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19 et 20 juin 2009, création Le jardin des délices. Le nouveau spectacle de la compagnie Blanca Li, Festival de Montpellier Danse

Création au Festival de Montpellier Danse les 19 et 20 juin 2009. 5 représentations au Théâtre des Champs Elysées du 26 au 30 juin 2009.
Talentueuse touche-à-tout, la curiosité toujours en éveil, l’Espagnole Blanca Li, installée à Paris depuis 1993, est à la fois chorégraphe, danseuse, réalisatrice. Originaire de Grenade, elle puise son inspiration dans ses racines andalouses tout en explorant un large éventail de formes d’expression corporelle.


© Museo Nacional del Prado (España)
© Museo Nacional del Prado (España)
Insaisissable Blanca Li, qui n’est jamais là où on l’attend. Voici que s'annonce un « Jardin des Délices » portant son empreinte. Le « Jardin des Délices », peinture de Jérôme Bosch exposée au Musée du Prado à Madrid, a toujours été une des références essentielles, voire obsessionnelles de Blanca Li. Le film d'animation réalisé sur le sujet par Eve Ramboz a finalement incité la chorégraphe à sauter le pas et à mettre en scène son interprétation du tableau.

Le « Jardin des Délices », encadré par le paradis et l’enfer, dépeint un monde délicieusement invraisemblable où hommes et femmes vivent en harmonie d’amour et de plaisirs, où règne l’abondance, où la vie est un jeu, un lieu de jouvence… Mais derrière cette apparente sérénité se dissimulent déjà les signes de la métamorphose en cours, s’avancent les tentations coupables. Signes et tentations qui disent le caractère éphémère et fragile d’un monde et d’une utopie que l’enfer et ses folies accueilleront bientôt. Jérôme Bosch sait que le monde (son monde) court à sa perte. Il peint un manifeste de liberté. Aujourd’hui, Blanca Li s'inspire de ce tableau pour nous parler de notre monde.

« J’ai toujours été tentée de faire naître une chorégraphie de cette œuvre, où l’enfer se mêle au paradis, le plaisir au vice, et le satirique à la morale…et qui invite chacun à trouver sa propre voie vers un monde nouveau. C’est d’une modernité et d’une actualité intemporelle. Choisissant une esthétique délibérément pop, j'ai situé mon spectacle au sein d'un espace public contemporain, habité d'êtres fantastiques inspirés de notre monde actuel, en parallèle avec les images du tableau. Un lieu de tous les possibles où se croisent des personnages excentriques. Un bal fou et cependant lucide. Où les genres se choquent et se mêlent en se heurtant. La course effrénée au plaisir consumériste, les excès, les vanités, les délices des perversions ordinaires … Un espace où s'incarnent folie, passion, liberté, plaisir, perversions et fantasmes, un lieu où se nouent et se dénouent les contradictions de notre temps. On y fait l'amour, on y mange, on y danse, on y joue de la musique. J'ai envie de rire, de faire la fête. Je suis dans un moment euphorique. Le spectacle sera à l'image du tableau : plein de surprises et de fantaisie, sans logique apparente. Poésie, couleur, humour, rêves les plus secrets, amours, délices… ».
Blanca Li vous invite à ce bal déjanté.

Mise en scène et chorégraphie : Blanca Li
Réalisation du film : Eve Ramboz
Musique : Tao Gutiérrez
Pianiste : Jeff Cohen
Danseurs : distribution en cours
Scénographie : Pierre Attrait
Lumière : Jacques Châtelet
Vidéo : Charles Carcopino
Costumes : Tilman Grawe, Laurent Mercier
Assistante à la chorégraphie : Glyslein Lefever

Avec Blanca Li, 8 danseurs et Jeff Cohen au piano

Blanca Li express

« Regardant dans son rétroviseur, Blanca Li, fougueuse Espagnole de Grenade, peut y voir ses débuts à New York, où elle fréquenta les cours de Martha Graham, son retour en pleine période movida avec groupe rock à la clé, ou mieux ce premier opus, Nana et Lila, en 1993, qui la révèle en Europe. Blanca Li, au culot et sans aide, osa alors ce mélange de danse contemporaine et de musique arabe. (…) One woman show déjanté, hommage au cirque, danseuse flamenco à ses heures perdues, clin d’oeil au hip hop, une ode à l’Andalousie aussi… Blanca Li n’est jamais vraiment là où on l’attend». (Philippe Noisette)

Blanca Li fonde en 1993 sa compagnie de danse contemporaine à Paris, inscrivant depuis onze créations à son répertoire. A partir d’un large éventail de formes d’expression corporelle, du flamenco au hip hop en passant par la danse classique ou baroque, Blanca Li signe un parcours singulièrement personnel. En 1999, elle est invitée par l’Opéra de Paris pour chorégraphier l’Opéra ballet les Indes Galantes et en 2001 pour le ballet Shéhérazade.

Nommée pour une saison directrice et chorégraphe du Ballet de Berlin au Komische Oper, elle y recrée notamment en 2002 le Songe du Minotaure pour 24 danseurs. Chorégraphe habituée au cinéma, elle écrit et réalise son premier long-métrage de fiction, Le Défi (2002), comme un hommage aux comédies musicales américaines transposé dans le monde du hip hop français.

Son spectacle Macadam Macadam, créé en 1999 au Festival Suresnes Cités Danses, est repris en 2006 avec une nouvelle équipe au Théâtre Mogador à Paris et reçoit le Globe de Cristal 2007 dans la catégorie « meilleur Opéra/Ballet ».
En septembre 2006, elle prend la direction artistique du Centro Andaluz de Danza à Séville.
Corazón Loco, création de la compagnie avec l’Ensemble vocal Sequenza 9.3 sur une partition contemporaine originale d’Edith Canat de Chizy, est produit en janvier 2007 au théâtre Odyssud de Blagnac et au Théâtre National de Chaillot.
En juillet 2007, elle crée Poeta en Neva York, un spectacle inspiré par Federico Garcia Lorca au théâtre de verdure du Generalife à Grenade. Accompagnée sur scène de la « cantaora » Carmen Linares, du « bailaor » Andrés Marín et d’une trentaine de danseurs et musiciens, elle se rapproche de la comédie musicale sur une partition musicale originale de jazz et flamenco de Tao Gutierrez. (Prix « Premios Max » 2008 de la meilleure chorégraphie, équivalent en Espagne des « Molière » en France).
En octobre 2008, elle crée Enamorados Anonimos au Teatro Movistar à Madrid.

Dans le domaine des arts plastiques, Blanca Li réalise sa première exposition (« Te voy enseñar a bailar » - Je vais t’apprendre à danser) au MUSAC, le musée d’art contemporain de León en Espagne (janvier-mai 2008), sous la forme d’un parcours déambulatoire à la fois plastique, audiovisuel et chorégraphique, constitué d’installations interactives (Home fitness, Classe de danse, etc) sur plus de 1000 m2.

Biographie détaillée & répertoire complet de la Compagnie :
www.blancali.com


pierre aimar
Jeudi 14 Mai 2009
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