Chapelle de Rompon © DR
Pour ce week-end, nous vous convions à un moment tout particulier !
En effet, de par l’unique œuvre au programme, le fameux Octuor pour cordes et vents de Franz SCHUBERT, œuvre magistrale et emblématique de ce début de XIXème siècle, ainsi que par l’effectif (qui dit Octuor, dit 8 musiciens !) qui emplira le chœur - le cœur - de notre petite chapelle.
Une équipe musicale, composée de musiciens amis ainsi que de piliers de nos concerts, s’est constituée pour vous offrir cette œuvre magnifique. (Musiciennes et musiciens dont vous pouvez découvrir les noms sur le programme joint).
J’écrivais œuvre magistrale car c’est l’un des chefs-d’œuvre des superlatifs de Schubert ! D’une durée de presque 1 heure, c’est l’œuvre de musique de chambre la plus longue que Schubert ait composée, et l’une des plus longues de la musique de chambre en général.
L’Octuor a été composé en mars 1824, très probablement commandée par le comte Ferdinand Troyer, clarinettiste amateur, mécène, et employé de l’Archiduc Rodolphe d’Autriche, à qui l’œuvre est dédiée. Il semble que le challenge à relever ait été de composer une grande sérénade sur le modèle du célèbre Septuor de Beethoven. On sait que Beethoven était l’idole des jeunes compositeurs, portant une ombre tutélaire parfois intimidante sur la nouvelle génération. Or Schubert relève le gant, acceptant d’offrir un « petit frère » au septuor de Beethoven. Et Schubert fera bien mieux que d’imiter son illustre aîné, car certes, s’il copie très exactement la forme globale - en six mêmes mouvements - choisie par Beethoven (le clin d’œil est évident !), et quasiment son instrumentation, il prend totalement à son compte cette nouvelle œuvre, avec une expression bien à lui, développant, modulant le discours librement et avec une ampleur presque symphonique par moment. Il ne se contente pas non plus d’une sérénade facile d’écoute, mais varie le ton, les atmosphères, nous emmenant tantôt très loin dans une méditation profonde et quasi céleste, tantôt dans un scherzo endiablé et joyeux, ou bien encore dans un estaminet viennois, quand ce n’est pas au cœur d’une menace orageuse inquiétante. Toute une palette expressive extraordinaire qui nous fera voyager dans le monde intérieur de Schubert.
Si l’on sait que Schubert se savait atteint d’une maladie qu’on ne parvenait pas à guérir à cette époque, et donc condamné à plus ou moins long terme, on ne peut être qu’admiratif de constater son incroyable puissance créatrice intacte, car en effet ces dernières années de vie verront naître une quantité impressionnante de chefs-d’œuvre de tout 1er plan, tels que le présent Octuor, la Sonate Arpeggione, la 9ème symphonie en ut, dite « la Grande », le 14ème quatuor à cordes dit « la Jeune Fille et la Mort », ou encore le cycle de lieder « le Voyage
d’Hiver ».
Bienvenue à nos concerts de Pentecôte, pour découvrir ou renouer avec cette grande œuvre et ce langage schubertien si expressif, et où toute l’équipe des bénévoles et des musiciens de l’Association de l’Offrande Musicale se réjouit de vous accueillir à la Chapelle du Vieux Rompon.
Michel Westphal, pour l’équipe de l’Offrande Musicale
En effet, de par l’unique œuvre au programme, le fameux Octuor pour cordes et vents de Franz SCHUBERT, œuvre magistrale et emblématique de ce début de XIXème siècle, ainsi que par l’effectif (qui dit Octuor, dit 8 musiciens !) qui emplira le chœur - le cœur - de notre petite chapelle.
Une équipe musicale, composée de musiciens amis ainsi que de piliers de nos concerts, s’est constituée pour vous offrir cette œuvre magnifique. (Musiciennes et musiciens dont vous pouvez découvrir les noms sur le programme joint).
J’écrivais œuvre magistrale car c’est l’un des chefs-d’œuvre des superlatifs de Schubert ! D’une durée de presque 1 heure, c’est l’œuvre de musique de chambre la plus longue que Schubert ait composée, et l’une des plus longues de la musique de chambre en général.
