Sortir ici et ailleurs, magazine des arts et des spectacles

Membre du Syndicat de la Presse Culturelle et Scientifique (SPCS) et de la Fédération Nationale de la Presse Spécialisée (FNPS)




Victoria Klotz, Le ravissement des loups, au Centre d’art contemporain, Montélimar, du 6 novembre au 22 janvier 2012

Au Centre d’art contemporain, dans ce château empreint d’une histoire et d’une architecture prégnantes, l’artiste met en scène la narration d’un conte qui se déroulerait au sein d’un territoire sauvage où l’instinct animal de l’homme est suggéré, où la présence animale est figurée, où le prédateur semble guetter.


© DR
© DR
Le ravissement des loups, exposition qui concentre des pièces vidéos, sonores, et sculpturales dans le paradoxe d’un propos où le chasseur s’est assoupi, où le cerf s’est allongé, où, finalement le temps s’est suspendu dans une histoire où l’anthropologie, l’ethnologie et les sciences humaines sont autant de pistes d’exploration à la fabrication d’un imaginaire artistique.
Curieuse des sciences qui aident à définir l’humanité et l’animalité (biologie, ethnologie, zoo histoire, éthologie), Victoria Klotz questionne le rapport nature-culture et amène à revisiter l’équilibre ténu entre l’homme et son environnement.
Depuis une dizaine d’années, cette plasticienne fait l’expérience des territoires naturels. S’appuyant sur les ressources d’une aire, sa mémoire, sa population, s’imprégnant des milieux parcourus, elle imagine le paysage comme champ mental et met en exergue les éléments fondamentaux, identitaires, mythes et usages anciens, afin de convoquer le souvenir d’un réel oublié.
Avec un langage formel établi autour de scénarii, de dispositifs d’observation et d’écoute (installations in situ, films vidéo, bandes audio, photographies), Victoria Klotz explore la cohabitation entre l’être et son écosystème, questionne la sauvagerie, les comportements sociaux.
Oscillant entre primitivisme et exotisme, autour d’une ruralité retrouvée, d’une jungle fossilisée, elle développe un bestiaire contemporain singulier qu’elle stigmatise, sans ambages, dans des scènes de chasse, des animaux empaillés…

L’esthétique de Victoria Klotz joue sur les contrastes tant dans la symbolique, la métaphore, que dans la restitution matérielle, instaurant une dialectique des contraires (noir/blanc, inversion d’images, etc.), impulsant des repères nouveaux à apprivoiser, demandant une vigilance aiguë, quasi instinctive. Explorant les interactions entre patrimoine historique et création, Victoria Klotz s’éloigne autant d’une image romantique du paysage que de la vision idyllique du « mythe du bon sauvage » et, face aux questions sociétales, propose de nouvelles formes d’imaginaire singularisées par des productions hybrides.
« Quand chez d’autres, installations, performances, vidéos et photographies confinent à la griserie technologique, quand sciences et savoirs modernes folklorisent les attendus d’une rusticité dépossédée, Victoria Klotz elle, illustre à merveille qu’elle sait être artiste et dépositaire vigilante de la relation duelle, mais non moins réciproque, que nous entretenons avec notre environnement. » (extrait communiqué, Centre d’art du Parvis)

Pratique

Exposition du 6 novembre 2011 au 22 janvier 2012
Vernissage le samedi 5 novembre à 17h
Ouvert tous les jours sauf le mardi
9h30-12h00 / 14h00-18h00
Centre d’art contemporain
Château des Adhémar

26200 Montélimar - France
Tel +33 (0)4 75 00 62 30
chateau-adhemars@ladrome.fr


Pierre Aimar
Mercredi 2 Novembre 2011
Lu 628 fois


Nouveau commentaire :


Dans la même rubrique :
1 2 3 4 5 » ... 199





Inscription à la newsletter