L’exposition Gonçalo Ivo - « Fenêtre sur l’Afrique » s’inscrit dans la pensée d’Édouard Glissant, poète et essayiste martiniquais, pour qui le musée de demain ne doit pas « récapituler » un récit clos, mais inventer sans cesse de nouveaux agencements et de nouvelles relations. Elle devient un espace de circulation des formes, où les peintures et sculptures de l’artiste brésilien dialoguent avec une sélection d’œuvres africaines issues de la collection de la Maison Gacha.
C’est un dialogue institutionnel inédit pour ce peintre né à Rio de Janeiro en 1958. Gonçalo Ivo déploie une abstraction nourrie de l’observation de la nature, de la musique dans toutes ses formes et des cultures rencontrées. Ses toiles et sculptures, mises en résonance avec les œuvres africaines, apparaissent comme des « œuvres-îles », fragments autonomes qui prennent tout leur sens dans un archipel de résonances. Le parcours évoque aussi la force de l’anthropophagie culturelle formulée par Oswald de Andrade : absorber l’autre, consciemment ou non, devient principe de création. Dans les ateliers d’Ivo, pigments, papiers et sons se superposent comme autant de plis, révélant une complexité intérieure.
Les correspondances explorées ne reposent pas sur de simples ressemblances formelles, mais sur des affinités sensibles : textiles kasaï du Congo, étoffes baoulé de Côte d’Ivoire, kenté du Togo ou calebasses bamiléké du Cameroun dialoguent ici avec des toiles contemporaines abstraites, des sculptures totémiques et des compositions géométriques. Présenter ces objets africains autrement permet parallèlement de repenser les catégories et la manière dont l’histoire de l’art a façonné notre regard sur ce patrimoine.
En déplaçant la lecture de l’œuvre d’Ivo vers une culture visuelle ouverte, l’exposition révèle l’artiste non seulement comme un « artiste pour artistes », mais aussi comme un artiste pour poètes. Dans un monde imprévisible, la poésie est nécessaire.
C’est un dialogue institutionnel inédit pour ce peintre né à Rio de Janeiro en 1958. Gonçalo Ivo déploie une abstraction nourrie de l’observation de la nature, de la musique dans toutes ses formes et des cultures rencontrées. Ses toiles et sculptures, mises en résonance avec les œuvres africaines, apparaissent comme des « œuvres-îles », fragments autonomes qui prennent tout leur sens dans un archipel de résonances. Le parcours évoque aussi la force de l’anthropophagie culturelle formulée par Oswald de Andrade : absorber l’autre, consciemment ou non, devient principe de création. Dans les ateliers d’Ivo, pigments, papiers et sons se superposent comme autant de plis, révélant une complexité intérieure.
Les correspondances explorées ne reposent pas sur de simples ressemblances formelles, mais sur des affinités sensibles : textiles kasaï du Congo, étoffes baoulé de Côte d’Ivoire, kenté du Togo ou calebasses bamiléké du Cameroun dialoguent ici avec des toiles contemporaines abstraites, des sculptures totémiques et des compositions géométriques. Présenter ces objets africains autrement permet parallèlement de repenser les catégories et la manière dont l’histoire de l’art a façonné notre regard sur ce patrimoine.
En déplaçant la lecture de l’œuvre d’Ivo vers une culture visuelle ouverte, l’exposition révèle l’artiste non seulement comme un « artiste pour artistes », mais aussi comme un artiste pour poètes. Dans un monde imprévisible, la poésie est nécessaire.
Info+
Maison Gacha
5 rue des Épinettes
75017 Paris
tél. 01 42 63 21 84
Exposition sur rendez-vous à event@espaceculturelgacha.org
Du mardi au samedi, de 11h à 18h
5 rue des Épinettes
75017 Paris
tél. 01 42 63 21 84
Exposition sur rendez-vous à event@espaceculturelgacha.org
Du mardi au samedi, de 11h à 18h
Gonçalo Ivo © DR


Paris, Maison Gacha : Gonçalo Ivo, « Fenêtre sur l’Afrique ». Du 20 mars au 9 juillet 2026

Lyon, Galerie Valérie Eymeric : Dominique Torrente, « Les coutures du temps » expo du 4 avril au 30 mai 2026
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