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Jusqu'au au 1er juin, Richter en France, Musée de Grenoble. [Jacqueline Aimar]

Pour la première fois ce printemps, le musée de Grenoble va présenter la totalité des œuvres de Gerhard Richter conservées dans les collections publiques françaises. Diverses acquisitions de nombreuses œuvres de l’artiste ont été effectuées au cours des vingt-cinq dernières années, faisant de Richter le peintre allemand contemporain le mieux représenté dans les collections publiques nationales.
Cette exposition propose une approche inédite de la démarche de Richter.


La relation de Richter à la peinture a déterminé d’entrée de jeu son rapport à la photographie

Jusqu'au au 1er juin, Richter en France, Musée de Grenoble. [Jacqueline Aimar]
L’artiste né en 1932 à Dresde, a suivi l’enseignement de la Kunstakademie de sa ville natale, études dominées par l’esthétique du réalisme soviétique. Il quitte la Rda en 1961 peu avant la construction du mur et s’installe à Dusseldorf où il suit à nouveau un enseignement artistique.
Longtemps le travail de l’artiste est apparu déroutant, tant il a développé à plaisir des styles différents, passant de tableaux photos-réalistes à d’autres susceptibles d’être assimilés à différents courants de l’abstraction, de l’art concret, la peinture gestuelle.
D’abord la relation de Richter à la peinture a déterminé d’entrée de jeu son rapport à la photographie ; il souhaite peindre comme un appareil photo car cela lui permet de concilier le caractère objectif de l’image photographique avec la dimension sensible de la perception du peintre. Parallèlement à ses travaux inspirés de photos, Richter développe des recherches sur la matérialité de la peinture, l’ambiguïté du visible, les limites entre images figuratives et image abstraite. Dans Wolken par exemple, le titre apparaît comme le seul révélateur de cette mer de nuages vue par l’artiste.
Plus tard ses recherches le poussent vers l’étude de la couleur en échantillons, puis en d’autres modes où il se se livre à la démonstration des effets qu’on peut en tirer. Après 1976, viennent les petits tableaux abstraits, utilisés comme des sortes de documents et dans les années 1980, les Abstrakte Bilder lui assurent enfin la reconnaissance internationale.
Ces œuvres à la beauté froide et lisse mais saisissante permettent à l’artiste de donner cours à son impulsion du moment : jaillissement des formes, luxuriance des couleurs, impétuosité des mouvements. Survient ensuite une phase de réflexion autour des bougies et de crânes, symboles de la fragilité de la vie et du caractère moral que Richter assigne à son art.
C’est à la fin des années 80 seulement que l’évidence de son exploration de toutes les possibilités de la peinture s’est imposée comme une expérience artistique et remarquable qui donne à Richter sa valeur et son rôle personnels.
Jacqueline Aimar

Du 7 mars au 1er juin, 04 76 63 44 44


pierre aimar
Jeudi 21 Mai 2009
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