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Gérard Fromanger, L’écharpe d’Iris. Rétrospective 1955-2011, du 25 juin au 4 septembre 2011 au Musée Estrine à St Rémy de Provence

Le Musée Estrine, fidèle depuis sa création il y a plus de 20 ans à la Peinture, est heureux d’accueillir à sa cimaise l’oeuvre du grand artiste Gérard Fromanger. Placée sous les auspices de la déesse Iris, messagère des dieux, et de son écharpe arc-en-ciel, cette exposition retrace au travers d’une quarantaine d’oeuvres plus de 50 ans de peinture (1955-2011).


En Chine, à Hu-Xian, 1974, Huile sur toile, 200 x 300 cm. MNAM, Centre Georges Pompidou
En Chine, à Hu-Xian, 1974, Huile sur toile, 200 x 300 cm. MNAM, Centre Georges Pompidou
Né à Pontchartrain en 1939, Gérard Fromanger est, depuis les année soixante, une figure emblématique de la scène artistique française. Considéré comme un des pionniers de la nouvelle figuration pour contrer l’abstraction officielle, il est très vite rattaché au groupe de la figuration narrative dont il devient l’un des acteurs essentiels. La peinture ne donne plus seulement à voir, elle donne aussi à dire. Le ton est lancé : les peintres seront témoins de leurs temps, politisés au sens étymologique du terme de l’engagement dans la vie de la « cité ». Comme le dit le peintre lui-même « je suis dans le monde, pas devant ». La photographie, parangon du monde contemporain, deviendra une alliée pour élaborer une réalité picturale et donner un nouveau langage à la peinture : le « voir le voir » évoqué à son sujet par Bernard Ceysson.
Des amitiés électives nouées avec Christian Bernard, Jean-Luc Chalumeau, Gilles Deleuze, Michel Foucault, Alain Jouffroy, Félix Guattari, Michel Onfray, Jacques Prévert et Olivier Zahm participeront à la construction de cette peinture, en seront le support, la trame et aussi le sujet. Dans cette écriture du monde Fromanger déploie un langage à la fois abstrait et figuratif, où la couleur joue un rôle majeur. Elle est pour lui la vie, le mouvement, l’expression des passions et le moyen de transfigurer le réel en introduisant du temps, celui de la narration, dans l’espace plastique. Des récits se constituent, mélangeant des thématiques récurrentes comme la rue, le portrait, la silhouette, la peinture d’histoire, la poésie ou encore la photographie, qui donnent lieu à des séries Boulevard des Italiens, Le désir est partout, Tout est allumé, Sens dessus dessous ou plus récemment Bastilles. Séries qui elles-mêmes se répondent entre elles comme devenant à leur tour l’alphabet du peintre : son langage. Un oeuvre en rhizome, (cf série rhizomes peintures-café), à l’image du monde contemporain, sujet central de la peinture de Fromanger.
Les oeuvres de Gérard Fromanger sont conservées dans les plus grandes collections et son travail a fait l’objet de nombreuses rétrospectives internationales. Les dernières se sont déroulées dans les musées de Genève (MAMCO) en 2003, Dole et Lons-le-Saunier, La Seyne sur mer et Séoul en 2005, Luxembourg, Evreux, Louviers et Lyon en 2006, La Havane, Anglet et Eysines en 2007, Le Mans en 2008, Brasilia en 2009 et à Rio de Janeiro en 2009-2010.

Un catalogue accompagne cette exposition avec un texte de présentation de Bernard Blistène (Directeur du département du développement culturel et directeur artistique du Nouveau Festival au MNAM, Centre Georges Pompidou)

« Le peintre, si on le connaît, et surtout si on l’aime, peut vous cacher sa peinture comme l’arbre, la forêt. Gérard Fromanger est tout jeune et l’était d’avantage quand je l’ai rencontré. Il ne cachait pas ses toiles en se promenant devant, les commentant, il disait qu’il ferait mieux, plus tard, comme tant d’autres. Tout simplement, il ne les montrait pas et en parlait rarement. C’est un peintre comme ça, n’obéissant qu’à une nécessité secrète, exigeante mais heureuse et qui, un beau jour, vous invite à venir voir son atelier. Et ses toiles. » Jacques Prévert , Extrait de Gérard Fromanger, Derrière le miroir, 1965

« Les tableaux de Fromanger ne captent pas d’images ; ils ne les fixent pas ; ils les font passer. Ils les amènent, les attirent, leur ouvrent des passages, leur raccourcissent les voies, leur permettent de brûler les étapes et les lancent à tout vent. » Michel Foucault Extrait de La Peinture photogénique, in « le désir est partout », 1975

Renseignements pratiques :

Exposition du 25 juin au 4 septembre 2011
Musée Estrine
8, rue Estrine - 13210 Saint-Rémy-de-Provence
Tel : 04 90.92.34.72- Fax : 04.90.92.36.73
musee.estrine@orange.fr
www.musees-mediterranee.org
Ouvert tous les jours sauf le lundi
De 10h à 12h30 et de 14h à 19 h
Le mercredi de 10h à 19h
Groupes et visites guidées sur RDV.
Plein Tarif : 3,20€ - Tarif réduit : 2,30€


Pierre Aimar
Mercredi 22 Juin 2011
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Commentaires articles

1.Posté par Question urgente le 06/03/2013 12:25
Je cherche un de ses tableaux.
Il est orange, des gens sont dans la rue et marchent. Cela fait penser a quelque chose a quelqu'un ?
Merci.

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