Statue de Jean-Jacques Rousseau en costume arménien, 1779 Bronze à patine vert foncé, signé « Houdon.f.1779 » sur le côté droit de la terrasse Inscription devant « J-J Rousseau » 41 cm avec la terrasse (Coll.R.A.)
À la suite du déplacement du cardinal Jean-Marc Aveline, archevêque de Marseille, en Arménie en avril 2024, le musée de Notre-Dame de la Garde a choisi d’accueillir cette exposition. Elle retrace, ainsi que son catalogue, à travers une centaine d’objets, dont des manuscrits, objets liturgiques, tapisseries, médailles panégyriques, arts du feu…, provenant de collections privées, et montrés pour la plupart, pour la toute première fois, et mettent en lumière le processus de modernisation de la société arménienne du XVIe siècle au XIXe siècle.
Au début de cette époque, la société arménienne reste fortement imprégnée par l’héritage médiéval et le souvenir du royaume arménien de Cilicie, contemporain des croisades. Trois siècles plus tard, les Arméniens comptent parmi les sociétés les plus dynamiques du Moyen-Orient : ils se distinguent par une intense activité éditoriale et une ouverture croissante aux avancées scientifiques européennes.
Dès 1510, à la mort de la dernière reine en titre du royaume arménien, un négociant visionnaire s’intéresse à l’imprimerie à caractères mobiles. Moins de trois générations après J. Gutenberg, il publie les cinq premiers ouvrages en caractères arméniens. Ce geste fondateur est un tournant décisif pour les arméniens.
Il inaugure une période d’intense activité éditoriale. Au fil des décennies, des dizaines d’imprimeries voient le jour. Elles publient des milliers de livres, mêlant savoirs anciens et connaissances nouvelles : cartes des continents fondées sur les dernières projections, traités scientifiques, textes religieux ou œuvres littéraires.
Ces imprimés circulent largement à travers l’Eurasie, au rythme des déplacements et des implantations de la diaspora arménienne.
Au début de cette époque, la société arménienne reste fortement imprégnée par l’héritage médiéval et le souvenir du royaume arménien de Cilicie, contemporain des croisades. Trois siècles plus tard, les Arméniens comptent parmi les sociétés les plus dynamiques du Moyen-Orient : ils se distinguent par une intense activité éditoriale et une ouverture croissante aux avancées scientifiques européennes.
Dès 1510, à la mort de la dernière reine en titre du royaume arménien, un négociant visionnaire s’intéresse à l’imprimerie à caractères mobiles. Moins de trois générations après J. Gutenberg, il publie les cinq premiers ouvrages en caractères arméniens. Ce geste fondateur est un tournant décisif pour les arméniens.
Il inaugure une période d’intense activité éditoriale. Au fil des décennies, des dizaines d’imprimeries voient le jour. Elles publient des milliers de livres, mêlant savoirs anciens et connaissances nouvelles : cartes des continents fondées sur les dernières projections, traités scientifiques, textes religieux ou œuvres littéraires.
Ces imprimés circulent largement à travers l’Eurasie, au rythme des déplacements et des implantations de la diaspora arménienne.
Tétraévangile orné d’une reliure en cuir à inscriptions, 1690, Écriture : bolorgir, Composition : 300 folios (répartis en 23 cahiers, chacun comportant 12 à 14 feuillets)
Cette modernisation intellectuelle et culturelle s’appuie sur l’essor d’un puissant réseau de négociants internationaux, reliant la Chine impériale, les États indiens, la Perse safavide, la Russie des Romanov, l’Empire ottoman, ainsi que l’ensemble des pays européens. Ce réseau se structure autour du commerce des soies brutes, de perles, de pierres précieuses et devient un vecteur fondamental de diffusion des idées et des techniques. L’union sacrée de prélats éclairés et des négociants ayant accumulé quelques-unes des plus importantes fortunes du XVIIIe siècle permet non seulement la préservation d’un patrimoine ancien, mais aussi la production de nouvelles œuvres d’exception.
L’exposition met en perspective également l’influence de la société arménienne sur les Lumières en France, en particulier sur Jean-Jacques Rousseau, et plus largement sur l’imaginaire en Europe au XVIII e siècle.
L’exposition met en perspective également l’influence de la société arménienne sur les Lumières en France, en particulier sur Jean-Jacques Rousseau, et plus largement sur l’imaginaire en Europe au XVIII e siècle.
Info+
Musée Notre-Dame de la Garde
Rue du Fort du Sanctuaire
13006 Marseille
Tous les jours de 9h à 17h
Tarif : 3 euros, gratuit pour les moins de 12 ans
Visites guidées sur demande : [musée@notredamedelagarde.com]mail:musée@notredamedelagarde.com
Visites commentées de l’exposition, assurées par Roy Arakelian, Saténig Batwagan ou Maxime Yevadian : Mercredi 18 février, Samedi 21 février, Samedi 14 mars, Samedi 28 mars, Samedi 11 avril, Samedi 18 avril.
Horaires de visite : 11h-11h30/14h-14h30 /15h-15h30.
Réservation obligatoire : contact@sourcesdarmenie.com
Crédits photos : Hrair Hawk Khatcherian, Grégory Maillot, Roy Arakelian
Rue du Fort du Sanctuaire
13006 Marseille
Tous les jours de 9h à 17h
Tarif : 3 euros, gratuit pour les moins de 12 ans
Visites guidées sur demande : [musée@notredamedelagarde.com]mail:musée@notredamedelagarde.com
Visites commentées de l’exposition, assurées par Roy Arakelian, Saténig Batwagan ou Maxime Yevadian : Mercredi 18 février, Samedi 21 février, Samedi 14 mars, Samedi 28 mars, Samedi 11 avril, Samedi 18 avril.
Horaires de visite : 11h-11h30/14h-14h30 /15h-15h30.
Réservation obligatoire : contact@sourcesdarmenie.com
Crédits photos : Hrair Hawk Khatcherian, Grégory Maillot, Roy Arakelian


Marseille, Notre-Dame de la Garde : « Trésors arméniens, 1512-1828 ». Jusqu’au 1er mai 2026
Arles, Musée Réattu : Christian Lacroix dessinateur. 4 juillet – 4 octobre 2026
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