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Membre du Syndicat de la Presse Culturelle et Scientifique (SPCS) et de la Fédération Nationale de la Presse Spécialisée (FNPS)


Si vous êtes parti pour boycotter les J.O. de Pékin, ne boycottez pas l'épisode 7 de la série Dark Elevator : « Les Jeux Olympiques du précaire »

Prendre au pied de la lettre l'expression "l'ascenseur social est bloqué" et mettre 7 personnages réellement coincés à vie dans une cabine d'ascenseur!


Ecrit et réalisé par: Stéphanie Sphyras, Guillaume Cremonese et Benoît Nguyen Tat
Avec la participation exceptionnelle de: Bernard Haller
Et avec:
Jean-Christophe Dollé, Pierre Diot, Patricia Franchino, Nathalie Lacroix, Benoit Nguyen Tat,
Nina Nkundwa, Alexis Perret, Philippe vieux.
Musique: Vincent Lendower
Le concept :
Prendre au pied de la lettre l'expression "l'ascenseur social est bloqué" et mettre 7 personnages réellement coincés à vie dans une cabine d'ascenseur!

www.dailymotion.com/DarkElevator/video/x5tlzk_dark-elevator-les-jo-du-precaire-ep_fun

LA PRESSE EN PARLE :

Une web-fiction loufoque sur les ratés de l'ascenseur social
Dans "Dark Elevator", ils sont huit condamnés, bloqués à vie dans l'ascenseur social en panne. Des placardisés, des précaires, des salariés éreintés, coincés dans cet habitacle comme dans un aquarium. Ils tâchent d'y reconstituer le mode de vie de l'entreprise, un semblant de convivialité. Absurdité des "JO du précaire", où il s'agit de cirer des pompes et de dégommer, au chamboule-tout, les 35 heures et les congés payés pour décrocher un CDI ; enthousiasme suivi de la déception du pot de départ à la retraite, toujours différé, pour André (Bernard Haller)...
Ces saynètes cocasses tournent en dérision les fards de la communication et de la soumission collective. Elles n'excèdent pas trois minutes et se déroulent intégralement dans une cabine. Un exercice de style exigu mais qui a, peu à peu, permis toutes les libertés : recréer une plage, une salle d'accouchement, dans quelques mètres carrés. Ou une manifestation "Mort aux stages", comme dans l'épisode 4, particulièrement hilarant.
Cette web-fiction est signée par trois scénaristes et réalisateurs : Benoît Nguyen Tat, issu du Conservatoire national supérieur d'art dramatique, Stéphanie Sphyras, passée par l'Ecole de théâtre de la rue Blanche à Paris, et Guillaume Cremonese, ex-ingénieur en optique.

FABLE
Les trois ont créé, en 2004, leur propre structure de production, Courte Focale, pour faire avancer leurs projets. Stéphanie Sphyras a reçu l'Ours d'argent au Festival d'Ebensee en Autriche pour son moyen-métrage Dernier instant. Ensemble, ils ont écrit en 2006 le pilote d'une série, "Break-up", traitant de l'activité d'une agence spécialisée dans l'annonce de mauvaises nouvelles. Cet essai n'a pas suffi à convaincre les chaînes de leur donner les coudées franches pour un téléfilm.

A l'origine, « DARK ELEVATOR » est une commande du syndicat CFTC qui a donné à la série son titre. Les auteurs ont vite dépassé la consigne, faire un programme "proche de "Caméra café" (la série à succès de M6)", signale M. Cremonese. Des dysfonctionnements du marché du travail, ils ont dérivé vers la fable. Celle-ci tient son pari, grâce aux comédiens, pour la plupart anciens élèves du Conservatoire d'art dramatique qui jouent régulièrement au théâtre et au cinéma.

Tournée au Studio Bercy avec quatre feuilles de décor qui font illusion, cette web-fiction compte déjà sept épisodes mis en ligne depuis mars. En septembre, elle en totalisera dix, avec l'apparition d'un nouveau technicien chargé de la réparation.
Le trio s'est attelé à la conception d'une nouvelle série destinée à la Toile, "La borne", consacrée, cette fois, au chômage.
Macha Séry, pour Le Monde le 5 août 2008


TELERAMA :
Sept collègues de travail bien franchouillards sont enfermés dans un ascenseur le temps de dix épisodes. Le rythme est alerte, les dialogues percutants, et l’ensemble très réussi.
Par son format ultra-court, son humour cynique et son refus de tout réalisme, elle s’inscrit dans la veine de l’excellent Brother & Brother de Canal Plus. Outre les effets comiques liés à la dénonciation de la précarisation du marché du travail, c’est bien la bassesse des personnages qui fait le sel de la série. Aucun d’eux ne lèvera le petit doigt pour s’opposer au licenciement d’un ami, mais tous s’accorderont sur un hypocrite « ce sont toujours les meilleurs qui partent en premier » pour lui dire adieu. De même qu’ils se débarrasseront à la première occasion d’une collègue qui vient d’accoucher : « On n’allait pas ouvrir une crèche dans 9 m2 ! »

Dark Elevator est d’ores et déjà une web série à ne pas manquer. Ses trois auteurs en conservent les droits originaux et pensent d’ailleurs lui donner une suite.
Jean-Baptiste Daoulas pour Télérama le 2 août 2008





pierre aimar
Mercredi 6 Août 2008
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