François Guye © DR
Violoncelle solo de l’Orchestre de la Suisse Romande à Genève durant de nombreuses années, il vient cet été nous offrir son interprétation des 3 premières suites pour violoncelle solo de J. S. Bach. Interprétation riche d’années d’approfondissement, et de les avoir interprétées à maintes et maintes reprises.
Les suites pour violoncelle seul ont été composées entre 1717 et 1723, alors que Bach est maître de chapelle à la cour du prince Leopold d’Anhalt-Köthen et dans une période plutôt heureuse de sa maturité (Il est alors trentenaire). Le prince est fin musicien et attentionné et Bach a toute latitude pour écrire de la musique instrumentale. Durant cette période, il écrira nombre de chefs-d’œuvre (sonates, partitas, suites, Clavier bien tempéré, les 6 concertos brandebourgeois,…).
De la même façon que lorsque l’on parle de « Klavier » chez Bach, cela peut être l’orgue, le clavecin ou bien encore le clavicorde, il existe le même type de doute sur l’instrument exact pour lequel ces suites ont été écrites. S’il est évident qu’il s’agit d’une basse de violon, accordée comme le violoncelle moderne, il se pourrait qu’il s’agisse d’un violoncello da spalla, ou Pomposa (muni de 5 cordes et qui pouvait être joué porté à l’épaule). Quoi qu’il en soit, il est fascinant de penser que Bach a composé ces pièces pour un instrument, qui a l’époque était cantonné à un rôle de soutien de l’architecture musicale, et que l’on n’aurait pas imaginé jouer seul. A-t-il eu une demande pressante de son violoncelliste ? Etait-ce le désir d’approfondir ses propres connaissances de la basse de son orchestre, d’en explorer toutes les possibilités expressives, techniques, voire contrapuntiques (nombreux accords) ? En tous cas, « coup d’essai, coup de maître », ces suites pour violoncelle seul sont aujourd’hui unanimement considérées comme des chefs-d’œuvre absolus, où la forme, l’équilibre, l’épure, et l’expressivité nous entrainent dans un univers onirique, le fil de la pensée même de Bach. Elles peuvent être vécues comme une véritable expérience méditative.
Sur le plan formel, Bach reprend le schéma classique de la suite de danses (issue de la suite de danses à la française), avec ses 4 danses « obligatoires » : Allemande, Courante, Sarabande et Gigue. Il y rajoute un prélude, ainsi qu’une « galanterie » double : menuet I et II, ou bourrée I et II (galanterie : terme de l’époque, ce qui équivaut à danse légère).
Il est frappant de noter que, bien que ces pièces soient simples en apparence - un seul instrument, la pensée musicale soutenue souvent par une seule voix, des pièces relativement courtes, des formes claires – Bach y tutoie des sommets musicaux sublimes : grandeur et force expressive, émotion, introspection, beauté et équilibre, …
Un très beau programme qui nous emmènera en même temps sur les plus hauts sommets et au plus profond de nous-mêmes !
Michel Westphal, pour l’équipe de l’Offrande Musicale
Les suites pour violoncelle seul ont été composées entre 1717 et 1723, alors que Bach est maître de chapelle à la cour du prince Leopold d’Anhalt-Köthen et dans une période plutôt heureuse de sa maturité (Il est alors trentenaire). Le prince est fin musicien et attentionné et Bach a toute latitude pour écrire de la musique instrumentale. Durant cette période, il écrira nombre de chefs-d’œuvre (sonates, partitas, suites, Clavier bien tempéré, les 6 concertos brandebourgeois,…).
De la même façon que lorsque l’on parle de « Klavier » chez Bach, cela peut être l’orgue, le clavecin ou bien encore le clavicorde, il existe le même type de doute sur l’instrument exact pour lequel ces suites ont été écrites. S’il est évident qu’il s’agit d’une basse de violon, accordée comme le violoncelle moderne, il se pourrait qu’il s’agisse d’un violoncello da spalla, ou Pomposa (muni de 5 cordes et qui pouvait être joué porté à l’épaule). Quoi qu’il en soit, il est fascinant de penser que Bach a composé ces pièces pour un instrument, qui a l’époque était cantonné à un rôle de soutien de l’architecture musicale, et que l’on n’aurait pas imaginé jouer seul. A-t-il eu une demande pressante de son violoncelliste ? Etait-ce le désir d’approfondir ses propres connaissances de la basse de son orchestre, d’en explorer toutes les possibilités expressives, techniques, voire contrapuntiques (nombreux accords) ? En tous cas, « coup d’essai, coup de maître », ces suites pour violoncelle seul sont aujourd’hui unanimement considérées comme des chefs-d’œuvre absolus, où la forme, l’équilibre, l’épure, et l’expressivité nous entrainent dans un univers onirique, le fil de la pensée même de Bach. Elles peuvent être vécues comme une véritable expérience méditative.
Sur le plan formel, Bach reprend le schéma classique de la suite de danses (issue de la suite de danses à la française), avec ses 4 danses « obligatoires » : Allemande, Courante, Sarabande et Gigue. Il y rajoute un prélude, ainsi qu’une « galanterie » double : menuet I et II, ou bourrée I et II (galanterie : terme de l’époque, ce qui équivaut à danse légère).
Il est frappant de noter que, bien que ces pièces soient simples en apparence - un seul instrument, la pensée musicale soutenue souvent par une seule voix, des pièces relativement courtes, des formes claires – Bach y tutoie des sommets musicaux sublimes : grandeur et force expressive, émotion, introspection, beauté et équilibre, …
Un très beau programme qui nous emmènera en même temps sur les plus hauts sommets et au plus profond de nous-mêmes !
Michel Westphal, pour l’équipe de l’Offrande Musicale
Programme
Johann Sebastian BACH
Suite pour violoncelle n°1 en Sol Majeur BWV 1007 [1717-1723]
. Prélude . Allemande . Courante . Sarabande . Menuet I & menuet II . Gigue
Suite pour violoncelle n°2 en ré mineur BWV 1008 [1717-1723]
. Prélude . Allemande . Courante . Sarabande . Menuet I & menuet II . Gigue
Suite pour violoncelle n°3 en Do Majeur BWV 1009 [1717-1723]
. Prélude . Allemande . Courante . Sarabande . Bourrée I & bourrée II . Gigue
Entrée et participation libres. Merci de votre soutien à l’issue du concert
Suite pour violoncelle n°1 en Sol Majeur BWV 1007 [1717-1723]
. Prélude . Allemande . Courante . Sarabande . Menuet I & menuet II . Gigue
Suite pour violoncelle n°2 en ré mineur BWV 1008 [1717-1723]
. Prélude . Allemande . Courante . Sarabande . Menuet I & menuet II . Gigue
Suite pour violoncelle n°3 en Do Majeur BWV 1009 [1717-1723]
. Prélude . Allemande . Courante . Sarabande . Bourrée I & bourrée II . Gigue
Entrée et participation libres. Merci de votre soutien à l’issue du concert


Rompon (07) – Association de l’Offrande Musicale : François Guye, violoncelle . 8 août 2026 à 20h00 - 9 août à 17h00
Adolf Reichel : Symphonies N°1 et N° 2. Premier enregistrement mondial. Étonnante découverte ! Schweizer Fonogramm
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