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Cycle de lectures par les Scènes d'Avignon et le Festival d'Avignon dans le cloître du Palais des Papes du 7 au 18 juillet 2024

PARTAGE.
C’est le maître mot de ce Souffle d’Avignon qui entame aujourd’hui sa 5ème édition.
PARTAGE, de notre amour des mots, des textes fraîchement écrits ...
PARTAGE entre les 6 théâtres permanents des Scènes d’Avignon et le Festival.
PARTAGE avec nos amis du collectif d’auteurs le Gueuloir et ceux d’ETC Caraïbes.
PARTAGE avec le public pour ce théâtre des premières fois, des découvertes, des urgences…
PARTAGE dans ce Palais des Papes qui a vu naître le Festival.
PARTAGE d’un acte poétique et sincère pour ce SOUFFLE qui chaque soir vient murmurer les drames et les beautés du monde.
Serge Barbuscia / président des Scènes d’Avignon


Cycle de lectures par les Scènes d'Avignon et le Festival d'Avignon dans le cloître du Palais des Papes du 7 au 18 juillet 2024

Dimanche 7 juillet / 18h30 / Festival d’Avignon
Flema
Une Patte retombe toujours sur ces Chattes. De et par Rébecca Chaillon
Il y avait les films d’horreur, voilà le poème dramatique d’angoisse. C’est une autofiction féministe félinisée et politique. Une lecture performance vidange cathartique et sale, écrite en 2020. Toi même tu sais. Le récit est noir comme l’autrice qui revisite le terme en y insérant sa créolité. « Sept nuits, sept insomnies, une femme coupée en deux et ses sept chattes. » Ça pourrait se résumer comme ça. À comment il faut parfois toucher le fond de la piscine remplie de déprime pour mieux rebondir. À comment le chaos peut devenir solide. À comment toutes les chattes ne se mangent pas. Rébecca Chaillon lit l’enfermement et les violences systémiques qui empêchent de fermer l’œil. Ça sent le pâté et les mots sont hantés d’humour, de sensualité et de mort pour mieux se réveiller du cauchemar de la réalité.

Tupamadre
De et par L. Etchart
Tupamadre mêle textes narratifs, poésies et archives. L. Etchart a grandi au milieu des souvenirs de luttes, de violence, de fascisme et d’espoir. Tupamadre comme putamadre ou Tupamaros. L. Etchart raconte qui était sa mère, par le prisme de sa mort à la suite d’un cancer : de miss locale aux braquages contre le pouvoir fasciste, de daronne à travailleuse et épouse, celle qui se construisait son monde dans les restes des espaces qui lui restaient.

Lundi 8 juillet / 18h30 / Le Gueuloir
Rencontres en Avignon autour des écritures scéniques Franco-Belgo-Luxembourgeoises
Mises en voix Franck Lemaire
Avec Romain Ravenel, Lou Dussaut, Denis Jarosinski, Ali Esmili, Laalia Viader, Maud Galet Lalande et Laure Roldan

Le garçon des étangs
de Denis Jaro

Dans une France totalitaire où la pensée libre est traquée, opprimée, emprisonnée, un adolescent réussit à échapper à l’arrestation arbitraire et violente de ses parents.

La chair quitte les os
de Paul Mathieu

Namibie, une femme Nama parle. Une des rares survivantes du camp de concentration de Shark Island que les Allemands avaient installé entre 1905 et 1907 sur une île en face de Lüderitz.

Terre-ville
de Maud Galet-Lalande

Ce sont des quartiers résidentiels bordés d’autoroutes, ce sont des zones commerciales toute proches, ce sont ces maisons mitoyennes à travers les murs desquels on capte des bribes de quotidiens dont on ne se préoccupe pas car il est de bon ton de se mêler de ses affaires. Terre-Ville, ce sont ces mères célibataires qui y élèvent seules leurs enfants au long de journées sans fin, des situations tellement banales et silencieuses qu’on finit par les trouver « normales ».

Mardi 9 juillet / 18h30 / Le Gueuloir
Rencontres en Avignon autour des écritures scéniques Franco-Belgo-Luxembourgeoises
Mises en voix Jean Boillot
Avec Massimo Riggi, Ali Esmili, Régis Laroche, Laure Roldan, Pauline Collet et Aude-Laurence Biver

Sous la dalle, un coquelicot
d'Aude-Laurence Biver

Basile, un ancien artiste de street-art qui a fait le choix d'un mode de vie alternatif, a élu domicile sur une parcelle de forêt. Il tente de mettre sur pied un projet de réhabilitation de la friche industrielle attenante. Un matin, il apprend que le terrain est convoité par des investisseurs qui projettent d'y construire un "parc d'activités commerciales.

