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Marseille, Théâtre Toursky : Frédéric Zeitoun « en chanteur » le 26 janvier 2019

Un tour de chant décalé d’un artiste revenu de loin et de tout.


Un spectacle enchanteur qui pourrait bien s’avérer être le meilleur remède contre votre blues.
Zeitoun se nourrit de tout, « du sourire d'un fou, du soleil d'une voix ».
De l’humour, de la dérision, de la tendresse, de l’émotion.
Ne ratez sous aucun prétexte ce spectacle exceptionnel.

« Je suis allé le voir et ai découvert un spectacle formidable qui révèle un artiste complet… une véritable présence, une voix extrêmement envoûtante et juste… Il fait rire, il fait pleurer… deux qualités fondamentales pour un artiste… Et ses chansons sont d’une grande qualité… »
Hughes Auffray

Interview

Frédéric Zeitoun et Charles Aznavour  © Pierrick Bequet
Frédéric Zeitoun et Charles Aznavour © Pierrick Bequet
Je rencontre au Théâtre Toursky Frédéric Zeitoun et son guitariste Bruno Caviglia, pour une interview en toute simplicité.
Il joue avec les plus grands. Bruno Caviglia, qui l’accompagne en alternance avec Bruno Bongarçon et sera ce samedi 26 janvier à ses côtés, est une pointure dans le métier. Les deux, le chanteur et le musicien, sont faits du même moule : la modestie et le talent. A croire que le grand Maître de l’univers qui préside à nos destinées les as réunis sciemment pour notre plus grand plaisir.

Bruno Caviglia, Le Talent et la Modestie
« J’ai, dit Bruno, un simple rôle d’accompagnateur dans le spectacle. Tous les textes sont de Frédéric et certaines musiques. C’est Bruno Bongarçon qui a commencé. Après j’ai repris le flambeau. Avec Frédéric on a toutes les libertés qu’on veut mais on respecte la chanson. C’est une guitare et une voix. C’est un duo dans un sens où il y a un peu de comédie. Ce n’est pas figé. Pas que des chansons ! Il y a une mise en scène et de l’improvisation. Il parle au public puis il me parle, parfois on rajoute des trucs et des plaisanteries inattendues. Fred c’est vraiment devenu une histoire d’amitié. »
Sur scène il y a deux Bruno, de vrais frangins de cœur. J’ai fait d’autres spectacles avant, nous dit Frédéric Zeitoun, et ce n’est pas du tout faire insulte aux gens avec qui j’ai travaillé avant et avec lesquels je me suis très bien entendu. Mais là, que ce soit avec les deux Bruno ou avec Philippe qui de temps en temps remplace -et là on peut rendre hommage à Bruno Bongarçon car c’est lui qui a monté l’équipe, les gens par qui il se fait remplacer lui ressemblent et Bongarçon porte bien son nom. C’est difficile de ne pas s’entendre avec des gens gentils et qui jouent bien. Je crois que les gens voient ça aussi. On se marre bien sur scène, c’est de l’impro et quand on part en fou-rire, c’est fabuleux.

Frédéric Zeiton, Enchanteur
Quels adjectifs vais-je associer à Frédéric Zeitoun : discret, réservé, lumineux, élégant, brillant ? Tous à la fois. L’homme est accessible et il irradie de lumière, d’intelligence et de générosité. Dès le premier contact, il se donne, répond aux questions –sans-doute mille fois répétées- avec un enthousiasme et un plaisir non feints, comme si c’était la première fois. Cet homme ne ment pas, il est vrai. Je reçois son humanité en pleine face. Plus que tout, par sa sincérité, sa délicatesse, sa joie de vivre, son dynamisme, Frédéric Zeitoun est bouleversant. Et je vais repartir…. Enchantée.

Danielle Dufour-Verna : Vous êtes un grand spécialiste de la chanson française. Quelles sont les chansons qui vous ont le plus marqué ?
Frédéric Zeitoun : Aussi loin que remonte ma mémoire je n’ai pas du tout d’image mais le souvenir de radios populaires : Europe1, RTL. J’ai toujours été bercé par des chansons, il n’y avait pas beaucoup de musiques classiques à la maison, j’y suis venu beaucoup plus tard mais ma maman qui élevait ses enfants avait toujours la radio. Donc mes premiers souvenirs ce sont des chansons d’Henri Salvador, de Jo Dassin de Sacha Distel et un petit peu plus tard les gens qui m’ont vraiment donné envie d’écrire, deux trois vraiment principalement –je ne parle pas des pères fondateurs comme Brel, Brassens etc.- mais parmi ceux qui m’ont vraiment donné envie d’écrire il y a Nicolas Peyrac que j’avais été voir et qui m’avait gentiment reçu quand j’avais 14 ans en me disant travaille, il y avait Alain Souchon, parce que ce qu’il disait me touchait profondément ‘allo maman bobo’ l’album blanc d’Alain Souchon est un album que j’ai dû user jusqu’au fond du microsillon et Yves Duteil. Voilà une certaine tradition de la chanson française quand j’étais adolescent.
« On rentre dans la chanson par la musique, on y reste par les paroles »

