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Exposition La Commune. 1871, Paris capitale insurgée. A l’Hôtel de Ville de Paris, du 18 mars au 28 mai

Du 18 mars au 28 mai, l’Hôtel de Ville présente une exposition sur la Commune de Paris de 1871. Plus de 200 gravures, photographies, affiches et manuscrits illustrent les exaltants et dramatiques événements qui se sont déroulés dans la capitale il y 140 ans.


La Commune de Paris (1871). Vue de la place Vendôme © Parisienne de photographie
La Commune de Paris (1871). Vue de la place Vendôme © Parisienne de photographie
En 1872, Victor Hugo, opposant résolu au Second Empire, publie un recueil de poèmes relatant les événements depuis la déclaration de guerre à la Prusse (juillet 1870) jusqu’à la répression de la Commune (juin 1871) et l’intitule L’Année terrible. Ces douze mois sont en effet parmi les plus tragiques de l’histoire mouvementée de la France au xixe siècle.

Après avoir résisté pendant quatre mois à un siège militaire, Paris subit l’humiliation d’être occupé par l’armée allemande le 1er mars 1871. Le 18, la ville se soulève contre les décisions impopulaires de l’Assemblée nationale nouvellement élue et du gouvernement dirigé par Thiers qui décide de quitter la capitale pour s’établir à Versailles. Le Comité central de la garde nationale parisienne organise alors des élections pour la formation d’une Commune qui s’installe le 28 mars dans l’Hôtel de Ville pavoisé de drapeaux rouges, en présence d’une foule de dizaines de milliers de sympathisants.

Pendant ses quelque 60 jours de gouvernement, la Commune de Paris adopte de nombreux décrets. Certains sont d’effet immédiat (liquidation des termes dus par les locataires ; abolition du travail de nuit ; interdiction des retenues sur les salaires…), d’autres prennent date pour l’avenir (abolition de la conscription ; séparation de l’Église et de l’État ; instruction laïque, gratuite et obligatoire ; organisation du travail…). Des mesures symboliques sont exécutées, comme la démolition de la colonne Vendôme.
L’assemblée parisienne, reflet de toutes les tendances révolutionnaires, offre un profil exceptionnellement populaire et jeune. Parmi les élus se trouvent des figures illustres tels l’écrivain Jules Vallès ou le peintre Gustave Courbet. De nombreuses femmes, comme l’emblématique Louise Michel, s’engagent dans la lutte et de nombreux réfugiés étrangers combattent pour le mouvement communaliste. Mais l’inorganisation militaire et les dissensions qui éclatent parmi les dirigeants vont rapidement mettre fin à la généreuse utopie des premiers jours.

Les troupes versaillaises entrent dans Paris le 21 mai et reconquièrent la ville en se livrant à une impitoyable répression et à des exécutions sommaires qui causent la mort de près de 20 000 personnes. De sanglantes batailles de rues ont lieu autour des barricades élevées par les communards qui mettent le feu à plusieurs monuments (Hôtel de Ville, Tuileries…) dans l’espoir de retarder l’inexorable progression de l’armée régulière. Les derniers combats se déroulent dans le cimetière du Père-Lachaise le 27 mai, et s’achèvent à Belleville le 28. Des milliers de prisonniers sont alors emmenés à Versailles où ils vont attendre leur jugement dans des conditions de détention souvent effroyables.

L’exposition se déroule comme un parcours chronologique illustré et commenté à travers une iconographie variée par ses supports (photographies, affiches, gravures de la presse) et son contenu, objectif ou partisan. Elle se propose d’aider à la compréhension des événements – encore très présents dans la mémoire politique – qui ont eu lieu à Paris de mars à juin 1871 et dont l’Hôtel de Ville fut le théâtre principal. Les quelque 200 oeuvres et documents exposés, dont plusieurs manuscrits originaux, proviennent des collections municipales (Bibliothèque de l’Hôtel de Ville, Bibliothèque historique de la Ville de Paris, bibliothèque Marguerite-Durand, musée Carnavalet-Histoire de Paris).

La prise de Paris (mai 1871) L a barricade de la place Blanche défendue par des femmes © Parisienne de photographie
La prise de Paris (mai 1871) L a barricade de la place Blanche défendue par des femmes © Parisienne de photographie


Pratique
Du 18 mars au 28 mai 2011
Exposition gratuite à l’Hôtel de Ville
Entrée Salon d’accueil, 29 rue de Rivoli 75004 Paris
Tous les jours sauf dimanches et fêtes de 10 h à 19 h


Pierre Aimar
Mardi 15 Février 2011
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Commentaires articles

1.Posté par PrideOfVersailles le 23/04/2011 19:37
...et les exécutions sommaires faites par les "chers" communards, dont celle de l'archevêque de Paris?
oh mais bien sûr de ce côté là ils ont toujours, dans la vision marxiste, des circonstances atténuantes!
on sait ensuite où l'idéologie marxiste, qui plaît encore tant en France , a mené : au GOULAG!

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