Un héritage
de Ian De Toffoli

Un héritage raconte la lutte entre une femme et une entreprise de technologie américaine pour la sauvegarde d’une vieille ferme et du terrain agricole qui l’entoure, dont elle et sa fratrie ont hérité.

Vandalium
de Tullio Forgiarini

l'histoire hilarante et glaçante d'un briseur de système qui, dès sa plus tendre enfance, cherche à fuir son environnement traumatisant.

Jeudi 11 juillet / 18h30 / Théâtre du Balcon
65 Rue d’Aubagne
De Mathilde Aurier

Avec Lou Spath-Gansoinat, Marie Benati et Tchavdar Pentchev
Sous la direction de Jean-Baptiste Barbuscia
En collaboration avec les EAT

Le 05 Novembre 2018, deux immeubles s’effondrent à Marseille. Le 63 rue d’Aubagne, inhabité, tombe en premier. Dans sa chute, il emporte le 65 rue d’Aubagne, habité.
Nina est une survivante des effondrements. Sur son chemin elle croise Chiara, Gabriel, Sara, Ibrahim, Ziad et Marianne. 65 rue d’Aubagne est une immersion à plusieurs voix dans les évènements qui précèdent et succèdent ce drame intime, social et politique.Comment vivre, survivre, avec la Catastrophe ?

Vendredi 12 juillet / 18h30 / Théâtre du Chêne Noir
Cabaret Shakespeare - La Cour des Miracles
De Bastien Ossart

Avec Bastien Ossart, Iana-Serena de Freitas, Nicolas Quelquejay, Lydi Moreira, Nevedya (ou Louisa decq)
Sous la direction de Bastien Ossart

Dans la ville de Camerapolis, toute manifestation culturelle est bannie. Quiconque brave la sinistre loi est irrémédiablement mis au ban de la société. Seul le cabaret de La Cour des Miracles survit. À ses risques et périls. Ce cabaret est le seul lieu restant où l’homme parle à l’homme. Tout autour a été détruit, soumis à la loi du plus fort. Les hommes résistent encore et toujours. Ils viennent assister à ce spectacle cathartique, transcendant, qui honore l’homme, la vie, l’amour et condamne le tyran, l’égoïsme et la cupidité.
Dans un monde qui croule, réussira-t-on à relever ce qui reste de grand en l’homme?

Écrit en 2018, ce texte prévoyait, sans le savoir, certains des événements qui surviendront un an après.

Samedi 13 juillet / 18h30 / ETC Caraïbes
À travers la lecture d'extraits des trois derniers textes qu'il a accompagnés jusqu'à l'édition, ETC Caraïbe- Centre caribéen des dramaturgies contemporaines invite à la rencontre des nouvelles écritures théâtrales francophones de la Caraïbe.

La grande chambre
De Fabienne KANOR (Martinique) _ Caraïbéditions (2024)

Avec (distribution en cours)
Sous la direction de Arielle Bloesch

Dans une chambre d’hôtel sans allure ni horizon, Dorylia, Antillaise de France, reçoit son client, un immigré clandestin fraîchement débarqué du Sénégal. Mais ce n’est pas faire le sexe qui unira ces deux-là. A mesure-mesure que la nuit s’épaissit, l’un et l’autre se racontent. Dans cette pièce où s'interpellent les espaces (Afrique, Antilles, Europe) et les temporalités (hier, aujourd'hui), Fabienne Kanor bâtit une épopée contemporaine des mémoires afro-descendantes.

La petite fille que le soleil avait brûlée
De Andrise PIERRE (Haïti) - Edition Espace 34 (2023)

Avec (distribution en cours)
Sous la direction de Rita Ravier

Après sept années passées à l'étranger, la nièce de Yole revient dans son pays natal pour lui faire une demande très spéciale : porter sa robe de mariée le jour de son propre mariage. La découverte de la robe nuptiale tachée de sang et déchirée ouvre au récit de la vie de Yole.
Dans cette pièce, Andrise Pierre montre le visage d'une société haïtienne éminemment patriarcale, qu'il s'agit ici de combattr.

Mayolé Sang
De José JERNIDIER (Guadeloupe) - Caraïbéditions (2024)

Avec (distribution en cours)
Sous la direction de Arielle Bloesch

Roger va charger Ti Rony « son fils », d'une lourde mission : aller chez ce diable et redoutable Sylver pour lui dire que son papa veut le défier dans un « Mayolè sang », vendredi soir lors de la veillée de Philogène Ti Chapo sous le grand filao du lakou. Mais Rita, la mère de Ti Rony, va tout faire pour empêcher ce combat.
A partir d'une variation autour du “Mayolè”, art martial guadeloupéen pouvant autrefois aller jusqu'au dernier “sang”, José Jernidier interroge les masculinités antillaises.

