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5 au 31 mars 2010. Behi Shamiri, peintre, exposition à F.A.E. Galerie l’Atelier à Boulogne (France)

Behi Shamiri est né à Téhéran en 1955. En 1970 il fait ses études au lycée des Beaux Arts de Téhéran ; diplômé, il obtient une bourse d’études qui lui permet de voyager, il part pour l’Italie continuer ses études à l’Académie des Beaux Arts de Pérouse.
Nous sommes en 1975, et de là il s’envole pour la France, il s’inscrit à l’Université de Paris VIII pour y étudier le cinéma et en même temps faire l’Ecole du Louvre, il se passionne pour l’image et la lumière, il veut devenir cameraman ou cadreur…


Behi Shamiri. Eucalyptus 195x145 cm
Behi Shamiri. Eucalyptus 195x145 cm
Cette passion pour l’image et la construction l’attire comme un aimant et lui révèle la lumière… Peindre, le mot est dit, l’intérêt pour la peinture ne le quittera plus. Il abandonne tout et rentre à l’Ecole Supérieure des Beaux Arts à Paris. Sa sensibilité le dirige vers une peinture réaliste, peindre devient pour lui le moyen idéal d’exprimer la lumière, elle sera sa quête, son graal, il voyage, et quelque soit l’endroit où il se trouve il peint, toujours à la recherche de cette émotion primitive et récurrente ; tout chez lui est prétexte à assouvir cette obsession qui le taraude, elle est sa raison de peindre, et l’on peut considérer
aujourd’hui que son oeuvre est une étude et un hommage perpétuels voués à la lumière.

Sa première exposition a lieu à la Galerie de la Maison des Beaux Arts à Paris en 1986.
Dans cette présente exposition, Behi SHAMIRI nous livre une oeuvre limpide, forte, dénuée de tout superflu, pas d’histoires, encore moins d’anecdotes, non, plutôt une peinture immobile dans laquelle trônent les arbres sentinelles, gardiens de cette implacable tranquillité.

Behi Shamiri. Catania 162x130 cm
Behi Shamiri. Catania 162x130 cm
Behi Shamiri, peintre, par Jean Paget
On pourrait éventuellement comparer (et modestement) l'itinéraire d'Ulysse à celui du peintre Shamiri: l'un et l'autre unis par le même voyage aux confins de la lumière qui présageait leur retour.
De là, dans l'oeuvre de Shamiri, l'alternance des landes sous le vent et des terrasses sous le soleil. Mais partout l'arbre est présent, témoin clef, navire immobile, dont la tranquillité de sentinelle et la force de
guetteur confirment le peintre dans sa vocation: la description d'un espace sans énigme, mais non sans angoisse mythique.
Sait-on d'où l'on vient, quelle obsession ou quel oubli vous domine, quelle prière ou quel phantasme, quel présage enfin naturel ?
C'est heureux, la tendresse et son intimité veillent au carrefour, antagonistes de tout autre voyage. Plus d'errance dès lors que l'atelier ou la maison existent et l'abondance rassurante de leurs signes.
La présence des objets secrète la douceur de leur essence et la certitude de son double, la mémoire. Aussi bien peut-elle suggérer l'image du Père gardien des rites.
C'est qu'au bout de l'introspection et de sa confidence picturale, surgit la lumière éternellement recommencée. Lumière qui se fait havre, repos, arène du peintre ou contre jour du poète.
Après que cette lumière a, chez Shamiri, longuement voyagé, la voilà déposée comme une icône dans le silence de l'ombre, regardant le réel avec les yeux dont Baudelaire disait qu'ils avaient sans doute été aimantés par un Ange très savant. Peut-être pour attirer la douceur des essences dont nous parlions, mêlées de clairs et d'obscurs conjugués. Le peintre n'a souvent pas d'autre vigilance.

Pratique

F.A.E. Galerie l’Atelier
92, avenue J.B. Clément
F - 92100 Boulogne
Tél/Fax : +33 (0)6 70 77 36 47 - Web : www.fae.fr :/ www.fae.fr /- Email : info@fae.fr


pierre aimar
Lundi 8 Février 2010
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