
Sa Missa Solemnis appartient au revers de la médaille : l’autre monde, " l'abbé Liszt", le profond, le ténébreux, l’émerveillé devant la création et la soumission à Dieu. Lorsqu’il aborde la musique religieuse, Liszt le fait en son âme et conscience, avec l'amour et la passion de celui qui a reçu les ordres mineurs à 55 ans.
Frantz Liszt, affectionne la ligne juste, l’exclamation véritable, soutenues à tout moment par son cher piano. Cette version piano et double chœur que le Collégium Vocal Méditerranée et la soliste Nathalie Juchors interprètent, met en relief tous les préceptes de la renaissance. C’est donc une "messe traditionnelle" qui se déroule, avec son kyrie, son gloria, son credo, son sanctus, son benedictus et son agnus dei, les gloria et credo étant les plus développés dans cette ferveur et cet enthousiasme de Dieu que Liszt impose.

Jeudi 21 avril -20h30 , Théâtre Municipal

Divna, chants Byzantins, grecs et slaves
Tarif plein 18€ - abonnement découverte 13€ - abonnement privilège 12€
Durée: 1h
L'âme du chant orthodoxe
Le chant de Divna est précis et pur, sa voix claire, limpide et lumineuse. Pour elle, chanter est naturel. Depuis son enfance à Belgrade, Divna Ljubojevic entonne les cantiques lors des offices religieux. Sa voix est un don. Son premier engagement artistique est de chanter essentiellement le répertoire sacré, tout en interprétant également, avec le même talent et des techniques vocales particulières, des œuvres majeures de la littérature musicale profane et contemporaine. Sans relâche et en recherche de perfection et pureté, elle travaille les plus anciennes pièces monodiques ou polyphoniques byzantines, serbes, grecques, slaves, se donnant l’objectif de recréer un style d’interprétation qui s’était éteint au 19ème siècle, avec l’arrivée des chants russes dans les églises de Belgrade. Elle transmet la musique sacrée traditionnelle dans son état naturel !
Divna a remporté des nombreux prix lors de compétitions internationales et, en 1997, sous l’impulsion et le soutien de l’Evêque Orthodoxe de Luka, elle a fondé un Chœur à l’Eglise Saint Sava de Paris et des formations chorales qui suivent aujourd’hui son enseignement, parallèlement à l’activité artistique avec son Chœur Melodi qui reste son principal engagement artistique. La beauté de sa voix comme celle de son visage justifierait que son prénom, Divna, signifie divine dans sa langue, Divna est divine. C’est un fait !
La presse en parle
" Divna mène sa troupe en douceur, dans les intermèdes elle donne la tonalité aux hommes comme aux femmes et pendant que les premiers assurent le bourdon, les secondes l’accompagnent dans d’aériennes hauteurs. Sous l’effet de ces voix caressantes le temps se dilate et l’espace s’élargit. Melodi célèbre le Christ mais, au-delà de ces mots de foi, c’est leur harmonie splendide qui nous touche. "
Benjamin Minimum, Mondomix

Vendredi 22 avril - 20h30, Eglise ND La Réal (parking à l'Arsenal)

Méditerranée, Choeur de Chambre les Eléments
Tarif plein 25€ - abonnement découverte 20€ - abonnement privilège 19€
Durée: 1h10 avec entracte

