Sortir ici et ailleurs, magazine des arts et des spectacles

Membre du Syndicat de la Presse Culturelle et Scientifique (SPCS) et de la Fédération Nationale de la Presse Spécialisée (FNPS)




Gérard Drouillet, Une joie de vivre, Musée Estrine à St Rémy de Provence, du 3 mars au 29 avril 2012

Gérard Drouillet, avec son inégalable humour et sa prodigieuse générosité, a voulu recréer pour nous ces jardins extraordinaires, ces fleurs enchanteresses ou ces animaux fantastiques, qui constituent de sa part un message spirituel d’une haute tenue, le témoignage évident d’une Joie de Vivre


Gérard Drouillet, Sans titre, 1999 Tempera sur toile, 300 x 200 cm Collection particulière
Gérard Drouillet, Sans titre, 1999 Tempera sur toile, 300 x 200 cm Collection particulière
« Notre ami Gérard Drouillet a pour toujours fermé ses yeux sur ce monde qu’il avait tant aimé, qu’il avait même construit et reconstruit dans ses dessins et ses peintures. Il emporte avec lui les secrets de ce profond mystère qui l’avait amené, des années durant, à créer puis à recréer encore des formes qui répondaient à son rêve et sans doute à ses peurs. Ce rêve il le vivait sans doute comme une réalité et il nous suggérait par la même que notre propre vision de la réalité puisse n’être qu’un rêve. Cette démarche spirituelle est celle du poète ou du philosophe, car la connaissance du réel, celle de la nature vraie des choses est une question fondamentale.
Sans doute Drouillet avait-il l’intuition que ce monde n’est pas le seul, et peut-être pas le plus réel. On peut croire qu’il nous invite maintenant à traverser le miroir, à le suivre dans ce monde onirique pour le retrouver et le considérer encore présent parmi nous comme véritable, mais d’une présence physique immatérielle. Il aimerait sans nul doute qu’on le reconnaisse avec étonnement dans ses tableaux comme lui-même avait été étonné en présence des formes et des images qu’il faisait naître peu à peu sur sa grande table de travail dans son atelier lumineux d’Eygalières.
Gérard Drouillet ne nous démontre-t-il pas ainsi de la meilleure manière que, comme l’écrivait André Malraux, « cet obscur acharnement des Hommes à recréer le monde n’est pas vain, puisque rien ne redevient présence au-delà de la mort, à l’exception des formes qui ont été recréées » ?
Ces jardins extraordinaires, ces fleurs enchanteresses ou ces animaux fantastiques qui nous remplissent de joie et parfois d’inquiétude que notre ami Drouillet, avec son inégalable humour et sa prodigieuse générosité, a voulu recréer pour nous, non seulement le rendent présent à nos yeux pour toujours, mais constituent aussi de sa part un message spirituel d’une haute tenue, le témoignage évident d’une Joie de Vivre qu’il a sans cesse entretenue et dont nous devons nous inspirer. Cet artiste fut un grand ami du musée. Il y a exposé à plusieurs reprises son travail et ses dons généreux ont enrichi nos collections. Nous avons voulu que cette exposition ait un aspect rétrospectif qui permette de souligner la belle fécondité de son imaginaire et sa puissance créatrice exceptionnelle. »
Philippe Latourelle Extrait du catalogue « Gérard Drouillet : Une joie de vivre »

Pratique

Musée Estrine
8, rue Estrine
13210 Saint-Rémy-de-Provence
Tel : 04 90.92.34.72- Fax : 04.90.92.36.73
musee.estrine@orange.fr
www.musees-mediterranee.org
Ouvert tous les jours sauf le lundi : 10h30 -12h30 et 14h -18h
Groupes et visites guidées sur RDV.
Plein Tarif : 3,20€ - Tarif réduit : 2,30€


Pierre Aimar
Jeudi 9 Février 2012
Lu 550 fois


Commentaires articles

1.Posté par MARCHAND le 05/04/2012 19:38
Hommage à Gérard le solaire, et derrière son ombre déjà pregnante, hommage à celle de Bernard Paul l'enchanteur, et à nos rencontres de l'Isle et chez les Gautier à Aix. Tous ces morts nous ramènent à nos prochaines finitudes. RIP.

Nouveau commentaire :


Dans la même rubrique :
1 2 3 4 5 » ... 199





Inscription à la newsletter