Ddv Que privilégiez-vous, le texte, la musique, les deux ?
Frédéric Z. Une chanson c’est un tout. C’est vrai qu’en étant plus auteur, je fais plus attention au texte mais très honnêtement, il y a cette phrase de Brassens qui dit « On rentre dans la chanson par la musique on y reste par les paroles » à peu près. Je m’accroche plus aux mots évidemment, mais un texte sans musique c’est un texte orphelin.

Ddv Avez-vous des coups de cœur dans la scène musicale actuelle ?
Oui, il n’y a pas longtemps je suis allé, pour télématin, tourner un reportage sur une jeune artiste qui s’appelle Angèle. J’ai été bleuffé par la fille. Elle a 23 balais, elle a tout compris au film. Son papa était chanteur dans les années 90 un monsieur qui avait fait parler, un belge qui s’appelait Marka qui avait fait un titre qui s’appelait « Accouplés », une chanson totalement iconoclaste que j’avais adoré.

Ddv Connaissez-vous Cali ?
« J’adore Cali. Le ‘mec’ est à la hauteur de ce qu’il laisse entrevoir »
Frédéric Z. J’adore Cali. Je ne connaissais pas l’être humain, je connaissais l’artiste. C’est un feu-follet. J’ai eu l’occasion de le rencontrer il n’y a pas très longtemps sur l’album Ferré. Il avait joué ici au Toursky une semaine avant. C’est marrant, je lui ai dit, vous avez joué au Toursky la semaine dernière moi j’ai la chance d’y jouer bientôt. Il m’a dit ‘tu vas te régaler’ et pour une télé qui s’appelle télé mélody à laquelle je participe j’ai eu le temps de faire une heure d’entretien avec lui et vraiment j’ai été bouleversé par ce mec, son authenticité, ce qu’il dit, l’émotion. C’est rare, car on se connaissait pas plus que ça. Il m’a donné son téléphone en partant et je compte bien l’appeler. On s’est croisé à plusieurs reprises, il jouait au théâtre de la Gaîté Montparnasse quand je jouais mon précédent spectacle. Il jouait à 21h, je jouais à 19h. On s’est toujours croisé avec une sympathie dont on se disait qu’il fallait qu’un jour elle aille un peu plus loin et je l’espère car c’est vraiment quelqu’un que j’aime énormément. Le mec est à la hauteur de ce qu’il laisse entrevoir. C’est-à-dire qu’il y a des personnes qu’il est urgent de ne pas rencontrer. Lui franchement ce qu’il donne en interview, ce qu’il livre, il me bouleverse.

Ddv Pouvez-vous nous parler de Jacques Martin avec lequel vous avez aiguisé vos premières armes ?
« Jacques Martin a fait construire une rampe… de lancement »
Frédéric Z. Jacques Martin, c’est une de mes plus belles rencontres de ma vie professionnelle. Il y en a eu trois. Trois rencontres exceptionnelles. Jacques Martin qui m’a mis le pied à l’étrier. Gérard Davoust qui est mon éditeur et ami depuis des années et récemment Charles Aznavour qui a été une rencontre qui me porte encore. J’ai passé avec lui les quatre plus belles années professionnelles de ma vie. Ce mec était génial, un fou génial. Un cœur comme j’en ai rarement vu, d’une délicatesse à toute épreuve, capable de tout, de grandes envolées, de colères qui nous faisaient rire, on savait qu’il n’était pas méchant. Il a terminé une fois habillé en Stroumpf à l’avenue de Wagram. Il boudait. Il attendait que l’un de nous aille le chercher. On était mort de rire. Quand on parle de l’accessibilité et du regard des autres il avait décidé une fois pour toutes qu’on était douze et que je faisais partie de l’équipe. A l’Empire, pour aller de la salle au plateau il y avait trois marches et à chaque fois, c’était les pompiers qui me montaient. Au bout de la deuxième émission il y a la directrice de prod qui me dit ‘Votre fauteuil il fait combien de large ? J’ai dit 60 cm pourquoi ? Non non, Tb. J’arrive la semaine suivante, je vois un plan incliné mais de folie, un truc qui me rendait totalement autonome. Je vais voir Annick Vignes, et je lui dis ‘je voudrais vous remercier, c’est super adorable, c’est très délicat, ça me simplifie la vie et ça me permettait d’être comme les autres - on se changeait quinze fois dans l’après-midi -. Elle me dit ‘ Non ce n’est pas moi qu’il faut remercier, c’est lui. » Et lui qui était en train de se faire maquiller et avait tout entendu ne disait rien. Je vais le voir ‘Jacques je voudrais te remercier, c’est très gentil’ et il me répond « Tu vois j’ai toujours pensé que cette émission serait pour toi une rampe de lancement. » et il avait fait vraiment une rampe de lancement. Je vous en parle, j’ai la chair de poule encore. Un grand grand monsieur.

