La saison culturelle se poursuivra avec trois temps forts : l’exposition Soleil noir, pétrole et art contemporain, qui abordera, à travers le pétrole, la question de l’œuvre d’art à l’ère du réchauffement climatique et de notre civilisation qui brûle — présentée du 9 octobre 2026 au 18 janvier 2027. Parallèlement à cette exposition sera présentée aux mêmes dates l'exposition François Morellet, pique-nique romain, à l’occasion du centenaire de la naissance de François Morellet (1926–2016). Enfin, la Villa Médicis présentera pendant trois mois Paysage (1909) de Francis Picabia au cœur de ses chambres historiques, en écho à l’exposition Picabia, Ouvrir les portes de la nuit au Palazzo Reale de Milan sous le commissariat d’Anne Berest Picabia, arrière petite-fille de l'artiste.
Villa Medici © Daniele Molajoli
6e Festival de Film de la Villa Médicis à la mémoire de Lili Hinstin. 16 septembre - 20 septembre 2026
Le Festival de Film de la Villa Médicis revient pour sa sixième édition avec plus de 40 projections en salle et en plein air, au croisement du cinéma et de l'art contemporain avec des films de Majid Al-Remaihi, Marwa Arsanios, Rosa Barba, Louidgi Beltrame, Maeve Brennan, Lukas Dhont, Koji Fukada, Amandine Gay, Gessica Généus, Beatrice Gibson, Arthur Harari, Radu Jude, Daria Kim, Mariia Lapidus, Phill Niblock, Romain Rampillon & Feda Wardak, Sanaz Sohrabi, Céline Sciamma, Lorenzo Silvestri, Alexandre Singh, Natalie Musteata, Aura Satz, Fanny Texier, Ana Vaz, Dean Wei… De nombreuses rencontres avec des cinéastes, artistes et critiques sont également au programme. Le jury du festival est composé de l'actrice, réalisatrice et productrice franco-iranienne Zar Amir Ebrahimi, de l'artiste et cinéaste italienne Rosa Barba, et du réalisateur et scénariste roumain Radu Jude.
Depuis sa création en 2021, le Festival de Film de la Villa Médicis explore les liens entre cinéma et art contemporain, avec une attention particulière portée aux nouvelles écritures filmiques. L’édition 2026 cultive son caractère défricheur en favorisant la rencontre entre des œuvres qui questionnent, bouleversent, détournent ou ré-enchantent notre rapport aux images.
Cette édition est dédiée à la mémoire de Lili Hinstin (1977-2026), femme de cinéma, programmatrice et directrice artistique de festivals qui a débuté son parcours à la Villa Médicis comme programmatrice cinéma de 2005 à 2010. Elle a ensuite dirigé le Festival Entrevues de Belfort, avant de prendre la direction artistique du Festival de Locarno de 2018 à 2020, puis celle de la programmation du Festival international du film de Biarritz Nouvelles Vagues à partir de 2023. En parallèle, elle a accompagné la création du Festival de Film dont elle était membre du comité de sélection et d’organisation jusqu'à sa disparition.
Depuis sa création en 2021, le Festival de Film de la Villa Médicis explore les liens entre cinéma et art contemporain, avec une attention particulière portée aux nouvelles écritures filmiques. L’édition 2026 cultive son caractère défricheur en favorisant la rencontre entre des œuvres qui questionnent, bouleversent, détournent ou ré-enchantent notre rapport aux images.
Cette édition est dédiée à la mémoire de Lili Hinstin (1977-2026), femme de cinéma, programmatrice et directrice artistique de festivals qui a débuté son parcours à la Villa Médicis comme programmatrice cinéma de 2005 à 2010. Elle a ensuite dirigé le Festival Entrevues de Belfort, avant de prendre la direction artistique du Festival de Locarno de 2018 à 2020, puis celle de la programmation du Festival international du film de Biarritz Nouvelles Vagues à partir de 2023. En parallèle, elle a accompagné la création du Festival de Film dont elle était membre du comité de sélection et d’organisation jusqu'à sa disparition.
