Nancy Graves, In Memory of My Feelings, 1988, 76 x 57 cm / Untitled 139 (Red Glitter), 1982, 113 x 69 cm © Nancy Graves Foundation
Née en 1939 à Pittsfield (Massachusetts) et décédée en 1995 à New York, Nancy Graves connaît la notoriété dès 1969, quand elle devient la plus jeune artiste et la cinquième femme à bénéficier d’un solo show au Whitney Museum. Elle se fait remarquer par d’immenses sculptures de chameaux mais pratiquera, simultanément tout au long de sa carrière, peintures, dessins, éditions, sculptures ou installations… montrant son intérêt pour la zoologie, la paléontologie, l’astronomie, la danse ou encore l’histoire de l’art et l’Antiquité. Les œuvres présentées ici s’échelonnent de 1977 à 1990, une période durant laquelle l’artiste incorpore, relit et réinterprète particulièrement ses sources, dans des couleurs vives et des matériaux très variés.
Nancy Graves ne s’est jamais cantonnée à un style, affirmant une liberté et un plaisir de l’expérimentation. Elle a pu épouser une tendance esthétiquement minimale, notamment dans ses dessins liés à la cosmologie et la géologie, ou conceptuelle dans ses films, puis s’est illustrée par une gestualité affirmée au début des années 1980 et collaborera avec Trisha Brown au milieu de la décennie. Des couleurs fortes et dynamiques créent alors les rythmes s’inscrivant dans la continuité de l’expressionnisme abstrait. C’est également à cette période qu’elle commence à intégrer à ses œuvres des images de l’histoire de l’art.
En 1979, invitée quelques mois en résidence à l’Académie Américaine de Rome, elle s’était plongée dans les plans architecturaux de chambres funéraires égyptiennes ou de ziggourats de l’époque pré-romaine, tout en visitant les musées et sites archéologiques de la ville éternelle.
Les années suivantes, elle voyage en Inde ou au Népal, découvre des sites incas, le Machu Picchu…
L’ensemble de ses sources, dialoguant avec sa connaissance de l’art moderne, notamment son admiration pour Henri Matisse ou Fernand Léger, vont peu à peu éclore dans une forme d’accumulation accompagnant l’élaboration de sa pensée.
Dans son loft de Soho, Nancy Graves constitua au fil des ans une vaste bibliothèque personnelle, qui cumula 2500 ouvrages, et travaillait directement avec des coupures de presse, photos, diagrammes, cartes, brochures, photocopies extraites de publications, journaux et catalogues. À propos de ces années 1980 et d’un post-modernisme dominant, elle affirmera dans une interview donnée à Thomas Padon en 1992, reproduite dans l’ouvrage Nancy Graves; Excavations in Print 1, que cette juxtaposition reflétait l’état du monde et la société dans lesquels elle vivait.
Nancy Graves ne s’est jamais cantonnée à un style, affirmant une liberté et un plaisir de l’expérimentation. Elle a pu épouser une tendance esthétiquement minimale, notamment dans ses dessins liés à la cosmologie et la géologie, ou conceptuelle dans ses films, puis s’est illustrée par une gestualité affirmée au début des années 1980 et collaborera avec Trisha Brown au milieu de la décennie. Des couleurs fortes et dynamiques créent alors les rythmes s’inscrivant dans la continuité de l’expressionnisme abstrait. C’est également à cette période qu’elle commence à intégrer à ses œuvres des images de l’histoire de l’art.
En 1979, invitée quelques mois en résidence à l’Académie Américaine de Rome, elle s’était plongée dans les plans architecturaux de chambres funéraires égyptiennes ou de ziggourats de l’époque pré-romaine, tout en visitant les musées et sites archéologiques de la ville éternelle.
Les années suivantes, elle voyage en Inde ou au Népal, découvre des sites incas, le Machu Picchu…
L’ensemble de ses sources, dialoguant avec sa connaissance de l’art moderne, notamment son admiration pour Henri Matisse ou Fernand Léger, vont peu à peu éclore dans une forme d’accumulation accompagnant l’élaboration de sa pensée.
Dans son loft de Soho, Nancy Graves constitua au fil des ans une vaste bibliothèque personnelle, qui cumula 2500 ouvrages, et travaillait directement avec des coupures de presse, photos, diagrammes, cartes, brochures, photocopies extraites de publications, journaux et catalogues. À propos de ces années 1980 et d’un post-modernisme dominant, elle affirmera dans une interview donnée à Thomas Padon en 1992, reproduite dans l’ouvrage Nancy Graves; Excavations in Print 1, que cette juxtaposition reflétait l’état du monde et la société dans lesquels elle vivait.
Nancy Graves, Permanent Tension, 1989, huile sur toile et aluminium anodisé, 102 x 117 cm © Nancy Graves Foundation Inc Licensed by ARS, New York, NY ©Pauline Assathiany Courtesy Ceysson & Bénétière
Info+
Nancy Graves
EVERYONE SCURRIES
21 mai - 20 juin 2026
Vernissage le jeudi 21 mai, à partir de 18h.
Galerie Ceysson & Bénétière
23, rue du Renard
75004 Paris
EVERYONE SCURRIES
21 mai - 20 juin 2026
Vernissage le jeudi 21 mai, à partir de 18h.
Galerie Ceysson & Bénétière
23, rue du Renard
75004 Paris


Paris, galerie Ceysson & Bénétière : « Nancy Graves. Everyone Scurries ». Du 21 mai au 20 juin 2026
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