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19 mai au 10 octobre 2010, exposition Gérard Gasiorowski au Carré d'Art de Nîmes

Recommencer. Commencer de nouveau la peinture. Quinze ans après le Centre Georges Pompidou, une nouvelle rétrospective dédiée à l’œuvre de Gérard Gasiorowski (1930–1986), composée d’une centaine d’œuvres, dont certaines rarement montrées.


Un chantre de la contradiction

Cette exposition entend proposer une nouvelle lecture du travail de l’artiste, tenant en premier lieu dans le refus d’une mise en perspective linéaire. Les principales séries ou oeuvres – Approche (1965-1970) à Fertilité (1986) – seront présentées. Néanmoins, la chronologie en sera complètement modifiée afin de multiplier les points d’entrée dans son travail. Toute sa carrière durant, l’artiste se pose en chantre de la contradiction, pensée en termes de mise en opposition constructive et non d’impossibilité. Il s’agit là d'un aspect incontournable de sa pratique et de sa personnalité, qui le voit passer de la figuration hyperréaliste à l’abstraction ou la fiction, de la virtuosité à la croûte, tout en maniant l’irrévérence ou l’hommage, la gravité et l’ironie la plus acide, l'excès ou l'ascèse.
Gasiorowski s’est en effet ingénié à jouer lui-même avec l'exégèse de son travail en multipliant chausse-trappes et objets de confusion, construisant une oeuvre faite de disparitions (Les Aires, Kiga), de conflits (La Guerre, l'Académie Worosis Kiga), de dons ou d'offrandes (Hommage à Manet, Les Paysans), allant même jusqu’à produire, au cours des dernières années de sa carrière, des oeuvres dont l’ampleur rend la présentation quasi impossible.

Présentation de l'exposition

La volonté de donner à voir une compréhension globale de l’oeuvre de Gasiorowski, et par là même les "allers-retours ", rapprochements mais aussi digressions et « contradictions » volontairement pensées et soupesées par l’artiste, a conduit à envisager un accrochage ne respectant pas strictement une progression chronologique. Sont au contraire privilégiées des mises en relation de travaux qui éclairent une capacité d’invention et d’expérimentation sans cesse à l’oeuvre, tout en mettant l’accent sur l’aspect capital que constitue l’interrogation du faire.
Ainsi est-ce la série Kiga (1976-1983), développement fictif autour de la notion de fondements et de pureté de la peinture, qui clôt le parcours. Alors que dans la première salle sont confrontées des oeuvres majeures de la fin de la carrière avec des toiles du tout début : L’Atelier de Taïra (1984-1986) et Giotto-Atelier de Gasiorowski (1984), questionnements sur le positionnement du peintre et la possibilité d’exercer, font ainsi face aux deux seuls tableaux conservés de la série C’est à vous Monsieur Gasiorowski (1964), et à quelques toiles de la série hyperréaliste L’Approche(1965-1970), qui lui apporta la notoriété.



Pratique

Carré d'Art - Musée d'art contemporain
Ouvert tous les jours sauf le lundi de 10h à 18h.
Entrée: 5 euros, tarif réduit: 3,70 euros
communication@carreartmusee.com


Jacqueline aimar
Vendredi 26 Mars 2010
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