Joël Suhubiette direction

Polyphonies anciennes et modernes en hébreu, araméen, latin et grec ancien
Par-delà les cultures et les religions, le programme Méditerranée propose un voyage sur les rives du Bassin Méditerranéen, nous donnant ainsi l’occasion d’entendre quatre de ses langues (hébreu, latin, araméen et grec ancien) et de parcourir plusieurs siècles de musique, du Livre Vermeil de Montserrat (extrait) aux Tre Cori Sacri de Petrassi (1904 – 2003), des Répons des Ténèbres de Gesualdo aux créations de Zad Moultaka et Alexandros Markéas, sans oublier le sublime Crucifixus de Lotti.
Créé en 1997, le chœur de chambre les Eléments, dirigé par son fondateur Joël Suhubiette, s’est affirmé en quelques années comme l’un des principaux acteurs de la vie chorale française. En 2005, il est lauréat du Prix Liliane Bettencourt pour le chant choral décerné par l’Académie des Beaux-arts de l’Institut de France et, en 2006, Ensemble de l’année aux Victoires de la Musique classique. Il se produit sur les plus grandes scènes françaises et est invité également au Canada, aux Etats-Unis, au Liban, en Egypte, en Espagne, en Allemagne, en Italie, en Grèce, en Grande Bretagne, en Suisse et aux Pays-Bas.
La presse en parle
"Élégant, vocalement ductile et scéniquement parfait comme à l’accoutumée."
Marie-Aude Roux, Le Monde
"L’émotion naît de la perfection quasi instrumentale des voix dans tous les pupitres mais avec une mention particulière pour les sopranos capables de nuances infimes sur les notes les plus hautes avec une tenue de souffle vertigineuse."
Hubert Stoecklin, Resmusica

Samedi 23 avril - 20h30, Théâtre Municipal

Les Psaumes de David, Baroque Nomade
Tarif plein 18€ - abonnement découverte 13€ - abonnement privilège 12€
Durée: 1h45 avec entracte

Jean-Christophe Frisch direction
Cyrille Gerstenhaber soprano Christophe Laporte alto Sébastien Obrecht ténor Jean-Loup Pagesy basse Claire Gratton violoncelle Jonathan Dunford viole de gambe Rémi Cassaigne théorbe Marc Wolff théorbe Mathieu Dupouy clavecin


Dans la Venise du 18e siècle, Benedetto Marcello, compositeur non-conformiste, est à l’écoute des traditions spirituelles hébraïques du ghetto. Il traduit dans les Psaumes de David la profondeur de leur expression musicale de la foi. À son tour, Jean-Christophe Frisch replace certains des Psaumes dans leur contexte de création, en les dotant d’intonations hébraïques.
Dans la culture juive, le chant occupe une place centrale et quotidienne. Il accompagne tous les événements, tristes ou heureux, de la vie. Curieusement, les psaumes de Marcello ont acquis dans l’Europe entière une place particulière dans la pratique des musiciens qui les chantaient. Ils sont resté, non pas une œuvre destinée au concert mais des pages que l’on se chante, entre-soi, les uns pour les autres. Jusqu’à la fin du XIXe siècle ils ont été un des éléments principaux du répertoire des cercles de musiciens, malgré leur difficulté et leurs étranges particularités.
Le style de ces psaumes est relativement différent de la musique religieuse de son époque: éléments décoratifs bannis, peu de vocalises, texte prépondérant, harmonie et contrepoints savants. On retrouve certains éléments archaïques qui font penser à Monteverdi tandis que certaines modulations audacieuses se projettent au contraire dans l’avenir.
la presse en parle
"Nul doute que nous avons affaire à des chefs d'œuvre. Dès les premières notes de "Deus meus respice in me" on est pris à la gorge par l'audace du compositeur. L'utilisation quasi orchestrale de la basse continue est stupéfiante[...] et Cyrille Gerstenhaber est proprement fascinante dans les intonations hébraïques." Répertoire

Autour du Festival

Exposition
Mirades en Diàleg - Regards en dialogue
du 15 au 23 avril 2011
Théâtre Municipal
Entrée libre

L'exposition de l'UNESCOCAT Mirades en Diàleg - Regards en dialogue souhaite mettre en lumière la diversité religieuse de la Catalogne et le dialogue interreligieux, à travers des photographies de plusieurs communautés et des textes sacrés des différentes religions. Cette exposition itinérante est le résultat du dialogue constant entre des communautés religieuses et l'Association UNESCOCAT pour le Dialogue Interreligieux en Catalogne. L'exposition présente une description de différentes fois et des croyances, propose une explication détaillée de ce qu'est le dialogue interreligieux, afin de créer un climat d'amitié et de coopération et de confronter les visiteurs à leurs propres questionnements. Différentes communautés religieuses: Chrétiens, Musulmans, Bouddhistes, Sikhs, Juifs, Baha'is et Hindous, ont ouvert leurs portes pour montrer comment ils vivent leur foi.

