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Ladislas Kijno, les grandes œuvres au Centre d'Art la Malmaison à Cannes du 17 décembre 2011 au 29 avril 2012

Ladislas est né en 1921 à Varsovie, de père polonais et de mère française. En 1925, sa famille s’installe en France, à Noeux-les-Mines (Pas-de-Calais) où il passera son enfance.


Kijno. Icône pour Giuseppe Verdi, 1991. Acrylique sur papier maroufl é sur toile, 81 x 65 cm © M. Bourguet © ADAGP, Paris 2011
Kijno. Icône pour Giuseppe Verdi, 1991. Acrylique sur papier maroufl é sur toile, 81 x 65 cm © M. Bourguet © ADAGP, Paris 2011
Très jeune, il dessine, il peint et après des études classiques et philosophiques à Arras et à Lille (1936-1946), interrompues par plusieurs séjours en sanatorium en Haute-Savoie (1942-1954), il décide à partir de 1948 de se consacrer exclusivement à la peinture. En 1949, à la demande du chanoine Devémy, il peint un tableau d’autel, La Cène, pour la crypte de l’église d’Assy. Dès cette époque, séjournant en Bretagne, puis à Antibes, il expérimente les papiers froissés et s’oriente progressivement vers des recherches sérielles fondées sur des formes premières.
De retour à Paris en 1954, il retrouve Germaine Richier, dont il fréquente l’atelier dès 1947. En 1958, il entreprend des vaporisations en peinture qui, avec le froissage, constitueront bientôt l’outillage principal de son écriture. Il s’initie à la sculpture, à la gravure, à la tapisserie et se préoccupe de l’intégration de l’art dans l’architecture et la société, avant de s’installer définitivement dans la région parisienne.
Depuis 1943, outre plusieurs réalisations monumentales, il a effectué plus de cent expositions personnelles en France et à l’étranger, dont une première rétrospective au musée des Beaux-Arts du Havre en 1971, tout en participant à maintes expositions collectives et à d’importantes manifestations internationales comme la Biennale de Venise où, en 1980, la salle centrale du pavillon française lui était réservée.
Représentée dans de grandes collections publiques et privées, son oeuvre a suscité des études de René de Solier, Jean Grenier, Jacques Damase, Henri Kréa, Raoul-Jean Moulin, Jean-Jacques Lévêque, Jean-Marie Dunoyer, Gilles Plazy, Carmelo Strano, Luigi Lambertini, Hélène Parmelin, Bernard Noël, Jean-Claude Hauc, André Parinaud, ainsi que de nombreux articles, des entretiens radiophoniques et des films de télévision, notamment avec Jean Bertho, Jacques Chancel, Michel Lancelot, Jacques Pfirrmann.
D’autres analyses ont été publiées dans le Dictionnaire universel de la peinture, Le Robert, Paris 1975 ; Focus, dictionnaire international des arts, Bordas, Paris 1975 ; Le Bénézit, Paris 1976 ; le Dictionnaire Larousse de la peinture, Paris 1980 ; de même que les ouvrages de Gérard Xuriguera : Regard sur la peinture contemporaine, Arted, Paris 1983, et Les Années cinquante, Arted, Paris 1984.
De multiples voyages l’ont conduit, principalement, à Madère, au Japon, en URSS, aux Etats-Unis, au Mexique, en RFA, en RDA, en Italie, en Grèce, en Egypte et en Chine, de mai à juin 1983, avec le peintre Chu Teh-Chun, invité de l’association des artistes chinois. Il vit et travaille à Saint-Germain-en-Laye (Yvelines) depuis 1974. La galerie Sapone le représente au niveau international.

Pratique

Centre d'Art la Malmaison à Cannes
Ouvert du mardi au dimanche de 10h à 13h et de 14h à 18h - fermé les lundis
Renseignements : 04 97 06 45 21
Tarif plein : 3,50 € et demi tarif 2,50 €


Pierre Aimar
Jeudi 1 Décembre 2011
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