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Entrée en Matière, dessin contemporain, à la galerie Insula, Paris, du 17 mars au 30 avril 2011

Au commencement était le dessin. La Galerie Insula ouvre en avant-première son nouvel espace d’exposition à Saint-Germain des Prés, avec une sélection d’artistes confirmés et de jeunes talents à découvrir vite. Pour chacun, le dessin se conjugue au présent en art majeur et autorise une infinité de champs d’exploration. Des traits de caractère qui ouvrent un espace à tous les collectionneurs.


Entrée en Matière, dessin contemporain, à la galerie Insula, Paris, du 17 mars au 30 avril 2011
Stéphane Dauthuille chasse là où se trouvent les paradoxes. Il y faut dans un même lieu et la chair et le ciel. Tension entre le vide et le plein, le beau et le laid, le léger et dense, le doux et le féroce, le clair et l’obscur.

Etienne Gros dessine avec de la fumée. Volutes et lignes donnent à voir la sensualité de l’humain, des corps qui s’élancent, s’enlacent, subtilement épidermiques, légers et forts comme la quête d’une beauté insaisissable.

Habillement, prétexte, décors sont absents des dessins de Sophie Sainrapt.
Le corps de la femme est au premier plan, exposé sans autre masque que celui de la couleur et du mouvement, affirmé à grands traits énergiques. Une oeuvre qui puise son inspiration dans le désir et l’affirmation jubilatoire de la vie.

Le dessin empreint d’élan lyrique d’Astrid de la Forest attire autant par le rythme des traits incisifs, denses et souples, que par les mouvements d’ensemble tracés dans une grande liberté de geste. Ses noirs lumineux et profonds scandent des paysages où vibre la poésie de l’essentiel.

Avec le pastel sec, Jérôme Festy révèle l'émotion immédiate du trait et la sensualité des formes. Rivages, vallées, ciels, ses paysages ne surgissent pas du lointain, ils nous invitent à nous immiscer dans l’intimité de l’instant suspendu.

Héloïse Guyard travaille par séries. Revenir à la forme originelle – le cercle, la ligne, l’ovale – la forme qui intègre la notion de temps, de rythme. Le temps passé inlassablement sur la feuille, celui de la graine qui germe. Tout est contraste : le motif qui crée une vibration et l’aplat de noir, le foisonnement des lignes et le vide épuré.

C’est la fascination du paysage qui anime Mathilde Le Cabellec. Elle le découpe, le fragmente, le morcelle pour mieux le recomposer, permettant à l’espace vide de sa feuille tantôt d’être le liant du dessin, tantôt de s’y imposer. Chaque dessin devient son théâtre imaginaire.

Patricia Eberlding explore la métamorphose à travers la réaction du papier aux applications successives du fer et de la cire. C’est la rouille qui dessine, traits puissants et fragiles qui confrontent éphémère et permanence.

Eloïse Van der Heyden célèbre dans ses dessins la finesse et la presque immatérialité de la chevelure. L’aventure du parcours oscillant de la tresse, symbole d’une attente de l’autre, mais d’une attente fertile, prolonge son travail sur l’empreinte. Saisissant les contours de ces promesses éternellement faites, l’artiste en montre la beauté et la fragilité.

Galerie INSULA
29 rue Mazarine
75006 PARIS
tel +33(0)6 07 74 96 57 ‐
[contact@galerie‐insula.com]mail:contact@galerie‐insula.com


Pierre Aimar
Dimanche 27 Février 2011
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