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Orchestre du festival de Budapest dirigé par Ivan Fischer avec Petra Lang, soprano. Concert salle Pleyel à Paris du 9 janvier 2010, par Michel Finck

Manifestement le snobisme parisien n’apprécie pas les orchestres non dotés d’un grand nom car la salle était pleine aux deux tiers ! Les absents ont eu bien tort car nous avons assisté à un très beau concert.


Petra Lang © Copyright 2004 petralang.org
Petra Lang © Copyright 2004 petralang.org
L’orchestre aux sonorités très pures avec des cordes fluides, des bois assez caractéristiques des orchestres d’Europe Centrale, des cuivres rutilants et justes. En plus ces jeunes musiciens sont heureux de jouer ensemble. Leur chef, qui nous est familier car nous l’avons entendu et vu diriger dans cette même salle, ainsi qu’à Lyon où il a dirigé l’Opéra, il y a quelques années, est à la fois très précis et d’une grande musicalité. Il accueille les bravos, je devrais dire les ovations (car nous avons fait du bruit pour tous ceux qui étaient absents !!), avec beaucoup d’humilité. Un peu comme Placido Domingo, on se demande s’il s’attendait à être applaudi. Leur interprétation de Siegfried Idyll est très poétique et on croit ne jamais l’avoir entendu.
Autre atmosphère dans les œuvres suivantes : assez de gravité dans les Wesendonck lieder et beaucoup de sensualité. Petra Lang prête son immense voix à ces chants offerts par Richard à Mathilde - épouse de son ami Wesendonck - pour un anniversaire, elle fait usage de sa technique sure pour, quand il le faut, donner des notes filées splendides.
Beaucoup de fantaisie dans Pétrouchka de Stravinski, où les thèmes du folklore russe voisinent avec la « jambe de bois » des comptines de notre enfance. Grande clarté de tous les pupitres et quel engagement dans les tutti !
Une grande soirée donc terminée par le généreux chef avec une œuvre du hongrois Dornanyi qui avait la vivacité d’une polka de J. Strauss avec des sonorités modernes.
mcfinck@yahoo.fr


pierre aimar
Samedi 23 Janvier 2010
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