Ddv En vous voyant, on a l’impression que vous touchez les étoiles ! Comment y parvenez-vous ?
« J’ai beaucoup de chance dans la vie, beaucoup »
Frédéric Z. J’ai la chance de rencontrer des gens super quand vous êtes accompagné par un gus comme ça (il montre Bruno Caviglia, son guitariste), la vie est belle. J’ai l’impression que la vie est belle c’est tout. Je ne dis pas qu’on est chez les bisounours, elle n’a pas toujours été belle. C’est une façon de prendre la vie. J’ai la chance d’être aimé, j’ai la chance d’avoir une femme que j’aime, j’ai la chance d’avoir un petit garçon qui me porte, voilà. J’ai beaucoup de chance dans la vie, beaucoup.

Ddv Vous êtes un artiste, vous écrivez pour les plus grands, vous vous produisez sur scène. Le trac est-il toujours là ?
Frédéric Z. Toujours de plus en plus. Quand on n’est pas attendu, on y va. Mais quand on commence à avoir des gens qui vous suivent, qui mettent de l’argent sur vous, on ne veut pas décevoir,

Ddv La situation politique et sociale est actuellement en Europe et mondialement un problème brûlant. La place de la culture dans tout cela ?
« Depuis deux ans les subventions, c’est devenu peau de chagrin »
Frédéric Z. C’est difficile de ne pas être affecté par ce qu’on voit et ce qu’on entend. C’est très compliqué un domaine où les gens se privent pour donner à manger à leurs proches, c’est la culture. Ça devient de plus en plus difficile, il faut être de plus en plus performant. Pour que les gens viennent il faut juste ne pas mettre de prix prohibitifs. Quand on dit que les salles ne se remplissent pas il suffit parfois de baisser les prix. Et puis je pense qu’aujourd’hui la crise est telle qu’avant d’aller au théâtre ils donnent à manger à leurs enfants. Au niveau politique également, si vous prenez la liste des subventions sur les festivals depuis deux ans, c’est devenu peau de chagrin. Comme les pouvoirs publics ne donnent plus d’argent vous avez les organismes comme la SACEM ou autre qui ne peuvent pas reprendre le flambeau au même niveau. Donc on fractionne les aides. Il y a des festivals où l’organisateur met de sa poche à la fin du festival pour pouvoir continuer à exister. C’est un vrai problème. Aujourd’hui les fenêtres de tir pour se faire entendre quand on n’est pas connu, je ne sais pas où elles sont. On me dit qu’il y a internet, mais je crois que le seul moyen aujourd’hui pour se défendre c’est la scène encore faut-il trouver des lieux où se produire. Des premières parties il n’y en a quasiment plus ou alors ça veut dire bénévolat. Ok pour lui, mais les musiciens ne sont pas bénévoles.

Ddv L’histoire enchantée du Petit Juif à roulettes’ est une sorte de biographie en musique qui vous a permis de parler de la différence et du regard des autres. Ce regard a-t-il changé ?
« En France, aujourd’hui une personne à mobilité réduite a les mêmes devoirs que les autres, mais pas les mêmes droits »
Frédéric Z. Si je veux parler politiquement correct je dirais oui, oui. Bien évidemment le regard des gens a évolué entre l’époque où j’allais à l’école, où mes parents ont dû se battre à chaque passage de classe ou presque pour que je sois dans un collège, dans une école ou dans un lycée normal –je ne sais pas ce que veut dire ce mot là- en tout cas accessible à tout le monde. Oui bien sûr que les choses ont évolué, heureusement. Ce n’est pas le regard des autres qu’il faut changer car il est fonction avant toute chose de la ville. Tant que la cité au sens latin du terme ne sera pas accessible au plus grand nombre, tant que le regard ne sera pas banalisé, ça ne changera pas vraiment. Un mec en fauteuil à New York ou au Québec, ça fait rire, ça fait pleurer personne. C’est un mec en fauteuil qui se déplace et pourquoi on le regarde avec autant de banalisation, c’est parce que le métro est accessible, que les lieux publics sont accessibles, parce que dans une restaurant là-bas vous n’avez pas un nœud au ventre en vous disant ‘est-ce que c’est accessible, est-ce que si à un moment je dois aller aux toilettes –l’envie d’aller aux toilettes est quand-même partagée par le plus grand nombre- donc voilà, vous vous trouvez dans une situation où le regard est banalisé. Tant qu’on en restera au côté valeureux des choses ‘c’est bien cet établissement, il est bien, il s’est mis aux normes’, ce n’est pas qu’il est bien, ce devrait être une obligation. La liberté d’aller et de venir, c’est vraiment l’article 1 de la Constitution, l’article 1 de la déclaration des droits de l’homme. Or en France aujourd’hui, une personne à mobilité réduite a beaucoup de devoirs, les mêmes que tout le monde, elle paie des impôts et moi je suis très content de payer des impôts. J’en paie beaucoup et j’espère en payer plus l’année prochaine ça veut dire que je suis en bonne santé et que je vais travailler mais en revanche on n’a pas les mêmes droits, je suis désolé.

