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André Lhote de retour en ses murs, église Sainte-Foi, Mirmande, Drôme

Cinquantième anniversaire de la disparition de l’artiste, coloriste délicat et théoricien de l’art cubiste


Né à Bordeaux en 1885, (de nombreuses œuvres présentées proviennent de cette ville, collections privées ou publiques), il aborde l’art par la sculpture avant de venir à la peinture.
À la fois théoricien et pédagogue, il fonde en 1921 son école sur les hauteurs de Montparnasse : il aura pour élèves William Klein et Tamara de Lempicka, Bertrand Dorny et Marcelle Rivier, mais aussi Henri Cartier-Bresson.

Partant un jour pour le Midi, André Lhote ressent un véritable coup de cœur pour ces paysages de la Drôme qui captent si bien la lumière ; il s’y arrête. Puis il acquiert une maison à Mirmande, dans ce village en escalier qui a déjà tous les atouts de la Provence; il va y organiser des stages d'été pour ses élèves. En outre à partir de 1940 et pendant toute l'Occupation, nombre d'artistes y trouveront refuge parmi lesquels Marcelle Rivier et Guy Marandet qui y demeureront, Alexandre Garbell, et Pierre Palué, un autre de ces peintres attachés à ce pays.
Le peintre, on s’en doute, demeure cher aux cœur des habitants de Mirmande, et cette exposition à l’église Sainte-Foy qui couronne le village en bord de pinède, représente un événement heureux.
Des dessins, des souvenirs et témoignages, des toiles variées en particulier une série de portraits de femmes, Madame Lhote, la première puis une seconde Madame Lhote, ou cette Femme au bonnet écossais et cette Boudeuse attendrissante, le peintre a incontestablement aimé et ressentyi les femmes. Mais il a su aussi regarder le village, la Côte chaude, et la Neige à Mirmande ou l’atmosphère si bien saisie de l’Entrée du Parc ; tout comme les natures mortes et ces tables et chaises culbutées très expressives.
L’exposition dure encore jusqu’en septembre ; les jours de fin d’été apportent cette lumière sereine qui a fait rêver tant de peintres et qu’on retrouve dans l’œuvre d’André Lhote.
Jacqueline Aimar


Pierre Aimar
Vendredi 24 Août 2012
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