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Sortir ici et ailleurs, magazine des arts et des spectacles

Membre du Syndicat de la Presse Culturelle et Scientifique (SPCS) et de la Fédération Nationale de la Presse Spécialisée (FNPS)


Programme du Jazz Club Etoile, Méridien Etoile Paris, mai-juin 2014

Depuis plus de 30 ans, le Jazz Club Etoile a accueilli à Paris les plus grands noms du Jazz. Aujourd’hui, sa programmation se diversifie et fait place à de nombreux talents de la Soul, du Jazz, du Funk ou de la World Music avec pour seuls mots d’ordre le credo du Club : "Heart. Beats. Passion."


MAI

Du jeudi 1er au samedi 3 mai
T.Bo & The B.Boppers
T.Bo Ripault (guitare, vocal), Yves Pedota (saxophone), Olivier Cantrelle (piano), Abdell "B.Bop" Bouyousfi (contrebasse), Bastien Cabezon (batterie).

À peine âgé de 20 ans, Thibault Ripault affiche déjà un pedigree de vieux briscard ! Il s’est révélé au sein de Jumpin’ At The Westside, un groupe de teenagers bordelais qui remporta le prix Jeunes talents de Cognac Blues Passions en 2010 et dont le premier album lui valut une invitation de la Blues Foundation à Memphis.
Lorsque Thibault devient T.Bo, c’est pour aborder un autre répertoire dans un autre environnement. Avec les B.Boppers, la tendance est au "swingin’ rhythm and blues" et singulièrement celui qui se pratiquait à La Nouvelle-Orléans dans les années 1950, sous l’égide de Fats Domino et de Dave Bartholomew.
Yves Pedota "honke" au saxophone, Abdell Bouyousfi slappe à la contrebasse, Olivier Cantrelle martèle les 88 touches du piano, tandis que les tambours de Bastien Cabezon insufflent une pulsation stimulante. Tous assemblent un bel écrin autour de leur jeune leader, T.Bo Ripault, qui s’inspire avec bonheur des grands guitaristes néo-orléanais comme Earl King, Guitar Slim et Smiley Lewis. Le vieux Corneille avait raison : aux âmes bien nées, la valeur n’attend pas le nombre des années !

Jeudi 8 mai
3 For Swing
Jacques Schneck (piano), Christophe Davot (chant, guitare), Enzo Mucci (contrebasse).

Jacques Schneck s’est particulièrement inspiré des pianistes à la main gauche affirmée, des plus traditionnels comme James P. Johnson, adepte du "stride", aux plus modernes comme Hank Jones, en s’arrêtant longuement sur ceux de la période swing comme Nat King Cole. C’est à ce dernier qu’il rendra notamment hommage avec la complicité de Christophe Davot, guitariste tout en finesse et chanteur suave que les fans de Pink Turtle connaissent bien, et d’Enzo Mucci, contrebassiste aussi à l’aise dans le boogie-woogie, le jazz manouche ou, comme ce soir, dans le style "cocktail blues" cher à King Cole. À consommer sans modération.

Vendredi 9 et samedi 10
Marc Thomas Quintet
Marc Thomas (chant, saxophone), Jean-Christophe Vilain (trombone), Guillaume Naud (orgue), Nicolas Peslier (guitare), Jean-Luc Arramy (contrebasse), Vincent Frade (batterie).

Marc Thomas ne fait jamais les choses à moitié. Et l’excellence est toujours en ligne de mire. Il débute le saxophone au C.I.M. en 1976 et remporte trois ans plus tard le concours de jazz de La Défense. Un exploit qu’il réédite en 1981 avec le groupe Bakea. Du jamais vu.
Lorsqu’il décide de chanter, il étudie auprès de l’élite et prend rapidement son envol. Il prouve que les meilleurs crooners ne sont pas forcément américains, ce dont peuvent témoigner tous ceux avec qui il partagea la scène. Notamment Sonny Rollins, Urban Sax, Henry Guédon, Lee Konitz, Houston Person, Emmanuel Bex, Daniel Huck… On l’entend aussi souvent au sein du big band de Claude Bolling, du groupe vocal 6 1/2 ou auprès de Claude Tissendier. C’est donc un privilège que d’accueillir au Jazz Club le chanteur et le saxophoniste entouré de musiciens complices des bons coups !

Jeudi 15 mai
California Rolls Group
Nicolas Peslier (guitare), Oscar Marchioni (orgue), Claude Braud (saxophone), Christophe Bras (batterie), Vincent Cordelette (percussions).

La musique californienne des seventies les a tellement marqués qu'ils ont décidé d'adopter le patronyme de California Rolls Group. C'est à cette musique dansante et sensuelle que cette brochette de musiciens, tous excellents solistes, a décidé de rendre un hommage particulièrement groovy. Et tout particulièrement à celle des (Jazz) Crusaders qui, sous l'impulsion de Joe Sample, Stix Hooper et Wilton Felder, ont su créer ce subtil mélange de jazz, de soul, de funk et de pop, particulièrement délectable.
Le Jazz Club les avait accueillis en trio, ils reviennent en quintet pour un plaisir décuplé !