Ddv Parlez-nous de votre enfance. Ce regard lumineux, c’est grâce à elle ?
« J’ai eu la chance d’avoir des parents élégants et lumineux »
Frédéric Z. Je crois que j’ai eu la chance d’avoir des parents qui étaient élégants et lumineux. On n’avait pas d’argent à la maison mais on avait ce que je crois aujourd’hui est la clé de tout on a été aimé, mes deux grandes sœurs et moi-même on a été aimé, voilà. On a eu des parents qui avaient mis des valeurs au centre de tout : l’éducation, le savoir, apprendre, le travail. Ils nous ont toujours laissé faire, tout en nous encadrant bien sûr, ce qu’on avait envie de faire de nos vies. C’est vrai que lorsque je leur ai dit que je voulais écrire des chansons, ils m’ont pris un peu pour un fou. J’ai fait des études de droit ? histoire de les rassurer, ils ne m’ont jamais dit t’es fou de faire ça. Aie un vrai métier en parallèle car il faut toujours avoir un filet de sécurité, mais je ne me suis jamais servi de mes six années de juriste, jamais servi de mon diplôme d’avocat.

Ddv Vos Projets ?
« Avec Charles Aznavour, on a terminé le clip de présentation du duo trois semaines avant qu’il ne s’envole »
Frédéric Z. C’est déjà l’album de duos qui arrive le 22 mars prochain avec douze artistes : Charles Aznavour, Doc Gényco, Charles Aznavour, Yves Duteil, Linda Lemay, Marie-Paule Belle, la chorale Gospel de Reuil Malmaison, Enrico Macias, Manu Di Bango, Philippe Laville, Olde laf, Stéphane Sanseverino.
C’est une bonne partie des chansons que je fais sur scène. Avec soit les compositeurs qui en ont fait la musique, Michel Fugain est venu chanter, Marie-Paule Belle, Yves Duteil, Charles Aznavour qui nous a fait l’honneur de chanter une chanson dont il avait fait la musique. On a terminé le petit clip de présentation de cette chanson sur cet album exactement trois semaines avant qu’il ne s’envole. C’est plein d’émotions, je ne veux pas tomber dans une forme de mièvrerie mais il y a des moments dans la vie où on a l’impression de vivre ses rêves et c’est vrai qu’ayant baigné dans la chanson depuis tout petit, connaissant ces gens, aujourd’hui, chanter avec ces gens-là. Cet album je ne sais pas ce qu’il va donner, ce qu’il va faire, car avec la crise du disque on ne peut s’attendre à rien mais en tout cas je suis déjà heureux de l’avoir fait, le premier succès c’est de l’avoir mené à bien avec des gens que j’adore.
Ddv Connaissiez-vous le théâtre Toursky, ce théâtre particulier aux représentations exceptionnelles, cette maison où le spectateur n’est plus anonyme, avec Richard Martin, un directeur fraternel dont le théâtre est le reflet ?
Frédéric Z. Le problème, c’est qu’on met des comptables, des grands financiers à la tête des théâtres et on en fait des cliniques à spectacle, un théâtre doit être un lieu de rencontre de partage. Je trouve que Richard Martin a un peu le même profil qu’un Jean Bouquin à Paris qui sont vraiment des lieux de résidence, un type qui continue à défendre une politique envers tous.

Ddv Pour vous le bonheur qu’est-ce que c’est ? En deux mots
Frédéric Zeitoun : VIVRE, en un mot ! C’est déjà un bonheur, c’est déjà un luxe par les temps qui courent.

Frédéric Zeitoun, un artiste rare, un mec bien !!
Danielle Dufour-Verna

Pratique

Frédéric Zeitoun… En Chanteur
Samedi 26 janvier 2019 – 21h - Tarif Unique 10€
Théâtre Toursky
16, passage Léo Ferré
13003 Marseille
restaurant et parking
réservations : 04 91 02 58 35
www.toursky


Danielle Dufour-Verna
Lundi 14 Janvier 2019
Lu 300 fois


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