Un spectacle total et bouleversant sur l’exil syrien, né sur le terrain du travail social.
C’est l’une de ces trajectoires fulgurantes comme seul le Festival Off d’Avignon sait en fabriquer. Une aventure humaine partie de Saône-et-Loire pour conquérir les cœurs de la cité des papes.
Pour sa troisième année consécutive, le spectacle L’ailleurs, porté par la compagnie Arc en Scène, s’apprête à retrouver les planches de l’Atelier 44, du 3 au 14 juillet prochains à 14h30. Une reprise en forme de consécration pour une œuvre qui a réalisé le rare doublé de décrocher le Prix du public du meilleur spectacle théâtral lors des éditions 2024 et 2025.
Du projet social au choc esthétique
Rien ne prédestinait pourtant cette création à devenir l’un des phénomènes du Off. À l'origine, L’ailleurs s’enracine dans un projet de développement social mené par Thibault Mouginot pour l’OPAC de Saône-et-Loire, à Autun, visant à raconter l'intégration de familles syriennes. Ce travail au long cours a d'abord donné naissance à une bande dessinée, Les mots nous manquent (éditions Tartamudo), saluée au Festival d'Angoulême et récompensée par le Trophée national de l’innovation sociale.
Mais le théâtre possède cette force d'immersion que le papier effleure à peine. Sous la direction du metteur en scène Mété Arikan, l'histoire a pris corps. Sur scène, une dizaine de comédiens professionnels et amateurs, mêlant les générations redonnent vie à ce basculement universel : celui d'un quotidien paisible brisé par le chaos de la guerre, suivi du douloureux chemin de l'exil, de la Turquie jusqu'à la reconstruction en France.
Un théâtre de l'émotion pure et du partage
Si L’ailleurs bouleverse à ce point le public, c’est qu'il refuse le misérabilisme pour lui préférer la poésie, le rythme et une profonde dignité. Le spectacle commence dans la pudeur du silence, avant de se muer en une œuvre chorale et pluridisciplinaire. Les corps exultent ou fléchissent, portés par les illustrations projetées de Yas Munasinghe, les notes subtiles de Pierre Lecomte et, surtout, la voix vibrante du jeune syrien Khaled Zyadeh.
En quittant le dogme politique pour se focaliser sur l'intime, la pièce remue les ventres autant qu'elle éveille les consciences. Elle rappelle, sans fard, que l'on n'abandonne jamais sa terre natale par gaieté de cœur.
Le rendez-vous de la confirmation
Dans la jungle d'Avignon et ses quelque 1 500 spectacles, conserver son public est une gageure. Après avoir affiché complet tout le festival 2025 et après des représentations remarquées et notamment sur la scène nationale de L'arc au Creusot, la troupe d'Arc en Scène revient dans l'écrin intimiste de l'Atelier 44.
À une heure de grande écoute (14h30), cette traversée théâtrale s'impose comme un grand rendez-vous de l'édition 2026. Un rappel vibrant que le théâtre reste, avant tout, le lieu de l'altérité et de l'humanité partagée.
Pour sa troisième année consécutive, le spectacle L’ailleurs, porté par la compagnie Arc en Scène, s’apprête à retrouver les planches de l’Atelier 44, du 3 au 14 juillet prochains à 14h30. Une reprise en forme de consécration pour une œuvre qui a réalisé le rare doublé de décrocher le Prix du public du meilleur spectacle théâtral lors des éditions 2024 et 2025.
Du projet social au choc esthétique
Rien ne prédestinait pourtant cette création à devenir l’un des phénomènes du Off. À l'origine, L’ailleurs s’enracine dans un projet de développement social mené par Thibault Mouginot pour l’OPAC de Saône-et-Loire, à Autun, visant à raconter l'intégration de familles syriennes. Ce travail au long cours a d'abord donné naissance à une bande dessinée, Les mots nous manquent (éditions Tartamudo), saluée au Festival d'Angoulême et récompensée par le Trophée national de l’innovation sociale.
Mais le théâtre possède cette force d'immersion que le papier effleure à peine. Sous la direction du metteur en scène Mété Arikan, l'histoire a pris corps. Sur scène, une dizaine de comédiens professionnels et amateurs, mêlant les générations redonnent vie à ce basculement universel : celui d'un quotidien paisible brisé par le chaos de la guerre, suivi du douloureux chemin de l'exil, de la Turquie jusqu'à la reconstruction en France.
Un théâtre de l'émotion pure et du partage
Si L’ailleurs bouleverse à ce point le public, c’est qu'il refuse le misérabilisme pour lui préférer la poésie, le rythme et une profonde dignité. Le spectacle commence dans la pudeur du silence, avant de se muer en une œuvre chorale et pluridisciplinaire. Les corps exultent ou fléchissent, portés par les illustrations projetées de Yas Munasinghe, les notes subtiles de Pierre Lecomte et, surtout, la voix vibrante du jeune syrien Khaled Zyadeh.
En quittant le dogme politique pour se focaliser sur l'intime, la pièce remue les ventres autant qu'elle éveille les consciences. Elle rappelle, sans fard, que l'on n'abandonne jamais sa terre natale par gaieté de cœur.
Le rendez-vous de la confirmation
Dans la jungle d'Avignon et ses quelque 1 500 spectacles, conserver son public est une gageure. Après avoir affiché complet tout le festival 2025 et après des représentations remarquées et notamment sur la scène nationale de L'arc au Creusot, la troupe d'Arc en Scène revient dans l'écrin intimiste de l'Atelier 44.
À une heure de grande écoute (14h30), cette traversée théâtrale s'impose comme un grand rendez-vous de l'édition 2026. Un rappel vibrant que le théâtre reste, avant tout, le lieu de l'altérité et de l'humanité partagée.
En pratique :
L’ailleurs, par la Cie Arc en Scène.
Lieu : Théâtre de l’Atelier 44 (44, rue Thiers, Avignon).
Dates : Du 3 au 14 juillet 2026 à 14h30.
À partir de 8 ans.
Lieu : Théâtre de l’Atelier 44 (44, rue Thiers, Avignon).
Dates : Du 3 au 14 juillet 2026 à 14h30.
À partir de 8 ans.


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