Sortir ici et ailleurs, magazine des arts et des spectacles

Membre du Syndicat de la Presse Culturelle et Scientifique (SPCS) et de la Fédération Nationale de la Presse Spécialisée (FNPS)




Isa Melsheimer / Michael Raedecker

Michael Raedecker et Isa Melsheimer traitent de l’image, qu’elle se réfère directement à la vie sociale courante ou aux visions dérivées de la grande histoire de la peinture et pour ce faire, ils s’approprient une technique décalée : la broderie, plus habituellement lue comme témoignage de la culture populaire. Ce faisant, ils interrogent aussi telle part de beauté, voire de préciosité que l’œuvre d’art est supposée apporter.


Isa Melsheimer / Michael Raedecker
Le peintre Michael Raedecker, né en Hollande en 1963 et installé à Londres, revisite les genres traditionnels (natures mortes, paysages, ruines, fleurs) dans un traitement très fluide de la peinture, dans des camaïeux de gris, sur lesquels interviennent des rajouts brodés. Par ses sujets domestiques, Raedecker interroge la validité de la peinture à traiter du quotidien à l’époque actuelle en dehors d’images codées choisies sur internet. Cette exposition qui réunit une vingtaine d’oeuvres de ces cinq dernières années est la première présentation de cet artiste en France.
Pour Isa Melsheimer (Neuss-Düsseldorf, 1968), la broderie est aussi une technique de dessin. Très intéressée par l’architecture, Melsheimer développe une réflexion autour de l’espace à vivre tel qu’il a été identifié par l’architecture moderniste et se rencontre au quotidien dans les galeries marchandes, la maison, mais aussi les lieux intermédiaires utilisés par les sans-abris. Une partie de son travail est de créer grâce à la fragilité du fil et des tissus brodés, du verre, des espaces décalés au sein de l’architecture existante. Elle développe à Nîmes un projet spécifique à partir de la grille constitutive de l’architecture de Norman Foster.

Michael Raedecker

Né en Hollande en 1963 et depuis installé à Londres, Michael Raedecker revisite dans sa peinture les genres traditionnels : natures mortes, paysages, fleurs. Le traitement très fluide de la peinture, dans des camaïeux de gris, sur lesquels interviennent des rajouts de laine et de fil, désigne une figuration épuisée, mélancolique où abondent le thème de la ruine et les marques d’usure, en contraste avec les titres souvent provocateurs. Ces points très libres structurent la surface des œuvres comme les coulures et les touches. Par ses sujets domestiques repris de vieux catalogues, magazines ou de films, Raedecker interroge la validité de la peinture à traiter du quotidien à l’époque contemporaine en dehors d’images déjà codées choisies sur internet. Cette exposition qui réunit une vingtaine d’œuvres de ces cinq dernières années sera la première présentation de cet artiste en France.
L’exposition Raedecker est organisée en collaboration avec le Camden Arts Center de Londres et le Gemeentemuseum de La Haye.



info@carreartmusee.com
Lundi 8 Février 2010
Lu 1527 fois


Nouveau commentaire :


Dans la même rubrique :
1 2 3 4 5 » ... 199





Inscription à la newsletter