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13 novembre, Tosca de Giacomo Puccini. Opéra en trois actes, Palais des Festivals et des Congrès, Cannes

Dès la création de la République Romaine par Napoléon, un courant de révolte se forme en Italie. Les Français vainqueurs y installent des consuls dont l’un est Angelotti, mais les Italiens reprennent leur pays et y créent une police secrète dirigée par le Baron Scarpia.


Le livret

13 novembre, Tosca de Giacomo Puccini. Opéra en trois actes, Palais des Festivals et des Congrès, Cannes
Acte 1 - Angelotti, qui vient de s’évader de la prison, entre dans l’église Sant’Andrea della Valle. Il trouve, au pied de la statue de la Madone, la clef de la chapelle que sa sœur a laissée pour lui. Entre le sacristain, qui s’étonne de ne pas trouver Mario Cavaradossi à son chevalet. Au même moment résonne la voix de Floria Tosca : elle a entendu des chuchotements qui lui font croire que son amant Mario n’est pas seul. Un coup de canon retentit : l’évasion d’Angelotti est découverte. Les deux hommes s’enfuient alors...

Acte 2 - Les appartements de Scarpia au Palais Farnese. Scarpia remet une lettre à Sciarrone à l’intention de Tosca qui chante à l’étage inférieur. Tosca fait irruption alors qu’Angelotti est emmené dans la chambre des tortures. A bout de nerfs, elle révèle la cachette de son amant se rendant compte qu’elle n’a qu’une seule façon de le sauver : acquiescer aux désirs de Scarpia... Celui-ci lui assure que l’exécution d’Angelotti sera feinte et pendant qu’il lui rédige un sauf-conduit, Tosca s’empare d’un couteau et lui plante en plein cœur...

Acte 3 - Une terrasse du Château Saint-Ange. Tosca arrive et se précipite vers son amant : elle lui explique que l’exécution sera feinte. Le peloton d’exécution arrive. La salve part, Angelotti s’effondre. Tosca s’approche et découvre avec horreur qu’il est mort. Scarpia l’a trompée. Des cris retentissent : le meurtre de Scarpia a été découvert. Poursuivie, Tosca affolée enjambe le parapet et se jette dans le vide.

Le vérisme de Tosca
Ruggero Leoncavallo fut le premier à s’engager dans la voie du vérisme : il en donna une définition dans I Pagliacci. Il décrivait son œuvre comme une tranche de vie : il annonçait les spasmes de la douleur, des cris et des rires sardoniques. Le vérisme est une esthétique musicale qui accorde la prédominance au sujet réaliste. Il cherchait à atteindre une vérité dramatique plus intense.
Le triomphateur fut un musicien authentique : Giacomo Puccini.

Le point le plus éclatant de sa carrière est certainement Tosca. Le compositeur se soucie bien peu du cadre historique et politique de la pièce. Seule compte pour lui une magnifique histoire d’amour, de jalousie et de mort. Puccini excelle surtout à créer le pressentiment dramatique, l’attente fiévreuse du dénouement, en un mot le suspense. La pensée dramatique est absolument neuve chez lui : il s’attache à trouver un sujet de chair et os, un sujet qui lui permette de développer les caractères et de jouer avec la palette des sentiments humains sans craindre la cruauté, la sensualité, ni même l’érotisme. Scarpia n’est pas un tyran comme les autres ; c’est un sadique au sens clinique du terme. Avec Tosca, Puccini quitte le domaine des souffrances et des joies quotidiennes pour s’engager dans le drame exceptionnel, créant un savant mélange de jalousie, amour, sadisme, érotisme, patriotisme, religion et politique.

Nicolas Giusti, direction musicale
Pianiste, compositeur et chef d’orchestre, Nicolas Giusti commence ses études de piano à Bruxelles et se perfectionne en Italie avec Enza Sicari, avec Gianadrea Gavazzeni, Mario Gusella et Peter Maag pour la direction d’orchestre, Aldo Clementi, Franco Donatoni et Antonio Tonini pour la composition. Vainqueur de nombreux concours, il collabore avec des artistes : Cecilia Bartoli, Placido Domingo, Leo Nucci... Enregistrant pour la RAI dans le programme La Barcaccia, nombre de médias ont consacré des émissions à ses compositions. Remarqué au Théâtre d’Izmir lors de la production de La Bohème, il est invité régulièrement à diriger de grands orchestres en Europe.
Parallèlement à sa carrière de professeur, il est Directeur musical du Prix Italia è...Lirica 2008.

Mariana Panova, soprano
Mariana Panova fait ses débuts au Théâtre Philharmonique de Sofia dans le rôle de Gretel de Hansel et Gretel. Elle reprend le rôle de Violetta à Sofia et Tel Aviv. Elle se produit régulièrement en concerts et chante, entre autres, dans Lucia di Lammermoor , La Bohème, Les Noces de Figaro, Otello et Le Barbier de Séville en tournée mondiale.

Ignacio Encinas, ténor
D’origine espagnole, Ignacio Encinas étudie avec Gianni Poggi et Gino Becchi et fait ses débuts très remarqués dans Rigoletto au Théâtre de la Zarzuela à Madrid, ce qui lui ouvre les portes des principaux théâtres espagnols. Sa participation à de nombreuses productions internationales lui a permis de collaborer avec des chefs d’orchestre prestigieux et des metteurs en scène de renom. Ces deux dernières années, il a chanté dans La Bohème, Turandot, Le Trouvère, Aïda, La Traviata...

Sergio Bologna, baryton
Sergio Bologna étudie le chant au Conservatoire de La Spezia avec Antonietta Cannarile. Il remporte deux concours et fait ses débuts dans le rôle de Figaro du Barbier de Séville à Rome. A l’occasion du bicentenaire de la naissance de Donizetti à Bergame, il participe aux productions de Adelia, Lucia di Lammermoor et Don Pasquale. Il chante au Festival Puccini dans La Bohème, puis dans Le Barbier de Séville, Madame Butterfly, La Bohème, etc. dans les théâtres vénitiens, également en Suisse et dans les grands théâtres d’Italie.

Durée : 3h avec 2 entractes

Livret de : Luigi Illica et Giuseppe Giacosa
d’après la pièce de : Victorien Sardou
Direction musicale : Nicolas Giusti
Mise en scène, scénographie : Piero Marin
Chef des Chœurs : Pascuale Menchise
Régie générale : Vidal Gonzalez
Eclairages : Alain Bouley

Chœur et Orchestre Philharmonique Giuseppe Tartini - Rome
Avec : Mariana Panova, Ignacio Encinas, Sergio Bologna, Massimiliano Damato, Carlos London, Patrice Blanc

Prix des Places (location)
1e série Orchestre et 1e série Balcon
Tarif Public : 37€ - Tarif Réduit : 33€
Tarif abonné Saison "Sortir à Cannes" : 30€
2e série Balcon
Tarif Public : 28€ - Tarif Réduit : 24€
Tarif abonné Saison "Sortir à Cannes" -25 ans : 12€
Attention Abonnement limité
Tarif enfant -de 10 ans : 10€
Les trois derniers rangs du balcon : Tarif Unique 20€


pierre aimar
Jeudi 5 Novembre 2009
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