Jessica Segall, Détail de l’œuvre Human Energy, 2023 © Jessica Segall
« Soleil noir, pétrole et art contemporain » - 9 octobre 2026 - 18 janvier 2027
Du 9 octobre 2026 au 18 janvier 2027, l’Académie de France à Rome – Villa Médicis présente l’exposition Soleil noir, pétrole et art contemporain, qui prolonge le cycle des éléments initié par la Villa Médicis en 2022. Après Histoires de pierres, inspirée par Roger Caillois, puis Le Chant des sirènes consacrée à l’eau, cette nouvelle exposition aborde, à travers le pétrole, la question de l’œuvre d’art à l’ère du réchauffement climatique et de notre civilisation qui brûle.
Plus spécifiquement, l’exposition questionne l’impact du pétrole sur les pratiques artistiques contemporaines et sur nos imaginaires refaçonnés par la modernité. Conçue comme une exploration des rapports entre art et pétrole, elle réunit des œuvres qui interrogent la manière dont l’industrie pétrolière a conditionné les rapports de pouvoir entre le Nord et le Sud sur la base de l’extraction des ressources naturelles, notamment dans la période postcoloniale.
De l’implantation des raffineries, des pipelines ou encore des plateformes offshore, en passant par les révolutions, coups d’état, chocs pétroliers et catastrophes climatiques, c’est toute une histoire visuelle et critique de la pétromodernité qui est suggérée par les artistes de l’exposition – de Robert Smithson, Nancy Holt ou Robert Rauschenberg à Monira Al Qadiri, Zina Saro-Wiwa ou Ana Alenso. Le pétrole y apparaît moins comme une simple ressource que comme une force active, un ensemble de flux matériels et symboliques traversant les œuvres ; voire un système cosmologique, une dramaturgie d’éléments naturels ou chimiques qui influent sur la politique, l’économie, l’urbanisme...
Plus spécifiquement, l’exposition questionne l’impact du pétrole sur les pratiques artistiques contemporaines et sur nos imaginaires refaçonnés par la modernité. Conçue comme une exploration des rapports entre art et pétrole, elle réunit des œuvres qui interrogent la manière dont l’industrie pétrolière a conditionné les rapports de pouvoir entre le Nord et le Sud sur la base de l’extraction des ressources naturelles, notamment dans la période postcoloniale.
De l’implantation des raffineries, des pipelines ou encore des plateformes offshore, en passant par les révolutions, coups d’état, chocs pétroliers et catastrophes climatiques, c’est toute une histoire visuelle et critique de la pétromodernité qui est suggérée par les artistes de l’exposition – de Robert Smithson, Nancy Holt ou Robert Rauschenberg à Monira Al Qadiri, Zina Saro-Wiwa ou Ana Alenso. Le pétrole y apparaît moins comme une simple ressource que comme une force active, un ensemble de flux matériels et symboliques traversant les œuvres ; voire un système cosmologique, une dramaturgie d’éléments naturels ou chimiques qui influent sur la politique, l’économie, l’urbanisme...
Image d’archive de l’installation Lamentable ø 8m20 bleu (2006) de François Morellet lors du festival Ouvert la nuit, Villa Médicis, Rome, 2017, © Daniele Molajoli
« François Morellet, pique-nique romain » - 9 octobre 2026 - 18 janvier 2027
Cet automne, à l’occasion du centenaire de la naissance de François Morellet (1926–2016), la Villa Médicis expose dans ses espaces patrimoniaux cinq œuvres du maître de l’abstraction géométrique. L’exposition, sous le commissariat d’Alessandro Gallicchio, directeur du Département d’histoire de l’art de l’Académie de France à Rome, s’inscrit dans le cadre du programme d’hommage national 100 × Morellet lancé à l’initiative du Centre Pompidou, de l’Estate et du Fonds de dotation Morellet, ainsi que du projet italien ∞François Morellet∞ Centenario in Italia 1926–2026.
Le tableau 40 lignes au hasard (2002) prend place dans la chambre des Muses, au cœur des appartements du cardinal Ferdinand de Médicis. Deux œuvres composées de tubes de néon, emblématiques de la pratique de l’artiste, sont quant à elles présentées dans le petit atelier Balthus ainsi que dans la loggia adjacente : Lamentable Ø 4m50 blanc (2006) et Triangle néons rouges interférents (1973). Enfin, dans l’atelier Balthus, les deux installations murales 3D concertant et 3D bandes décimées (2015) révèlent toute la force de son langage abstrait.