Conférence
L’exil moderne, la double cicatrice?
jeudi 21 avril 2011 à 18 h
Hôtel PAMS
Modérateur: Maurice Halimi
Entrée libre
Une rencontre entre deux penseurs d'aujourd'hui sur le thème des déplacements de population forcés ou volontaires, liés aux différents conflits et de manière générale à la mondialisation qui amènent ceux qui en souffrent au "double exil" : celui de l’espace et celui de la mémoire.
avec Raphaël Enthoven, philosophe, il partage sa vie professionnelle entre professorat et interventions dans les médias : radio, presse, télévision… il est présent là où l’on parle de philosophie dans les médias et Malek Chebel, anthropologue des religions, philosophe algérien, auteur du Kama Sutra arabe et de l’Islam pour les Nuls.
A l'issue de la conférence, les deux auteurs dédicaceront leurs ouvrages avec l'aimable participation de la Librairie TORCATIS de Perpignan.

Une rencontre entre trois penseurs d'aujourd'hui sur le thème des déplacements de population forcés ou volontaires, liés aux différents conflits et de manière générale à la mondialisation qui amènent ceux qui en souffrent au "double exil" : celui de l’espace et celui de la mémoire.
avec Eliette Abecassis, écrivaine, agrégée de philosophie, son dernier ouvrage: « une affaire conjugale », Malek Chebel, anthropologue des religions, philosophe algérien, auteur du Kama Sutra arabe et de l’Islam pour les Nuls et Victor Malka, écrivain et producteur à France Culture de l’émission « Maison d’étude ».

Alexandre le Grand a conquit l'empire Perse (entre -334 à -323 avt JC), atteint les confins de l'Inde et étendu le rayonnement culturel grec de l'Égypte à l'Asie Centrale. Les Égyptiens virent en lui un descendant secret de leur dernier Pharaon, symboliquement couronné des cornes de bélier de leur dieu-soleil; mais une tradition juive affirma qu'Alexandre adora l'Éternel en son Temple à Jérusalem, Babylone l'affubla des traits de son mythique héros Gilgamesh, et même la sculpture bouddhique des grottes afghanes antiques a représenté le Conquérant macédonien en protecteur émerveillé du Sauveur méditant.
L'Alexandre de l'histoire, devant la tombe d'Achille à Troie, soupira n'avoir point d'Homère pour chanter ses exploits; le paradoxe voulut qu'il trouvât ses meilleurs chantres, au cours des millénaires suivants, parmi les poètes persans et indo-persans, qui l'ont illustré de splendides enluminures comme celle qui sera le point de départ du captivant voyage à travers l'Histoire et l'Histoire de l'Art où nous convie Michael Barry.
Michael Barry, spécialiste de l’Afghanistan, auteur de la célèbre biographie du Commandant Massoud, en 2002, qui lui valut le Prix Femina. Il est aujourd'hui professeur à l’Université de Princeton (USA) et responsable en chef du Département d’Art Islamique au Metropolitan Museum of New-York (MET).

Film
KASHI, Ville de Lumière
un film de Christine & Michel Dessales
samedi 23 avril à 15 h
Salle Marcel Oms, Institut Jean Vigo - Perpignan
Durée: 1h55
Entrée gratuite pour les spectateurs du Festival de Musique Sacrée sur présentation d'un billet de concert

Un film comme une immersion totale dans la spiritualité hindoue qui s’exprime dans chaque geste, par toutes les ambiances sonores; la musique, les chants dévotionnels, les psalmodies des mantras et dans les enseignements des textes sacrés, les Védas.
Vârânasî ou Bénarès, de son nom antique Kâshî, mot sanskrit qui signifie « lumière de la Réalisation Spirituelle ». Kâshî fut et reste un grand centre spirituel, intellectuel, artistique, même si aujourd’hui la ville a perdu sa magnificence; Kâshî, Vârânasî est réputée comme un grand centre de savoir et de musique. En Inde, la musique est le support du divin; déesses et dieux parlent par la voix du chanteur et se font entrevoir dans les mouvements des danseurs.
En partenariat avec le Festival Confrontation


Théâtre de l'Archipel
Mercredi 2 Février 2011
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