L’Octuor a été composé en mars 1824, très probablement commandée par le comte Ferdinand Troyer, clarinettiste amateur, mécène, et employé de l’Archiduc Rodolphe d’Autriche, à qui l’œuvre est dédiée. Il semble que le challenge à relever ait été de composer une grande sérénade sur le modèle du célèbre Septuor de Beethoven. On sait que Beethoven était l’idole des jeunes compositeurs, portant une ombre tutélaire parfois intimidante sur la nouvelle génération. Or Schubert relève le gant, acceptant d’offrir un « petit frère » au septuor de Beethoven. Et Schubert fera bien mieux que d’imiter son illustre aîné, car certes, s’il copie très exactement la forme globale - en six mêmes mouvements - choisie par Beethoven (le clin d’œil est évident !), et quasiment son instrumentation, il prend totalement à son compte cette nouvelle œuvre, avec une expression bien à lui, développant, modulant le discours librement et avec une ampleur presque symphonique par moment. Il ne se contente pas non plus d’une sérénade facile d’écoute, mais varie le ton, les atmosphères, nous emmenant tantôt très loin dans une méditation profonde et quasi céleste, tantôt dans un scherzo endiablé et joyeux, ou bien encore dans un estaminet viennois, quand ce n’est pas au cœur d’une menace orageuse inquiétante. Toute une palette expressive extraordinaire qui nous fera voyager dans le monde intérieur de Schubert.
Si l’on sait que Schubert se savait atteint d’une maladie qu’on ne parvenait pas à guérir à cette époque, et donc condamné à plus ou moins long terme, on ne peut être qu’admiratif de constater son incroyable puissance créatrice intacte, car en effet ces dernières années de vie verront naître une quantité impressionnante de chefs-d’œuvre de tout 1er plan, tels que le présent Octuor, la Sonate Arpeggione, la 9ème symphonie en ut, dite « la Grande », le 14ème quatuor à cordes dit « la Jeune Fille et la Mort », ou encore le cycle de lieder « le Voyage
d’Hiver ».
Bienvenue à nos concerts de Pentecôte, pour découvrir ou renouer avec cette grande œuvre et ce langage schubertien si expressif, et où toute l’équipe des bénévoles et des musiciens de l’Association de l’Offrande Musicale se réjouit de vous accueillir à la Chapelle du Vieux Rompon.
Michel Westphal, pour l’équipe de l’Offrande Musicale
Concerts de Pentecôte 2026
Dimanche 24 mai à 20h00 & Lundi 25 mai à 17h00
Marie SIROT et Yin SHEN, violons
Yukari SHIMANUKI, alto
Leonardo CAPEZZALI, violoncelle
Ivy WONG, contrebasse
Michel WESTPHAL, clarinette
Catherine PÉPIN, basson
Julia HEIRICH, cor
Programme
Franz SCHUBERT (1797 - 1828)
Octuor en Fa Majeur D. 803 [1824] pour deux violons, alto, violoncelle, contrebasse, clarinette, basson et cor
. Adagio - Allegro
. Adagio
. Scherzo
. Andante et variations
. Menuetto
. Andante molto - Allegro - Andante molto - Allegro molto
Entrée et participation libres. Merci de votre soutien à l’issue du concert
Marie SIROT et Yin SHEN, violons
Yukari SHIMANUKI, alto
Leonardo CAPEZZALI, violoncelle
Ivy WONG, contrebasse
Michel WESTPHAL, clarinette
Catherine PÉPIN, basson
Julia HEIRICH, cor
Programme
Franz SCHUBERT (1797 - 1828)
Octuor en Fa Majeur D. 803 [1824] pour deux violons, alto, violoncelle, contrebasse, clarinette, basson et cor
. Adagio - Allegro
. Adagio
. Scherzo
. Andante et variations
. Menuetto
. Andante molto - Allegro - Andante molto - Allegro molto
Entrée et participation libres. Merci de votre soutien à l’issue du concert


Rompon (07) – Association de l’Offrande Musicale : concert de Pentecôte, samedi 24 mai et dimanche 25 mai 2026
Monaco. 10 mai : Martin Helmchen, piano, Auditorium Rainier III - 13 mai : Aozhe Zhang, violon, Salle Garnier
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