Le tableau 40 lignes au hasard (2002) prend place dans la chambre des Muses, au cœur des appartements du cardinal Ferdinand de Médicis. Deux œuvres composées de tubes de néon, emblématiques de la pratique de l’artiste, sont quant à elles présentées dans le petit atelier Balthus ainsi que dans la loggia adjacente : Lamentable Ø 4m50 blanc (2006) et Triangle néons rouges interférents (1973). Enfin, dans l’atelier Balthus, les deux installations murales 3D concertant et 3D bandes décimées (2015) révèlent toute la force de son langage abstrait.
Francis Picabia, Paysage, 1909, pastel © Antoine Bonfils pour Archives Famille Picabia.
Francis Picabia « Paysage » - 9 octobre 2026 - 18 janvier 2027
La Villa Médicis expose pendant trois mois Paysage (1909) de Francis Picabia au cœur de ses chambres historiques. L’œuvre est présentée en écho à l’exposition Picabia, Ouvrir les portes de la nuit au Palazzo Reale de Milan sous le commissariat d’Anne Berest Picabia. Ce prêt remarquable à la Villa Médicis met en lumière un tournant décisif dans l’histoire de l’art moderne : la transition de l’artiste vers l’abstraction naissante.
Après Le Citron (1880) d’Édouard Manet, présenté en 2024 dans la chambre des Éléments de la Villa Médicis grâce au prêt exceptionnel du musée d’Orsay à l’occasion du 150ᵉ anniversaire de l’impressionnisme, cet automne l’Académie de France à Rome accueille Paysage (1909) de Francis Picabia, à l’invitation d’Anne Berest Picabia, écrivaine, arrière-petite-fille de l’artiste et commissaire de la grande rétrospective italienne présentée en parallèle au Palazzo Reale de Milan.
Peintre et poète formé à l’École des Arts Décoratifs de Paris, Francis Picabia (Paris, 1879-1953) est l’une des figures artistiques les plus protéiformes du début du XXe siècle. Tout au long de sa vie, il traverse les courants majeurs de son époque — impressionnisme, cubisme, fauvisme, dadaïsme, abstraction — sans jamais se laisser enfermer, composant une œuvre polymorphe qui échappe à toute attribution unique. « Pour avoir des idées propres, il faut en changer comme de chemise », affirmait-il.
Après Le Citron (1880) d’Édouard Manet, présenté en 2024 dans la chambre des Éléments de la Villa Médicis grâce au prêt exceptionnel du musée d’Orsay à l’occasion du 150ᵉ anniversaire de l’impressionnisme, cet automne l’Académie de France à Rome accueille Paysage (1909) de Francis Picabia, à l’invitation d’Anne Berest Picabia, écrivaine, arrière-petite-fille de l’artiste et commissaire de la grande rétrospective italienne présentée en parallèle au Palazzo Reale de Milan.
Peintre et poète formé à l’École des Arts Décoratifs de Paris, Francis Picabia (Paris, 1879-1953) est l’une des figures artistiques les plus protéiformes du début du XXe siècle. Tout au long de sa vie, il traverse les courants majeurs de son époque — impressionnisme, cubisme, fauvisme, dadaïsme, abstraction — sans jamais se laisser enfermer, composant une œuvre polymorphe qui échappe à toute attribution unique. « Pour avoir des idées propres, il faut en changer comme de chemise », affirmait-il.
Info+
Académie de France à Rome – Villa Médicis
Viale della Trinità dei Monti, 1
00187 Rome
La Villa Médicis est accessible :
En métro : ligne A, arrêt Spagna.
En bus : minibus n°119, arrêt Trinità dei Monti.
En voiture : la Villa Médicis ne dispose pas de parking accessible au public.
Horaires
La Villa Médicis est ouverte au public du lundi au dimanche de 9h30 à 19h (dernière entrée à 18h30). Elle est fermée le mardi.
Viale della Trinità dei Monti, 1
00187 Rome
La Villa Médicis est accessible :
En métro : ligne A, arrêt Spagna.
En bus : minibus n°119, arrêt Trinità dei Monti.
En voiture : la Villa Médicis ne dispose pas de parking accessible au public.
Horaires
La Villa Médicis est ouverte au public du lundi au dimanche de 9h30 à 19h (dernière entrée à 18h30). Elle est fermée le mardi.


Actualités de la rentrée de l'Académie de France à Rome - Villa Médicis. Septembre 2026
« Les étoiles d’automne – Vaison Ventoux révèle ses talents » !. 26 septembre au 3 décembre 2026
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