Vendredi 16 et samedi 17 mai
Tony Chasseur & Mizikopéyi Big Band
Tony Chasseur (leader, chant), Thierry Vaton (claviers, direction musicale), Rody Céréyon (basse), Jean-Philippe Fanfant (batterie), Bago Balthazar (percussions), Christian Martinez, Patrice Lerech, Benjamin Belloir, Alain Rava (trompettes), Bernard Camoin, Michael Joussein et Philippe Henry (trombones), Frédéric Couderc, Pierre Desassis, Pierre Mimran, Thierry Farrugia, Olivier Defays (saxophones).

Mûri par toutes ses expériences musicales, cet éternel partenaire des plus grands artistes antillais (Sakiyo avec Mario Canonge, Malavoi, Grand Méchant Zouk) aborde un répertoire mêlant toutes les facettes de la musique caraïbe : biguines, mazurkas, zouk, kompa… Le tout fortement marqué par une sensibilité authentiquement jazzy. Cet artiste martiniquais propose un voyage musical à travers la variété (au sens varié du terme !) de son patrimoine culturel avec le renfort de son authentique big band comme on n'en fait plus qu'au Jazz Club!

Jeudi 22 mai
California Rolls Group
Nicolas Peslier (guitare), Oscar Marchioni (orgue), Claude Braud (saxophone), Christophe Bras (batterie), Vincent Cordelette (percussions).
La musique californienne des seventies les a tellement marqué qu'ils ont décidé d'adopter le patronyme de California Rolls Group. C'est à cette musique dansante et sensuelle que cette brochette de musiciens, tous excellents solistes, a décidé de rendre un hommage particulièrement groovy. Et tout particulièrement à celle des (Jazz) Crusaders qui, sous l'impulsion de Joe Sample, Stix Hooper et Wilton Felder, ont su créer ce subtil mélange de jazz, de soul, de funk et de pop, particulièrement délectable.
Le Jazz Club les avait accueillis en trio, ils reviennent en quintet pour un plaisir décuplé !

Vendredi 23 et samedi 24 mai
Paris Wonderband
Driss Fario, John Sombrun (chant), Mike Karagozian (claviers, chœurs), Rodolphe Millet, Vincent Payen, Julien Silvand (trompettes), Olivier Caron (trombone), Jean-Luc Pagni (trombone basse), Laurent Kremer (saxophone ténor, chœurs), Olivier Loudrain (saxophone ténor), Stéphane Bertin (guitare, chant), Eric Leroy (basse, chant), Eric Lafont (batterie, chœurs), Alain Douieb (percussions).

Tout commence par des rencontres imprévues, des affinités qui se révèlent, des complicités qui se nouent, des collaborations qui s’ébauchent et, au bout du compte, la découverte d’une passion commune pour la musique de Earth Wind & Fire, le groupe mythique des années 1970-80 qui a si bien su combiner soul, funk et dance music.
En 2004, quatorze musiciens et chanteurs se réunissent pour perpétuer l’esprit de EWF avec une rythmique solide et funky, des voix soul et généreuses, et une section de cuivres aussi puissante que précise. Qu’il se produise sur la grande scène de Jazz à Vienne ou dans le cadre intime du Jazz Club, Paris Wonderband atteint toujours son but : mettre du baume au cœur et donner des fourmis dans les jambes…

Du jeudi 29 au samedi 31 mai
The Jazz Runners
Sylvain Sourdeix (saxophone soprano et ténor), Philippe Petit (claviers), Gilles Renne guitare), Jean-Luc Lopez (batterie), Sidney Haddad (percussions).

L'élégance et l'exubérance du saxophoniste, l'énergie et le swing de l'organiste, l'éclectisme et la virtuosité du guitariste, la consistance et la précision du batteur, la rondeur et la puissance du percussionniste. Toutes ces qualités font des Jazz Runners un groupe « haut en couleur », tant par la forte personnalité de ses membres que par sa musique puissante et dense, aux parfums multiples : «EQUATORIAL» par la chaleur des percussions et les coloris des rythmes, «JAZZ» par les harmonies subtiles et les envolées inspirées des solistes, «GROOVE» par la constante force rythmique qui se dégage des morceaux.
Le répertoire des Jazz Runners, constitué uniquement de compositions originales, veut aller à l'essentiel : jouer une musique qui parle à tous et à l'énergie communicative. Pari tenu !

JUIN


Du jeudi 5 au samedi 7 juin
The Desktops Motown Revue
Maria Popkiewicz, Caroline Devismes, Luc Bertin (vocal), Jean-Luc Léonardon (chant, orgue B3), Cyril Barbessol (piano et Wurtlitzer), Claude Engel et Jean-Do Sallaberry (guitare), Laurent Cokelaere (basse), Manu Millot (batterie), Hervé Gourdikian (sax, flûte).

