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Chapelle de Rompon (07), concerts le 25 juillet à 20 h et le 26 juillet à 17 h

Lors de ce week-end, nous désirons rendre un hommage musical à un grand ami des concerts de Rompon : le merveilleux flûtiste Robert Thuillier, disparu en décembre dernier.


Chapelle de Rompon © Offrande Musicale
Chapelle de Rompon © Offrande Musicale
En effet, il est à maintes reprises venu enchanter l’auditoire de Rompon par sa sonorité si riche et élégante, et son jeu si naturel. Sa dernière venue est récente, car il était encore parmi nous en juillet 2021, pour un magnifique concert flûte, violoncelle et piano.
Pour cet hommage, nous avons trouvé tout naturel de solliciter Loïc Schneider,1ère flûte solo de l’Orchestre de la Suisse Romande, qui avait noué avec Robert une complicité et une amitié très fortes. Loïc a accepté spontanément et nous a proposé de venir en compagnie de Florent Darcourt-Lezat, pianiste et partenaire privilégié.
Tous deux nous proposent un programme au cœur de la poésie romantique germanique, avec Franz Schubert et Robert Schumann dans un répertoire où l’on n’attendrait peut-être pas la flûte, car en effet il s’agit de transcriptions pour flûte et piano. En revanche nous pourrons apprécier la propension et l’agilité de la flûte à prendre tour à tour avec naturel, tel un caméléon, la couleur de voix et l’expression de l’arpeggione (sorte de violoncelle-guitare inventée au début du XIXème siècle), du hautbois ou encore du violon !
Que dire de la Sonate « Arpeggione » de Schubert sinon qu’elle est un chef d’œuvre absolu, et de plus, écrite pour un instrument « improbable », tout juste inventé et extrêmement difficile à jouer. Commandée à Schubert pour « vanter » les mérites du nouvel instrument, comment a-t-il pu s’immerger dans le monde sonore et organologique d’un instrument inconnu ? S’en approprier l’expression, le langage ? Et finalement de faire de ce coup d’essai un véritable coup de maître ? Cela laisse sans voix. En effet, comme je l’écrivais plus haut, cette sonate est un chef d’œuvre. Opus de la pleine maturité, Schubert y combine expression poétique d’une douce nostalgie, lyrisme extatique, ou encore virtuosité étourdissante explorant un ambitus phénoménal.

Les 3 Romances de Schumann, quant à elles, sont le cadeau de Noël 1949 que le compositeur, âgé de 39 ans, offre à son épouse Clara, excellente pianiste-concertiste et chambriste. Schumann, qui a exploré avec bonheur et succès le monde sonore de la sonate en duo avec piano et divers instruments (violoncelle, clarinette, cor, hautbois, …) y a trouvé un terrain où son imaginaire poétique peut se développer dans le dialogue entre deux sonorités qui se répondent. Ainsi il a créé des sortes de petits tableaux poétiques, de forme bien détectable, claire et limpide, où l’imagination de l’auditeur est invitée à vagabonder, planer ou voir des scénettes se jouer. C’est un pur régal que de se laisser prendre par la main et suivre le compositeur dans son monde onirique.

Retour auprès de Schubert, avec sa sonate en la mineur D 385. On sait que Schubert, outre le piano, maîtrisait également le violon et l’alto, qu’il avait notamment joués en famille dans sa prime jeunesse lorsqu’il écrivait ses premiers opus. Or, il n’a écrit que 6 pièces pour violon et piano. La présente sonate (jouée à la flûte, bien entendu) fait partie d’un groupe de trois écrites par un Schubert de 19 ans, en 1816. Ces sonates seront publiées plus tard, en 1836, sous le nom de sonatines par Anton Diabelli. Bien qu’encore marquée par l’influence de Mozart, la 2ème sonate en la mineur révèle bien déjà la personnalité de son auteur par un dialogue assez serré entre les deux instruments, par son mouvement lent tutoyant l’esprit du Lied, ou encore avec son Menuet doté d’une certaine originalité harmonique.

Michel Westphal, pour l’équipe de l’Offrande Musicale

« Hommage à Robert THUILLIER » - Samedi 25 juillet 2026 à 20h00 et dimanche 26 juillet à 17h00

Loïc SCHNEIDER, flûte
Florent DARCOURT-LEZAT, piano

Franz SCHUBERT (1797 - 1828)
Sonate Arpeggione en la mineur D.821 [1824]
Allegro moderato . Adagio . Allegretto

Robert SCHUMANN (1810 - 1856)
Trois Romances op.94 [1849]
Nicht schnell . Einfach, innig . Nicht schnell

Franz SCHUBERT
Sonate en la mineur op. 137 n°2 D.385 [1816]
. Allegro moderato
. Andante
. Menuetto : allegro
. Allegro

Entrée et participation libres. Merci de votre soutien à l’issue du concert

Michel Westphal
Mis en ligne le Vendredi 17 Juillet 2026 à 05:33 | Lu 42 fois
Michel Westphal

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