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Nouveau disque de Georges-Emmanuel Schneider, « Solo sonatas », Bach, Ysaÿe, Béla Bartók

« Solo sonatas ». Programme pour violon seul composé d’une sonate de Johann Sebastian Bach, d’une sonate d’Eugène Ysaÿe et de LA sonate de Béla Bartók.


A 30 ans, le violoniste français Georges-Emmanuel SCHNEIDER, élève du virtuose Ruggiero Ricci, propose une musique à la fois douce et enivrante. Il est vrai que cet artiste, qui apporte une note épicée aux morceaux qu’il interprète, s’attaque dans son nouvel album disponible depuis peu à une œuvre majeure et unique du répertoire pour violon seul.

Trois sonates complexes à interpréter et d’horizons tout à fait différents : quel programme !
Ce programme forme un monde à part dans la littérature musicale. Peu de compositeurs se sont essayés à des œuvres pour violon seul, à l’exception de certains virtuoses tel Niccolo Paganini. Le cycle des six sonates et partitas de Johann Sebastian Bach forme sans aucun doute un des piliers de ce répertoire dans toute l’histoire de la musique. Depuis sa création en 1944, Georges-Emmanuel est l’un des rares interprètes à avoir eu l’audace de reprendre la sonate de Béla Bartók en version originale dans un enregistrement.
Georges-Emmanuel explique « Écrire une oeuvre pour violon seul n’est pas une entreprise confortable pour un compositeur. C’est l’ensemble des possibilités techniques du violon qui se trouvent prises à partie. Doubles cordes et accords complexes forment la base de la musique afin de soutenir la progression harmonique. Musique et technique doivent se fondre l’une dans l’autre avec subtilité, tout particulièrement chez Bach à qui nous devons une partie importante du développement de la polyphonie. Un défi certain pour l’interprète, dont la main gauche alterne rapidement entre un grand nombre d’accords difficiles à saisir, et dont la main droite conduit l’archet souvent sur quatre cordes à la fois. Pour ce genre de répertoire, le plus grand défi sera finalement de faire s’effacer l’importance de cet empilement d’accords au profit d’un paysage mélodique continu. »

Georges-Emmanuel Schneider, un jeune virtuose qui sort des sentiers battus

Depuis sa plus tendre enfance Georges-Emmanuel SCHNEIDER a toujours voulu se démarquer de l’image conventionnelle de la musique classique. Après avoir fréquenté les meilleures écoles de musique à travers le monde, il fait ses premières armes auprès des plus grands. Ruggiero Ricci, Ana Chumachenco et Pierre Amoyal, entre autres, ont été ses maîtres et inspirateurs. Très vite, il entame sa carrière de soliste et a aujourd’hui acquis une notoriété internationale.
Georges Emmanuel SCHNEIDER confie « Ma formation de base terminée, j’avais besoin de connaître la musique dans son intimité, dans les applications de ce que je venais d’apprendre. Affronter la musique « en vrai » dans tous ses états : activités solistiques, musique de chambre, symphonique, contemporaine, classique, jazz, musique du monde et opéra… ».
Atypique, Georges-Emmanuel se distingue vraiment des autres musiciens. En effet, étudiant la musicologie à l’université de Salzbourg où il prépare une thèse pour enrichir sa personnalité de soliste, il a lui-même écrit le concept musiclogique de ce nouveau disque. Il compte deux albums à son actif et en prépare déjà deux autres qui sortiront l’année prochaine. Il a donné des concerts majeurs notamment à la Tonhalle de Zurich, au Cadogan de Londres, à la grande salle académique de Liège, celle du Mozarteum dans le cadre du festival de Salzbourg et dans bien d’autres lieux de prestige encore.

Quand l’homme et l’ instrument d’exception ne font qu’un…
Georges Emmanuel SCHNEIDER partage la vedette avec son violon qu’il possède depuis 15 ans. Son violon daté de l’an 1810 est donc âgé de 200 ans. Cet instrument d’exception peut être considéré comme égal à bien des Stradivarius. Il a été fabriqué par l’illustre Nicolas Lupot, sans conteste le luthier le plus important de l’école française de lutherie. Du point de vue de l’artiste, son violon s’inscrit physiquement dans son prolongement. Il ne joue pas d’un instrument, il laisse parler son violon.
Force est de contater que l’instrument est transcendé par la fraîcheur et la parfaite maîtrise technique de Georges-Emmanuel. Son violon exprime tour à tour toutes ses émotions et entraine l’auditeur, même néophyte, dans une toute autre dimension.

Pour plus d’information : www.ge-schneider.com


pierre aimar
Lundi 22 Novembre 2010
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