Les Desktops se sont fixés un objectif aussi simple qu’ambitieux : faire revivre le son des disques de la Motown, cette marque de Detroit dont les productions squattèrent les hit-parades durant toutes les années 1960-70 avec Marvin Gaye, Stevie Wonder, Junior Walker, les Four Tops, les Supremes, Martha & the Vandellas, The Temptations ou Gladys Knight. Ce sont leurs tubes que Desktops revisitent, mais aussi quelques œuvres moins connues et tout aussi admirables.
Plus de cinquante ans après les premières manifestations de cette folle aventure musicale, les pépites qu'elle a révélées sont toujours aussi brillantes. La preuve par les Desktops.

Rhoda Scott and Friends
Arrivée en France en 1967 pour approfondir ses études musicales, Rhoda Scott n’est plus repartie. Très vite adoptée par le public, elle devint une des rares artistes de jazz populaires dans notre pays, comme Sidney Bechet avant elle. Il faut dire que Rhoda Scott possède un talent qui la rend unique à l’orgue Hammond – un instrument qu’elle a popularisé en France – et dans tous les contextes : le jazz mais aussi le blues et le gospel. Grâce à son naturel, sa voix prodigieuse (car elle chante aussi !), ses commentaires savoureux, elle n’a pas à se forcer pour emporter l’adhésion du public.

Jeudi 12 juin
Rhoda Scott - Djangolized
Rhoda Scott (orgue), Aurore Voilqué (violon, chant), Siegfried "Ziggy" Mandacé (guitare), Julie Saury (batterie).

Rhoda Scott rendra un hommage tout à fait original au génie du jazz hexagonal, Django Reinhardt, creusant le sillon de l’album "Djangolized" d’Aurore Voilqué paru récemment. Rhoda y a prêté son talent et sa flamme et retrouvera avec plaisir les talentueux complices de cette aventure.

Vendredi 13 et samedi 14 juin
Rhoda Scott Quintet
Rhoda Scott (orgue), Philippe Chagne (saxophone), Carl Schlosser (saxophone, flûte), Nicolas Peslier (guitare), Lucien Dobat (batterie).

Après avoir rendu hommage à Django Reinhardt, Rhoda Scott retrouve des musiciens dont l’expérience n’a jamais entamé l’enthousiasme. Au premier rang desquels, Lucien Dobat, son batteur et complice de toujours, celui dont le jeu souligne, ponctue, dynamise, relance celui de sa partenaire préférée. Le saxophone de Philippe Chagne est aussi à l’aise au sein d’un big band que d’un quintette. Partout sa créativité et son sens du swing font merveille. Des qualités que peut aussi revendiquer Nicolas Peslier sur sa guitare aux subtiles inflexions. Quant à Carl Schlosser, il évoque et prolonge les grands maîtres du saxophone. Il est en outre l'un des grands – et rares – spécialistes de la flûte.

Du jeudi 19 au samedi 21 juin
The Show
Driss Farrio (chant), Philippe Sellam (saxophone), Sylvain Gontard (trompette), Romain Berguin (claviers), Gilles Coquard (basse), Fred Lopez (batterie).

Une rythmique amoureuse du groove, une section de cuivres qui ne s'arrête jamais, un chanteur qui transpire la funky music, c'est ça The Show. Une réunion de musiciens au pedigree long comme ça. Sur scène ou en studio, ils ont abordé tous les styles, mais c'est dans le jazz qui groove qu'ils se retrouvent pleinement. Une musique qui réclame précision et feeling – ce dont ils ne manquent pas – et ne serait pas aboutie sans une voix particulière, chaude et énergique à la fois. Nul doute qu'avec Driss Farrio, ils l'ont trouvée.

Du jeudi 26 au samedi 28 juin
Ellen Birath & The Swingin' Lovers
Ellen Birath (chant), Paddy Scherlock (trombone, chant les 26 et 27), Manuel Faivre (saxophone le 28), Michael O'Dougherty (saxophone), Thomas Ohresser (guitare), Marten Ingle (basse), Philippe Radin (batterie), Jean Philippe-Naeder (percussions).

Ellen Birath est suédoise, mais elle habite à Paris depuis quatre ans. Elle a été repérée par le chanteur et tromboniste Paddy Sherlock lors d'un concert dans un pub. Portée sur le devant de la scène, elle ne l'a plus quittée, multipliant les expériences et les rencontres, toujours placées sous le signe du swing et du partage. Son répertoire en perpétuelle évolution mélange intelligemment jazz de Broadway, rhythm and blues, standards des Beatles et même une reprise de The Cure !
Le charme de la voix d'Ellen Birath est accentué par sa présence scénique au naturel évident. Derrière elle, les Swingin' Lovers réunis par son mentor Paddy Sherlock, sont en embuscade pour corser un peu plus l'affaire ! À les voir jouer si complices, on a le sourire aux lèvres, les oreilles grandes ouvertes et une irrépressible envie de danser.

Pratique

Jazz Club Etoile
Hôtel Le Méridien Etoile
81, boulevard Gouvion Saint-Cyr – 75 017 Paris

3 SETS (21h30 / 22h30 – 22h45 / 23h45 – 00h00 / 01h00.)
Réservations Jazz Club Etoile : 01 40 68 30 42
Standard Le Méridien Etoile : 01 40 68 34 34
www.jazzclub-paris.com


Pierre Aimar
Samedi 12 Avril 2014
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