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11 au 27 mars, « Le Corps, singulier pluriel », exposition à la galerie Insula, Paris

« Le Corps, singulier pluriel » : Œuvres de Etienne Gros, peinture, Sophie Sainrapt, peinture, Stéphane Dauthuille, peinture, Jean-Philippe Pernot, photographie, Eloïse Van der Heyden, monotype.
11 au 27 mars 2010. 23 rue des Grands Augustins 75006 PARIS. Vernissage jeudi 11mars à partir de 18h30


Etienne GROS

Prise de contact Acrylique et papier sur toile 100 x 100 cm
Prise de contact Acrylique et papier sur toile 100 x 100 cm
Resserrer le plan sur l’essentiel pour mieux se rapprocher de l’humain. Entre matérialité et désir d’apesanteur, les corps peints par Etienne Gros semblent nous donner à toucher la substance même de l’être. « Je me rapproche comme avec un zoom, de ce corps fascinant. Je rentre presque en fusion charnelle avec mes papiers pour retrouver cette sensualité de l’humain ». Imprégnés de pigments au chromatisme subtil et éclatant, tannés par les grattages successifs, ces papiers deviennent matière vivante où vient s’incarner le langage puissant et voluptueux de la courbe et de la ligne. Tout se révèle alors.
Parcours
Etienne Gros est né à Saint-Dié en 1962. De 1981 à 1986, il étudie dans différentes écoles d’art, Beaux-Art d’Epinal, Beaux-arts de Versailles et il est diplômé de l’école des Beaux-arts de Paris où il fréquente les ateliers d’Iscan, d’Olivier Debré et de Vélicovic.
Il reçoit le Grand Prix Azart du salon Mac 2006.
Il vit et travaille à Clamart en Région parisienne.

Sophie Sainrapt

Chrysalide sépia, bleu - Technique mixte sur papier marouflé sur toile – Triptyque 126 x 165 cm
Chrysalide sépia, bleu - Technique mixte sur papier marouflé sur toile – Triptyque 126 x 165 cm
Le corps est au premier plan des tableaux de Sophie Sainrapt. Habillement, prétexte, décors sont absents de ses toiles. Le sujet est le corps, nu, exposé sans d’autre masque que celui de la couleur et du mouvement pictural, affirmé à grands traits énergiques. Une peinture qui puise son inspiration dans le désir, et trouve immédiatement de quoi séduire le spectateur…

Parcours
Née en 1960, vit et travaille à Paris. Après un DEA d’études politiques, se consacre depuis 1988 à la peinture, la sculpture et la gravure. En 2000, crée ArtSénat, exposition d’artistes contemporains à l’Orangerie du Sénat et dans le jardin du Luxembourg.

Jean-Philippe Pernot

Apparition 001, tirage1/6 contrecollé sur dibond 50 x 40 cm
Apparition 001, tirage1/6 contrecollé sur dibond 50 x 40 cm
« Le corps, tout ou partie, un corps en apparition/disparition », Jean-Philippe Pernot définit ainsi l’objet de son travail. Le photographe n’a pas capté un instant de vie du corps féminin, mais la superposition d’instants, effaçant les frontières entre présence et absence, nudité et habillement, immobilité et mouvement dans la série Apparitions ; dislocation et recomposition dans la série Strip-tease. Au-delà de la prouesse technique, l’approche sensible domine et attire, faisant de la peau des modèles l’élément protagoniste de la photo, définissant pour chaque apparition, une identité charnelle et sensuelle.

Parcours
Né en 1966, Jean-Philippe Pernot découvre la photographie et le film à l'âge de huit ans. Dès lors, il n'a de cesse d'expérimenter l'image fixe ou mouvante. Il explore le monde inlassablement : New York, Argentine, Le Caire, Alger, Londres... Le photographe aime écrire avec la lumière, il s'essaie à travers un large panorama des moyens de production de l'image, de la gomme bichromatée aux pixels.

Stéphane Dauthuille

Je suis désolé de la destruction du jardin - Diptyque 2 x 100 x 81 cm Gouache et cire sur papier marouflé sur toile
Je suis désolé de la destruction du jardin - Diptyque 2 x 100 x 81 cm Gouache et cire sur papier marouflé sur toile
« Mon travail récent s'inspire presque toujours des femmes, parce que l'éros est une excellente source d'énergie, parce que l'autre de l'homme est un mystère répété, et parce qu'elles réunissent la chair et la grâce. » La peinture de Stéphane Dauthuille se déploie dans le domaine de l’intime. Elle met en scène des corps qui se cachent ou se révèlent au regard, entre élégance et étrangeté, candeur et impudeur.

Un rébus, dans des compositions surprenantes. Des présences bizarres de personnages aux positions troublantes, des ailes d’anges à suspendre, un dossier de chaise, des jeux de mains, un visage reposant à l’envers, des jambes entremêlées, des seins voilés et dévoilés, une robe, et la toute puissance de la ligne qui côtoie l’éclat d’une tâche bleue, l’entrelacs de volutes de rouges, de bruns, d’ocres. On ne sait pas si cela nous mène vers le ciel ou vers des profondeurs inavouables.
C’est toute l’ambiguïté de la création de cet artiste qui s’est ouvert patiemment sa propre voie, inlassablement obstiné à faire surgir l’énergie qui l’habite. « La peinture, véhicule de l'énergie vitale, nourrit le vivant, en utilisant les mises en tension et le plein, le beau et le laid, le léger et le dense, le doux et le féroce, le clair et l'obscur. Je chasse là où se trouvent les paradoxes. Il y faut dans un même lieu et la chair et le ciel. Et alors ; que font-ils ? »
Stéphane Dauthuille travaille la transparence. Des papiers, peints de chaque côté à la gouache, marouflés sur toile, et passés à la cire d’abeille qui s’imprègne… Déjà énigmatiques par le trait, les personnages le deviennent par la couleur au brillant aléatoire, la matière à l’épaisseur irrégulière.
Cette beauté mystérieuse nous imprègne nous aussi, au point de laisser cet univers continuer à nous hanter longtemps après sa rencontre.

Eloïse Van der Heyden

Promesses Raiponces 4 Monotype encre sur papier japon, 140 x 90cm
Promesses Raiponces 4 Monotype encre sur papier japon, 140 x 90cm
L’empreinte, le souvenir et la promesse du corps, apparaissent dans les impressions de robes, réalisées par Eloïse van der Heyden. Son travail s’apparente à la lithographie, mais la pierre a été remplacée par l’étoffe, qui subit directement les effets d’encres et de dissolvants. Leur image surgit, alors même qu’elle semble disparaître.
« Mon projet ne se veut ni grandiloquent, ni sentimental, ni édifiant. Le choix de la gravure correspond à une expérience et un goût personnel. La gravure me fascine par ce qu’elle est à la fois une empreinte, l’inscription définitive d’une trace dans le monde et l’absence de cette empreinte, sa présence en creux, ou plutôt absente. Je voulais que mon travail sur l’altération de l’empreinte, sous l’effet de produits corrosifs, exprime cette dualité de l’outil et qu’elle en explore les significations. Je veux parler des liens qu’on tisse et qui se défont, de la séparation surtout. C'est pourquoi j'ai utilise des objets tissés, brodés, effilés... Chaque tissage d'un objet correspond au symbole d'un lien différent. Une façon de dire la relation de la mère à l’enfant, l’empreinte que l’on veut laisser et la disparition qui nous guette. »


pierre aimar
Vendredi 15 Janvier 2010
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