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Miguel Chevalier, Paradis Artificiels, au Musée d’art moderne de Céret du 1er mars au 1er juin 2014

Miguel Chevalier, artiste français né au Mexique en 1959, s’est imposé sur la scène artistique internationale comme l’un des pionniers de l’art virtuel et du numérique. L’artiste utilise l’informatique et le pixel pour créer des univers imaginaires et évolutifs, qui se déploient le plus souvent en interaction avec le public.


Miguel Chevalier, 2009, Lilus Arythmeticus dit d’Euclide Graine virtuelle de la série « Fractal Flowers » © Adagp, Paris, 2014
Miguel Chevalier, 2009, Lilus Arythmeticus dit d’Euclide Graine virtuelle de la série « Fractal Flowers » © Adagp, Paris, 2014
La technologie la plus innovante n’exclut en rien l’approche artistique et poétique du monde. Elle est au service de l’imaginaire et ouvre de nouvelles perspectives, comme l’invention de la peinture à l’huile ou l’avènement de la photographie en d’autres temps.

L’exposition Paradis Artificiels explore - sur un mode poétique et métaphorique - la question du lien entre nature et artifice, qui aujourd’hui coexistent et s’enrichissent mutuellement. Selon une démarche initiée à la fin des années 90, qui prend appui sur l’observation du règne végétal et sa transposition imaginaire dans l’univers numérique, Miguel Chevalier est le créateur de plantes virtuelles, qui naissent, croissent, s’épanouissent et meurent en fonction de leur « code morphogénétique ». Ces fleurs nées de la germination de graines numériques et générées à l’infini par des logiciels s’épanouissent au sein de jardins imaginaires et apparaissent en projection sur des écrans. Le visiteur de l’exposition, dont le déplacement est saisi par des capteurs, induit mouvements et événements en ces jardins. Comme Alice passant de l’autre côté du miroir, il est alors transporté dans un univers magique, au sein d’une nature virtuelle démesurée et luxuriante…

Différentes installations permettent de réunir pour la première fois trois générations successives de graines et fleurs virtuelles : les Sur-Natures (2000/2014) dont les insolites ballets végétaux produisent une sensation d’impressionnisme numérique, les Fractal Flowers (2008/2014) fleurs géantes dont la géométrisation est poussée à l’extrême et qui établissent avec le visiteur une relation à la fois inquiétante et familière, enfin les Trans-Natures (2013/2014) présentées « in vitro » au sein d’une serre abritant une nature composée d’arborescences virtuelles en perpétuelle métamorphose.

Parallèlement à l’exposition, l’éditeur d’art Bernard Chauveau propose en édition limitée « Miguel Chevalier, Herbarius 2059 – 12 graines », composé de 12 flip books illustrant la germination de 12 graines, un livret de textes et une planche originale signée, dans un coffret en bois s’inscrivant dans la tradition des herbiers.

Informations pratiques

Musée d’art moderne de Céret
8, bd Maréchal-Joffre
BP 60413
66403 CERET
Tél. : 04 68 87 27 76

Ouvert tous les jours sauf le mardi de 10h à 18h.
Ouvert tous les jours de 10h à 18h à partir du 2 mai.
Fermeture le 1er mai.
Tarifs :
Plein tarif : 8 € - Tarif réduit : 6 € - Gratuit jusqu’à 12 ans.
www.musee-ceret.com ://


Pierre Aimar
Mercredi 12 Février 2014
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