Dimanche 14 juillet / 18h30 / Théâtre des Carmes André Benedetto
C’est pas parce qu’on a rien à dire qu’il faut fermer sa gueule
De et par Johana Giacardi


Inspiré par l’intimité des émissions de radio de nuit et l’énergie débordante des scènes ouvertes, la lecture nous invite à une sorte de veillée moderne dans laquelle il sera possible de tout dire !
“C'est pas parce-qu'on n'a rien à dire qu'il faut fermer sa gueule, je vais essayer de le prouver la première, ce n'est pas pour donner l'exemple mais un peu quand même. Moi, j'ai cru pendant longtemps que pour pouvoir prendre la parole il fallait être quelqu'un, que c'était réservé à une certaine élite, du coup comme j'avais besoin de parler bah je me suis demandé : Comment est-ce qu'on devient quelqu'un ? Est-ce qu'un jour je serai quelqu'un ? Sans comprendre qu'en fait j'étais déjà quelqu'un. Finalement j’ai choisi de ne pas attendre d'avoir trouvé ma place, pour parler de ma difficulté à la trouver.”

Lundi 15 juillet / 18h30 / Théâtre du Chien Qui Fume
Kassandra
De Sergio Blanco

Avec Clara Cirera et Nicolas Avinée
Sous la direction de Nicolas Avinée

Kassandra, princesse de Troie, se livre à nous en attendant le taxi qui la mènera vers l'oubli. A travers elle, c'est autant l'histoire d'une femme que celle du monde qui se représentent à nous. Incarnation d'une misère séculaire en proie à la violence du monde, la voici, cette princesse déchue qui a échangé les dieux grecques contre un poster de Bugs Bunny et un tatouage d'ABBA, ses symboles de liberté et d'espoir. Ici, elle nous raconte son histoire, sa famille, ses amours, la guerre, l'exil et réhabilite ainsi son propre mythe.
Ce texte émouvant, drôle et terrifiant de Sergio Blanco est une invitation à se rencontrer, s'aimer, à faire l'effort de se comprendre.

Mercredi 17 juillet / 18h30 / Théâtre des Halles
Des femmes qui nagent
De Pauline Peyrade

Avec Myrtille Bordier, Nolwenn Le Doth, Anna Pabst et Cyrielle Voguet
Sous la direction du Collectif le Bleu d’Armand

Marilyn Monroe, Romy Schneider, Barbara Loden, Chantal Akerman, Delphine Seyrig, Noaomi Kawase, Julia Ducournau, Karidja Touré, Sigourney Weaver, Leïla Kilani, Kelly Reichardt... Elles sont plus d’une centaine à traverser cet ambitieux projet d’écriture mené par Pauline Peyrade. Elles composent un portrait d’une femme aux mille facettes.
Hommage sororal aux actrices mythiques et aux réalisatrices de cinéma, Des femmes qui nagent nous renvoie le reflet de femmes puissantes et multiples, créatrices de leur vie autant que de leur art. Elles surgissent par associations, par fractures, pour brosser par touches un portrait pluriel, un parcours diffracté qui raconte les actrices et interroge leurs places dans nos imaginaires et dans nos fictions. (Pauline Peyrade)

Jeudi 18 juillet / 18h30 / Théâtre Transversal
Polywere
De Catherine Monin

Avecc Stéphane Czopek, Catherine Monin, Thierry Otin et Clément Tranchepain
Sous la direction de Cécile Arthus

Polywere est une sortie hors des coordonnées humaines qui conduira un homme à élargir sa perception du monde, questionner sa propre définition, se confronter à cette altérité qu'est la proximité animale.
Suite à un épisode de chasse où, enfant, il s'est senti faire corps avec la bête, Emmanuel cherche à expérimenter cette familiarité forte et singulière. Il va pousser loin la proximité avec l'animal jusqu'à être diagnostiqué thériantrope et interné. Il s'échappe de l'hôpital psychiatrique et se réfugie dans la forêt. Dans cette nature matricielle, il va déployer une nouvelle perception du temps, de l'espace, du langage et du corps ; cette plongée va pourtant lui révéler son humanité.

Infos pratiques

Entrée libre (dans la limite des places disponibles)
Réservations exclusivement par mail : scenesdavignon@gmail.com

Pour télécharger le programme complet , c'est ici...

Retrait des billets
Le retrait des billets se fait les soirs de représentation, au Palais des Papes, de 17h30 à 18h15.
Tout billet réservé et non retiré au plus tard 15 minutes avant le début de la représentation, sera de fait, annulé.

Pierre Aimar
Mis en ligne le Jeudi 20 Juin 2024 à 04:01 | Lu 178 fois

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