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St-Etienne, musée d'art oderne : Sean Scully, Françoise Pétrovitch, Francesco Gennari et Paolo Grassino. Jusqu'au 6 avril

Le Musée d’Art Moderne accueille une rétrospective consacrée à Sean Scully, peintre né en Irlande en 1945 et naturalisé américain en 1981. Avec plus d’une centaine de peintures, dessins, pastels et photographies, l’exposition retrace 30 ans de carrière de celui qui a su allier l’abstraction à la grande tradition picturale.


Sean Scully, Une rétrospective

D’origine modeste, il est étudiant au début des années 70 à l’Université de Newcastle avant de découvrir, grâce à une bourse, les Etats-Unis et le minimalisme. Il travaille alors dans la veine de l’abstraction géométrique avec pourtant déjà un style qui lui est propre, des couleurs vives, une géométrie
stricte. Au milieu des années 1970, considérant que cette voie l’éloigne peu à peu des gens et de la vie, il réduit considérablement l’énergie chromatique de sa palette avec des couleurs plus sourdes cherchant à atténuer l’aspect décoratif de ses premières œuvres. Il se concentre alors sur la forme, et au début des années 1980, opère un véritable changement de stratégie : il désorganise la surface picturale, fait apparaître la texture, les traits de pinceaux, les creux et introduit une palette de couleurs à dominante de tons gris, ocres et bruns. Son œuvre convie à la méditation et le langage géométrique devient porteur d’une émotion. Ainsi, pour le critique d’art Donald Kuspit, Sean Scully « restitue une dimension poétique à l’abstraction géométrique ».
Parallèlement à ses peintures, l’artiste réalise des aquarelles et des photographies représentant essentiellement des murs de pierre dont l’agencement, la forme, la couleur et la texture nourrissent son travail. Cependant l’artiste lui-même insiste sur l’aspect émotionnel de ses œuvres qui ne se limite pas à un simple agencement d’aplats colorés : « J’ai essayé de créer une nouvelle forme d’émotionnalité dans la peinture abstraite, de faire des découvertes ou d’essayer de nouveaux procédés. J’ai tenté de combiner l’objectif et le subjectif, le rationnel avec l’émotionnel »

Expositions du 9 février au 6 avril 2008

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pierre aimar
Samedi 19 Janvier 2008
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