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Prades, Festival Pablo Casals, concert « Retable Baroque » et découverte de Vassili Chmykov, Matthew Chin, Armelle Khourdouïan

Pourquoi cet intitulé pour un concert du Festival Pablo Casals de Prades ?


Parce qu’il s’agit de musique baroque certes mais surtout parce que le concert est présenté en avant scène du plus grand retable baroque de France, œuvre magistrale du sculpteur catalan Joseph Sunyer, réalisée à la fin du XVIIe siècle dans l’église Saint-Pierre de Prades.
Œuvre immense dans le plus pur style baroque qui met en scène anges et angelots, figures diverses, vases et dorures, vasques fleuries, instruments de musique, balustres de marbre devant un énorme autel doré à quatre colonnes, autour d’anges à l’épée, glaives, ailes et couronnes. Partout, ce marbre superbe veiné de rose à peine grenat, propre au pays catalan.
L’œuvre écrase un peu le visiteur - tel était le but recherché - mais elle célèbre la puissance divine, et devant une telle richesse décorative, il ne manque… que la musique.


Ce Retable baroque qui réunit Vivaldi, Haydn, Bellini et Mozart, accueille un contemporain, Penderecki,

compositeur polonais habitué de ce festival. Avec une œuvre rare jouée à huit violoncelles. Apre et triste, prenante aussi comme une musique de fin du monde, qui en seconde partie, rompt le rythme du baroque et créée une autre forme d’émotion.

Auparavant tout a commencé par Vivaldi et un concerto en forme de danse galante, rapide et heureux ; suivi par un concerto pour violon de Haydn, interprété par un jeune violoniste surprenant et doué à l’extrême, Vassili Chmykov ; et par le tout aussi doué, Matthew Chin, dans le concerto 2 de Haydn. Ces deux remarquables interprètes lauréats du concours du festival ont fait montre d’une étonnante maîtrise dans l’art de jouer en vivacité et douceur, enthousiasme, et pour Vassily d’une virtuosité à couper le souffle, accompagnée de tous les jeux de scènes qui enrichissent encore la valeur du spectacle lorsqu’il se fait musique. Deux noms à retenir en tous les cas.
Quelle vivacité et quelle ferveur chez celui qu’on appelait le petit père Haydn ! De la musique de lumière.

Une autre surprise avec Armelle Khourdouïan, soprano, interprète de Mozart dans la délicatesse de ses rôles féminins, leur tendresse même et leur frivolité ; L’héroïne aime, ou n’aime pas, elle doute, hésite, « avete un cor fedele » ; elle balance entre deux partis : aimer et y croire, ou douter et renoncer. Un délice de jeunesse et de finesse chez ces trois jeunes interprètes bien inscrits au chœur de l’église, au pied de ce retable qui semble-t-il, favorise les musiques divines… et les talents musicaux.
A ne pas oublier ces autres interprètes et orchestres qui offrent un concerto pour hautbois et le divertimento en ré de Mozart pour cordes et vent qui trouve là toute son ampleur, au pied du retable qui célèbre tant d’anges musiciens.
Jacqueline Aimar



Pierre Aimar
Mardi 21 Août 2018
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