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Carte blanche à Min Jung-yeon, exposition du 6 novembre 2019 au 17 février 2020, Musée national des arts asiatiques Guimet, Paris

Cette nouvelle Carte blanche contemporaine, confiée à l’artiste coréenne Min Jung-yeon, dans l’espace de la rotonde au 4e étage, présente une installation immersive et organique, créée spécifiquement pour le MNAAG.


Fragment de l’installation Tissage, crayon et acrylique sur papier Canson, Min Jung-yeon 2019 © Thierry Estrade Courtesy : Min Jung-yeon & Galerie Maria Lund
Fragment de l’installation Tissage, crayon et acrylique sur papier Canson, Min Jung-yeon 2019 © Thierry Estrade Courtesy : Min Jung-yeon & Galerie Maria Lund
S’appuyant sur la réalité d’un pays scindé en deux depuis 65 ans et sur la notion de réconciliation, l’installation se compose de dessins grands formats et de troncs de bouleaux dessinés en papiers suspendus. Tel un kaléidoscope immense, les jeux de miroirs offrent à la vue de subtils entrelacs en superposition. Son approche philosophique du temps, de la mémoire et de l’espace, naît de la rencontre harmonieuse de l’organique et de la fluidité.

Le visiteur est comme immergé dans l’installation dès son entrée et devient partie intégrante et active de l’œuvre. Un dessin monumental présente un tissage de troncs de bouleaux et de tuyaux métalliques, tels des portiques. L’ensemble est inondé de reflets créés par les miroirs qui recouvrent les fenêtres de la rotonde. Depuis le centre du dôme, une grande ombrelle à facettes, habillée de miroirs, sème le trouble dans la perception de la réalité : le reflet devient ici la seule réalité d’un temps qui n’a pas d’ordre. Chacun a son point de vue qui ne cesse d’évoluer. Le visiteur est entraîné dans cette dynamique organique sans fin et poétique.

Le travail de Min Jung-yeon comporte une dualité, celle du vide et du plein, de la construction et de la destruction, de l’équilibre et du chaos, autant de couples de contraires chers à la pensée taoïste nourrissant son œuvre. Dans sa vénération de la nature, notamment la forêt de bouleaux, le chamanisme est également omniprésent.

En écho à l’univers de Min Jung-yeon, une collection de pierres de lettrés est présentée. Pratique ancestrale qui remonte au 4e siècle de notre ère, ces pierres sont choisies dans la nature pour leur forme rappelant une montagne, une île ou un rocher. Autrefois, la sélection des pierres se faisait selon des codes bien établis. Aujourd’hui, ces critères ont évolué et une approche plus abstraite est admise. Les pierres deviennent des objets d’art indépendants, réceptacles d’une idée projetée par le collectionneur.

Min Jung-yeon, née en 1979, est diplômée d’arts plastiques (Université Hongik de Séoul en 2003 et Beaux-Arts de Paris en 2005). Son œuvre a fait l’objet de nombreuses expositions personnelles y compris dans diverses institutions internationales dont le Musée national d’Art oriental de Moscou et le Musée d’art moderne et contemporain de Saint-Étienne Métropole. Elle a également été présentée au Musée national des Beaux-Arts de Taichung (Taïwan).

Commissaire
Sophie Makariou, présidente du MNAAG

Publication autour de l’exposition
Carte blanche à Min Jung-yeon
Édition Beaux Arts magazine, 36 pages

Tarif unique
Collections permanentes et expositions temporaires : 11,50 € (plein), 8,50 € (réduit)

Informations pratiques

Musée national des arts asiatiques Guimet
6 Place d'Iéna
75116 Paris, France
V78V+2F Paris, France
guimet.fr
+33 1 56 52 53 00


Pierre Aimar
Mercredi 23 Octobre 2019
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