Il est des artistes dont la seule présence suffit à réchauffer l’atmosphère d’une salle. Hier soir, à La Ciotat, alors que le vent d’hiver léchait les parois du Théâtre de la Chaudronnerie, l’intérieur bouillonnait d’une humanité vibrante. Dans une salle comble, où les regards brillaient d’une impatience tendre, Louis Chedid a fait bien plus qu’un concert : il a ouvert les portes de son jardin intérieur.
Une voix et des musiciens d’exception
Dès que les premières notes s'élèvent, le public saisit l'ampleur du moment. La voix de Louis Chedid a entamé une mue magnifique. Elle est devenue ronde, chaude, presque boisée, habitée par une sérénité qui semble envelopper chaque spectateur d'une bienveillante protection.
Il ne voyage pas seul dans cette odyssée : il s'est entouré de musiciens extraordinaires, de véritables orfèvres capables de passer d'un murmure acoustique à un groove irrésistible avec une fluidité déconcertante. Ensemble, ils ont su alterner avec brio les tempos, oscillant entre des ballades suspendues et des rythmes solaires qui ont irrémédiablement fait chavirer la salle.
« Comme vous » : l’hymne à la fraternité
Le point d'orgue émotionnel fut sans nul doute l'interprétation de « Comme vous ». Dans ce titre, Chedid réalise un tour de force : il fait passer un message politique crucial avec une poésie et une légèreté qui en décuplent l'impact. Il y parle d'accueil, d'émigration, de ces bras ouverts qui devraient être la norme.
Ici, pas de slogans vindicatifs, mais une invitation à reconnaître l'autre comme un miroir de soi-même. La musique, teintée d'une connotation orientale subtile portée par une trompette aérienne, souligne ses racines et son universalité. Cette sonorité venue d'ailleurs, qui vient se fondre dans la chanson française, est le plus beau des plaidoyers pour le métissage culturel. C’est un message fort, délivré avec une élégance qui touche au sacré.
Une scénographie au service de l'onirisme
Le spectacle a été sublimé par une scénographie d'une grande finesse. Les jeux de lumières, tantôt tamisés pour les moments de confidence, tantôt éclatants lors des envolées rock, ont transformé la scène en un tableau vivant. Cette mise en espace a permis de souligner la dualité de l'album : une douceur nostalgique teintée de bonheur.
La salle de la Chaudronnerie, en folie, a vibré à l'unisson. Louis Chedid a transformé l'assemblée en un chœur géant, faisant chanter et danser toutes les générations confondues. L'alchimie a atteint son paroxysme lorsque l'artiste a revisité ses classiques : de l'ironie tendre de « T'as beau pas être beau » à la résonance toujours aussi nécessaire d’ « Anne ma sœur Anne ».
L’Album Rêveur, Rêveur : Un rempart contre le cynisme
L'analyse de ce nouvel opus révèle une œuvre d'une grande maturité. Musicalement, l'album est un bijou d'équilibre où l'épure des instruments acoustiques dialogue avec des arrangements modernes et ce souffle cuivré si particulier. Louis Chedid y prône une résistance par la tendresse, rappelant que le rêve n'est pas une fuite du réel, mais une manière de le réenchanter.
La Ciotat a chanté, la Ciotat a dansé, La Ciotat a envahi les travées. Avec ce nouveau concert, Louis Chedid nous offre bien plus qu'une performance : il nous a rendu un peu plus humains. Dans un monde souvent brutal, sa musique agit comme une caresse, et son concert à La Ciotat restera gravé comme un instant de grâce absolue, où la poésie a enfin eu le dernier mot. Dans ce magnifique théâtre où résonnent encore le marteau et l’enclume, le public avait envie, ce soir-là, de se donner la main.
Danielle Dufour-Verna
Une voix et des musiciens d’exception
Dès que les premières notes s'élèvent, le public saisit l'ampleur du moment. La voix de Louis Chedid a entamé une mue magnifique. Elle est devenue ronde, chaude, presque boisée, habitée par une sérénité qui semble envelopper chaque spectateur d'une bienveillante protection.
Il ne voyage pas seul dans cette odyssée : il s'est entouré de musiciens extraordinaires, de véritables orfèvres capables de passer d'un murmure acoustique à un groove irrésistible avec une fluidité déconcertante. Ensemble, ils ont su alterner avec brio les tempos, oscillant entre des ballades suspendues et des rythmes solaires qui ont irrémédiablement fait chavirer la salle.
« Comme vous » : l’hymne à la fraternité
Le point d'orgue émotionnel fut sans nul doute l'interprétation de « Comme vous ». Dans ce titre, Chedid réalise un tour de force : il fait passer un message politique crucial avec une poésie et une légèreté qui en décuplent l'impact. Il y parle d'accueil, d'émigration, de ces bras ouverts qui devraient être la norme.
Ici, pas de slogans vindicatifs, mais une invitation à reconnaître l'autre comme un miroir de soi-même. La musique, teintée d'une connotation orientale subtile portée par une trompette aérienne, souligne ses racines et son universalité. Cette sonorité venue d'ailleurs, qui vient se fondre dans la chanson française, est le plus beau des plaidoyers pour le métissage culturel. C’est un message fort, délivré avec une élégance qui touche au sacré.
Une scénographie au service de l'onirisme
Le spectacle a été sublimé par une scénographie d'une grande finesse. Les jeux de lumières, tantôt tamisés pour les moments de confidence, tantôt éclatants lors des envolées rock, ont transformé la scène en un tableau vivant. Cette mise en espace a permis de souligner la dualité de l'album : une douceur nostalgique teintée de bonheur.
La salle de la Chaudronnerie, en folie, a vibré à l'unisson. Louis Chedid a transformé l'assemblée en un chœur géant, faisant chanter et danser toutes les générations confondues. L'alchimie a atteint son paroxysme lorsque l'artiste a revisité ses classiques : de l'ironie tendre de « T'as beau pas être beau » à la résonance toujours aussi nécessaire d’ « Anne ma sœur Anne ».
L’Album Rêveur, Rêveur : Un rempart contre le cynisme
L'analyse de ce nouvel opus révèle une œuvre d'une grande maturité. Musicalement, l'album est un bijou d'équilibre où l'épure des instruments acoustiques dialogue avec des arrangements modernes et ce souffle cuivré si particulier. Louis Chedid y prône une résistance par la tendresse, rappelant que le rêve n'est pas une fuite du réel, mais une manière de le réenchanter.
La Ciotat a chanté, la Ciotat a dansé, La Ciotat a envahi les travées. Avec ce nouveau concert, Louis Chedid nous offre bien plus qu'une performance : il nous a rendu un peu plus humains. Dans un monde souvent brutal, sa musique agit comme une caresse, et son concert à La Ciotat restera gravé comme un instant de grâce absolue, où la poésie a enfin eu le dernier mot. Dans ce magnifique théâtre où résonnent encore le marteau et l’enclume, le public avait envie, ce soir-là, de se donner la main.
Danielle Dufour-Verna


La Ciotat. « On est tous faits de la même étoffe que les rêves » : La leçon d’humanité de Louis Chedid
Avignon, théâtre du Chêne Noir : « Songs of Oblivion » par Lonny & l’Ensemble Agamemnon. Dimanche 1er mars 26 à 17h
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